‹ Contribution à l'Étude de la Césarienne Transpéritonéale BasseChapitre 4 sur 40 · __ OPHTALMOLOGISTE DE L'HÔPITAL SAINT-SAUVEUR · texte numérisé non relu

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Plus que tout autre, il est: l'auteur de notre È formation médicale ; nous nil ’oublierons ' jamais avec quelle conscience, quelle ae bilité, il nous à préparé, malgré le mal Pnder te a nous lui avons parfois donné. Qu'il soit 42 2 certain de notre reconnaissance la plus se É HSE 2 LATE re

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> Les progrès de l'asepsie permirent, plus tard, à. Pinard, d’' affirmer que « l'embryotomie sur l'enfant - vivant avait vécu », mais, malheureusement, les acci- . Er ee dents d'infection péritonéale restaient menaçants foutes Re 52 fois qu "une infection des voies génitales, même | faible, comme celle due à des examens vaginaux, à des one d’ extraction du fœtus, était à redouter.

Ce crainte d infection péritonéale était l'instiga- ER des techniques. de césarienne extra- -péritonéale

ou à l'expérience, déçurent Les” espérances fondées sur elles.

Un nouveau Droccilé dérivé des césariennes extra- péritonéales, Ja césarienne transpéritonéale basse, fut __ étudié en Allemagne, et ne tarda pas à se répandre.

Cette technique, employée déjà depuis plus de vingt ans, a donné lieu à nombre de discussions parfois passionnées.

L'intérêt du sujet n’est pas encore épuisé, puisqu'il est à l’ordre du jour des travaux du Congrès exceptionnel de Gynécologie et d'Obstétrique, qui doit se tenir à Liége au mois de Juillet 1930.

Les publications ont été extrêmement nombreuses ; nous avons pensé qu'il était possible de se faire une opinion définitive sur les résultats et la valeur de cette méthode, et sur les conseils et avec l’aide de notre Maître, Monsieur le Professeur Paucot qui en est un partisan convaincu, nous avons entrepris une mise au point de la question en une manière que nous nous sommes appliqués à rendre toute objective, sans hésiter toutefois, à prendre nettement position dans la question.

Historique

Le Professeur Stoltz, de Strasbourg, est le véritable initiateur de la césarienne basse transpéritonéale, mais Franck, le premier, apportait, au Congrès de Lisbonne de 1906, à l'appui de travaux théoriques, sept observations de malades opérées avec succès selon la nouvelle technique: il ouvrait le péritoine de la grande cavité, incisait le repli vésico-utérin et suturait ensuité les deux feuillets péritonéaux pour rester en dehors de la grande cavité ; la méthode n'était done extra péritonéale que par artifice et pratiquement transpéritonéale.

Malgré les beaux résultats du procédé, peu d'auteurs

le pratiquèrent à sa suite.

Si Fromme, Veit, Baum, suivaient son exemple, à quelques détails de technique près, Sellheim reprenant en 1908 les travaux théoriques d'Oslander (1805), Jorg (1806), Physick (1822), Baudeloque neveu (1827), et les tentatives de Charles Bell (1840), Gaillard Thomas (1870), Skène, Charles Jewett, Himé, Edis, Dandridge et Taylor, Walter, R. Gillet (en tout treize cas avec sept décès), décrivait un procédé de césarienne basse extrapéritonéale, et Czyzewicz, Krem-

es

mer, Hofmeier, Bumm, Freund et la grosse maJorité des auteurs allemands l'imitaient

Devant les nombreuses difficultés opératoires de la

méthode : hémorragies, déchirures fréquentes du péritoine lors de son décollement, blessures de la vessie ou de l'un des urétères, et aussi la fréquence des suppurations pelviennes, il y renonçait bientôt, et, suivi par Rubeska, Pfannenstiel, Frantz revenait avec son deuxième procédé à la voie transpéritonéale. * Cependant, en 1909, Latzko, puis Dôderlem, Küstner, Gottschalk, Opitz, Schauta, Fuchs, Schneidler, Rosenfeld, déniant à la césarienne transpéritonéale basse toute valeur quant à:la protection du péritoine contre l'infection, préconisaient avec quelques variations de technique la césarienne extrapéritonéale.

L'échec de leurs méthodes, quand on voulut ‘les appliquer aux cas infectés, fit naître la fistule utéropariétale de Sellheim.

En France, aux procédés supra-symphysairés, on opposait soit la césarienne haute prophylactique (Bar), soit même la césarienne haute tardive (Lepage) ; Lemoussu en réunissait en 1908, 88 observations avec un décès, encore celui-ci était-il accidentel ; Brindeau, Vanyverts, Grosse, rapportaient d’autres cas favorables, et si Bué avait un décès, Mouchotte présentait 14 cas de guérisons, Pérodon 5 et enfin le Lorier 19, sans qu'aucun d'eux perdit une malade.

Ces résultats étaient pour le moins comparables à ceux des césariennes supra-symphysaires ; le professeur Jeannin, étudiant ces dernières (1909), en réunissait 127 cas avec 4 décès : 2 péritonites, 2 suppurations du

ge petit bassin, et concluait dans son rapport à la Société Obstétricale de France :

« A l'heure actuelle, ce qui ressort des travaux des auteurs allemands, c'est qu'il ne faut pas plus recou- rir à la césarienne supra-symphysaire qu’à la césarienne classique, si l’on croit la femme en puissance d'infec-

“tion. »

Ce sont là également les conclusions d'un travail de Fraipont, paru à la même époque, et celles de l'immense majorité des obstétriciens français. Les thèses de Nouvian (19r2) inspirée par Bar, et de Klein (1912) inspirée par Jeannin, ne faisaient que confirmer cet - avis.

Klein avait relevé dans la littérature médicale 430 cas de césariennes supra-symphysaires avec 26 décès, dont 18 par infection ; 121 suites de couches avaient été compliquées. Il. concluait « Ces chiffres ne donnent aucun avantage à la césa- :

rienne supra-symphysaire sur les autres opérations obstétricales ayant des indications analogues. La césarienne classique est meilleure dans les cas aseptiques ; la césarienne basse ne vaut pas plus qu'elle dans les cas infectés. Elle serait à tenter dans les cas d’asepsie douteuse, quand l’état des parties molles, le volume de l'enfant, le degré d'angustie pelvienne, la primiparité

‘enfin auraient fait éliminer l'hébotomie. »

La méthode transpéritonéale lui paraissait devoir être préférée à l'extrapéritonéale, celle-ci étant infériorisée par les incidents opératoires et surtout les ris- “ques de blessure de la vessie.

Les procédés supra-symphysaires faisaient cepen-

tops

dant chemin en Allemagne, mais si Schäfer en 1912 recueillait 50 cas de CG. B. transpéritonéale, la plupart des opérateurs pratiquaient, malgré leurs difficultés, la méthode extrapéritonéale, la crainte de souiller le péri-

toine lors de l'ouverture de l'œuf étant leur unique préoccupation.

La question de suprématie entre les deux techniques devait être tranchée peu après. Ainsi que l’a dit Phaneuf :

« Krônig comprit tout différemment le problème quand il dit que l'amélioration des résultats n’était pas due à ce qu'on approchait de l'utérus par une technique extrapéritonéale, mais bien parce que l’incision se pratiquait dans le segment inférieur, mince, non contractile, plutôt que dans le corps utérin, épais et contractile. »

L'avantage des méthodes extrapéritonéales devenait purement théorique, et leurs difficultés et inconvénients les condamnaient ; elles devaient, de ce jour, être supplantées par la césarienne basse transpéritonéale d'exécution beaucoup plus rapide et facile, et qui possédait des qualités équivalentes.

En Allemagne, la plupart des auteurs s'y est ralhée; citons les communications d'Eisenreich en 1915, de Fonyo, de Fehling, Hoîmeier, Call en 1916, Reusch (1917), Schaedel, Stoekel (1918), Eberlé (1919), Küstner, Lichtenstein (1920), Vogt (1921), Von Jaschke, Rosellen, Schiegt (1922), Brandt, Krause, Siegel (1923), Benthin, Baumm, Mann, Furst, Hinderfeld, Martius (1924). Nous arréterons cette énumé-

ET eus

ration, les travaux les plus récents étant cités dans notre index bibliographique.

Dès 1913, Barton Cooke Hirst en Amérique avait . mis à l'épreuve les nouveaux procédés, puis ce furent Langrock, Brodhead (1918) ; les Américains adoptaient rapidement la méthode.

En 1919, Beck rapporte 37 cas personnels avec 1 décès dû à l'éclampsie, de Lee 83 cas, dont 4o personnels, sans mort. Ces deux auteurs apportent en même temps quelques modications à la getrsque de Krônig. ie

Dès lors les travaux se pion tandis que la méthode se propage dans d’autres nations.

Aux Etats-Umis, Welton en 1921, Polack et Beck. Phaneuf et Hegarty, de Lee et Cornell, Hirst et Van Dolsen, Birnie, Davis en 1922, Judd en 1923, Mac Glinn en 1924 publient leurs statistiques : en Angleterre, ce sont Blacker, Holland, Bright Bannister, Munro Kerr en 1921, en Italie Barsotti (1920), Calcaterra, Gaïfami, Pestalozza (1922).

En Suisse, Walthard en 1919 pouvait présenter 75 cas de bassins rétrécis, opérés de 1911 à 1919 avec un seul décès dû à une pneumonie double ; pour trente neuf autres opérations pratiquées pour d’autres indications que le rétrécissement pelvien, 1l avait cinq décès, tous de cause extra-génitale. Suivaient les communications d'OEtiker, d’Aubert, de Beutiner (1921).

En Belgique, Brouha rapportait en 1920 vingtcinq cas avec une mort, sans réaction péritonéale du reste. Henrotay était également partisan de la C. B.

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