‹ Contribution à l'Étude de la Césarienne Transpéritonéale BasseChapitre 20 sur 40 · ENT IN · texte numérisé non relu

ENT IN

Les Indications de la Césarienne

Transpéritonéale Basse

= LES VICIATIONS PELVIENNES Nous n'avons pas l'intention de faire ici l'exposé oc) a - complet de la thérapeutique obstétricale dans les vicia- tions pelviennes, mais de montrer simplement ce qu’ on est en droit d'attendre de la césarienne basse transpé- se kr , ritonéale et le progrès qu’elle réalise sur les autres Le interventions antérieures, la césarienne classique en

particulier. :

Il n'est pas nécessaire, à l'heure actuelle, d insister

longuement sur la valeur des procédés d'extraction du fœtus par voies basses. ; depuis longtemps déjà, les tentatives de forceps au détroit supérieur, les versions | avec manœuvre de Champetier de Ribes sont condam-

nées.

É Le Professeur Pinard a définitivement réglé le sort sl dé la basiotripsie ; elle ne peut et doit servir qu'en

Dos AN

cas de mort du fœtus, encore faut-il qu’elle ne fasse pas courir à la femme un danger trop grand : utérus trop manifestement infecté, rétrécissement du bassin trop prononcé ; l'hystérectomie devrait alors lui être préférée, ou, dans certains cas, l'opération de Portes.

L'accouchement prématuré provoqué avait la grande vogue 1l y à vingt-cinq ans ; le pronostic maternel de cette intervention justifiait sa faveur ; on pouvait, en effet, évaluer la mortalité à 1 % : mais, outre une morbidité assez importante, on obtenait un pronostic fœtal franchement mauvais, oscillant autour de 95 % de mortalité. Les décès étaient dus et à la fragilité des fœtus nés avant terme, et, plus encore, aux manœuvres d'extraction nécessitées par l'inadaptation du bassin et de la tête fœtale, trop souvent impossible à évaluer exactement.

Nous nous rangeons à l'avis du Professeur Brindeau, qui, plus sévère que l'école de Lyon, réserve l'accouchement prématuré provoqué « aux multipares, à bassin peu touché, chez lesquelles un ou plusieurs accouchements antérieurs se sont terminés par la naissance d'enfants vivants, et qui semblent contenir dans leur utérus un fœtus volumineux, en ayant soin de ne Jamais provoquer le travail avant 8 mois CE

Restent alors les procédés chirurgicaux

Les pelvitomies ont eu des alternatives de succès et d’oubli ; actuellement, elles traversent pour le moins une période d'oubli : le nombre de leurs partisans diminue chaque jour ; ceux qui les prônaient encore en 1927, tels Rossier, Le Lorier, sont venus depuis à la

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pratique de la césarienne basse ; à mortalité au moins égale, elles ont l'avantage de ne pas laisser de cicatrice utérine, mais causent des hémorragies, des troubles urinaires sérieux, l’incontinence d'urine en particuker, et surtout, donnent un pronostic fœtal médiocre.. |

Voici, du reste, les statistiques de Menge (Archiv. für Gyn. 1918) :

PE

ù : Mort. |. Mort.

Pubiotomie Cas maternelle Foetale DORA 664 k,96 % 9,15 % Rômer 5: 300 9,077) 6,6 % Menge: .... 104 0 OT Symphyséotomie Franck... LATE 2,84 % 10 %

Le taux élevé de la mort fœtale est dû comme dans l'accouchement prématuré provoqué à ce que les opérateurs ont souvent dû terminer l'expulsion par des manœuvres de force fœticides.

II paraît inutile d’éterniser la discussion devant ces chiffres et, de suite, nous pouvons dire avec le Professeur Couvelaire que les pelvitomies ne doivent être pratiquées que chez des femmes non infectées, à dilatation complète, lorsqu'il n’éxiste qu’une disproportion légère entre la tête et le bassin ne nécessitant pas plus de trois à quatre centimètres d'écartement osseux, ‘et

que l’on est certain de ne pas devoir se servir d’un

forceps ou pratiquer une version : elles nt done

contre- indiquées chez la primipare, dont les parties

ni molles ne sont pas assez souples et élastiques. |) Éurvaleun comparative des césariennes, classique 7 A AN transpéritonéale basse, est dominée par la question des ne : cas purs et impurs ; nous l'étudierons séparément dans. À

ue chacune de ces. deux éventualités. AE

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