X. — K VAN
soit positive ou nulle.
Ainsi on a nécessairement :
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Les nombres expérimentaux, déduits de l’examen des courbes reproduites dans le chapitre 1, prouvent que les
Tagzrau XIII
Entrainement du polonitum par les sulfures d'or et de tellure.
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É œ C2 Le s (1) Les expressions tt sont une valeur limite du coeffi-
cient K relatif à une expérience.
EEE er eme
62 J. ESCHER-DESRIVIÈRES
valeurs de K ainsi définies sont toujours inférieures à 0,27. Le polonium qui dans les expériences décrites accompagne l'or ou le tellure est essentiellement réparti à la surface des grains de l'entraîneur.
Cette conclusion a été confirmée par une expérience calquée sur celle qui précise le mécanisme de l'entrainement du polonium par le sulfure de bismuth. Un précipité de sulfure de tellure saturé de polonium est soumis pendant plusieurs heures à un traitement par l'acide chlorhydrique normal ;
l’activité passe en solution.
Entrainement du polonium en milieu ammonracal par le chlorure d'argent et le sulfure de cuivre. — La loi des précipitations incomplètes n'est jamais vérifiée en milieu ammoniacal ; ainsi, dans ces circonstances, la valeur du paramètre K de la formule générale 4 est toujours nulle. Ce fait s'explique en admettant l’inaptitude des sels de polonium à à former avec l’ammoniaque des composés complexes. Associé au chlorure d'argent ou de cuivre ammoniacaux, le polonium est à l’état d'hydrate, et c’est sous cette forme qu'il est entraîné par les précipités de chlorure d’argent ou de sulfure de cuivre, qui prennent naissance lorsque les complexes en solutions sont partiellement ou totalement dissociés sous Paction d’un réactif approprié ; les matières qui précipitent ensemble n'étant pas analogues, l'entrainement des atomes actifs est exclusivement la conséquence d’un effet d’adsorp-
tion.
Etablissement d’un critérium susceptible de définir les propriétés chimiques à l’expérience directe inaccessibles d’un radioélément.
Les considérations théoriques exposées dans ce chapitre
semblent donc confirmées.
L'expérience directe et le calcul démontrent, l’un comme l'autre, un fait important : l'activité, qui accompagne un précipité formé à l’intérieur d’une solution active, est parfois répartie exclusivement à la surface de ce précipité, mais dans certaines circonstances les atomes actifs sont enrobés dans les grains de leur support. Ainsi le mécanisme des réactons d'entraînement d’un élément radioactif est complexe.
J'ai supposé que deux matières précipitant ensemble sont chimiquement analogues lorsque leurs molécules sont étroitement associées dans Ja phase solide. Cette induction conduit à des conceptions vraisemblables sur les caractères analytiques du polonium. Avant de conclure j'ai pensé qu'il était nécessaire de montrer que l'hypothèse proposée est en accord avec l’ensemble de nos connaissances. Elle explique en particulier les faits mis en lumière par Fajans. Si le sulfate de plomb entraîne le radium à l'exclusion du radiobismuth, c'est parce que les sulfates de plomb et de radium sont isomorphes et que le composé analogue de bismuth se distingue par sa forme des composés insolubles de lion SOf.
Les conceptions qui précédent permettent de proposer une méthode générale de recherche des caractères analytiques d'un radioélément. Etant donné que les effets d'adsorption, observés au cours d’une étude des réactions d'entraînement d’un corps simple, sont des effets parasites, 1l est de toute importance de n’utiliser dans les expériences que des masses d'entraîneur extrêmement petites (masses évanouissantes), lorsqu'on se propose, du moins, de définir le caractère ch1mique de la matière entraînée.
19 La maticre active étant dissoute dans une solution d'un métal quelconque, ce métal sera complètement précipité sous forme de composé insoluble par l’addition au liquide d’un réactif approprié. Si l’entraînement de la matière active par le composé insoluble est pratiquement nul, il sera possible d'affirmer que les composésqui prennentnaissanceau cours de
cette réaction, ne sont pas chimiquement analogues ; si l'élé-
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ment actif accompagne le corps qui précipite, aucune conclusion ne se dégage de ce fait qui peut être la conséquence, soit de l'analogie chimique des matières associées, soit d’un effet de surface ininterprétable ;
2° Dans le but de dissiper cette ambiguïté on fera de nouvelles expériences, au cours desquelles, les conditions de milieu et de réactif utilisés étant les mêmes, le métal inactif ne sera que partiellement séparé de sa solution, et l’on construira une courbe qui représentera les variations de l’entrainement du radioélément avec le pourcentage de l'élément inactif précipité; cette courbe pourra être représentée par une équation rationnelle, à condition toutefois que la matière entraînante soit chimiquement définie :
-— ae am” a
&e Ye x + et étant le pourcentage d'éléments actif et inactif MT T'
précipités ; la quantité relative d'élément actif dans la Fo
phase liquide finale; »,la masse de la phase solide ; K, un coefficient qui mesure l'analogie chimique des composés précipitant ensemble ; a et «, des constantes qui définissent l’adsorption de la matière active par l’entraineur.
Si la valeur de K est très petite ou nulle, on pourra affirmer que les composés, actif et inactif, formés au cours de la réaction étudiée, ne sont pas analogues; c'est en particulier la conclusion qui s'imposera lorsque la loi des précipitations incomplètes n’est pas vérifiée ; mais si les valeurs déterminées de K sont voisines de 1 c'est une conclusion inverse qui sera retenue.
Les résultats obtenus par cette méthode sont susceptibles de vérifications particulières. Chaque fois que l'expérience sera possible, on soumettra la matière active, qui a entrainé le radioélément dans des circonstances données, à l’action
d’un réactif de lavage, capable de dissoudre l’activité tout en n'attaquant que fort peu son support. Par ce procédé il sera possible de se rendre compte du mode de répartition superficiel, ou en profondeur, des atomes actifs dans la matière en expérience et de contrôler ainsi les conclusions suggérées par la méthode générale.
Caractères analytiques du polonium.
L'application au polonium des méthodes décrites a permis de préciser les prévisions sur quelques caractères analytiques de ce corps. Par son sulfure, ce corps doit être classé à côté du bismuth dans une table analytique, mais par son hydrate, vraisemblablement soluble dans la soude ou la potasse, il se distingue de son voisin de la table périodique. Il y a tout lieu de supposer que les sels de polonium sont solubles dans les acides.
Ainsi, contrairement à l'opinion de Meyer, il n’est pas exact de dire que le polonium soit au tellure ce que le radium est au baryum; il se distingue également du bismuth par quelques caractères et présente donc une personnalité bien marquée. Cette interprétation des faits expérimentaux n'est pas surprenante, puisque le polonium occupe dans la table périodique une place située dans une région où les propriétés chimiques ont une grande complexité. |
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