‹ Contribution à l'Étude de la Césarienne Transpéritonéale BasseChapitre 5 sur 40 · LE RES · texte numérisé non relu

LE RES

‘‘transpéritonéale, tandis que Weymeersch faisait de grosses réserves.

En France, Schickelé, le premier, publiait en 1920 quatre cas de C. B.'T. pratiquées chez des femmes suspectes avec plem succès, mais il ne trouvait d'écho qu'en Brindeau, qui en rapportait cinq cas au Congrès de l'Association des Gynécologues et Obstétriciens de langue française en 1991.

Au cours de celui-ci, malgré les communications de Van Rooy d'Amsterdam, de Beuttner, d'Aubert de Genève, d'Henneberg, d'Hauch de Copenhague, Lequeux et Kouwer prononçaient contre la voie transpéritonéale basse de sévères réquisitoires, lui niant toute valeur de protection de la cavité péritonéale et prévoyant de nombreuses ruptures de la cicatrice utérine au cours des grossesses ultérieures.

Plus modéré, le Professeur Couvelaire, soutenu par la majorité des accoucheurs français, concluait

« En ce qui concerne les avantages, au point de vue général et au point des limites de l'opérabilité au cours du travail. de la césarienne basse, l'heure n'est pas venue de porter un jugement. C’est des faits observés que devra se dégager notre opinion. »

Cependant, à partir de cette date, la C. B. gagne du terrain -peu à peu.

En 1929, Brindeau publie quatorze cas, Garipuy, de Toulouse un cas, Vanverts un cas avec succès pour placenta prævia.

En 1923, Reeb, de Strasbourg, rapporte dix cas, Balard de Bordeaux trois, Schickelé inspire la

ihèse dé Perrier, où trente deux observations sont iconsignées avec deux décès. ; En 1924, on ne relève que l'article de Dujol, de Lyon, avec deux cas.

1925 voit le procédé définitivement adopté en France et les communications se multiplient. Ce sont les trente cas inédits de la thèse de Marassi, inspirée par Brindeau, les six cas de Kleurent, les dix-huit cas de-Hamm, les trente cas de Couvelaire ét Portes.

En 1926, citons les articles d'Eparvier, de Trillat, les dix-sept cas de Le Lorier, la thèse d'Engelhard, inspirée par Jeannin ; en 1927, la thèse de Chapul- liot d'Alger, les communications de notre maître, M. le Professeur Paucot, de Grosse, Burger, (Constantinesco ; en 1928, les thèses de Dufour, à Lille, de Bercovici, à Paris, les statistiques d'Andérodias (trente deux cas), de Balard (vingt-cinq cas), à Bordeaux, enfin, en 1929, la thèse de Ricardo Alvarez, à Paris.

Nous pouvons, pour avoir une idée plus concrète de l'historique de la césarienne transpéritonéale basse, lui distinguer trois périodes

Pendant la première, inaugurée en 1906 par Franck, elle n’est pratiquée qu'en Allemagne, elle y est en lutte avec la césarienne extra-péritonéale, à laquelle la grosse majorité des obstétriciens allemands donne, du reste, la préférence.

À partir de 1912, grâce à Krônig, elle prend l’avantage sur sa rivale, s'implante définitivement en Allemagne, et, presque en même temps, aux Etats- Unis, avec Hirst, de Lee, Phaneuf, etc. ; l'exemple

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est promptement suivi par l'Angleterre, les Pays Scandinaves, l'Italie, la Suisse avec: Walthard. C'est à la deuxième période ; à cette époque, elle est également introduite en France, mais difficilement, par Schickelé, puis Brindeau, non sans provoquer de vives discussions (Congrès des Gynécologues, en 1921).

Et nous en arrivons, vers 1924, à la dernière période qui la voit s'imposer, acquérant droit de cité dans notre pays et en Amérique latine, provoquant l'éclosion de nombreux articles dont la lecture peut se résumer par ces mots de Monsieur le Professeur Couvelaire :

«J'ai vu, dans des cas où je n'aurais osé pratiquer la césarienne classique, les suites opératoires les plus simples légitimer le choix de la césarienne basse ». (Annales de Médecine et de Chirurgie, 1927-1928 tome Î, page 29).

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