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plus tard chirurgicalement. En attendant, cet auteur pense que les idées de TAUSSIG ou de LEVEUF demeurent valables dans le traitement du cancer cervical.
Le procédé de LEVEUr fut abandonné comme trop restreint, car il négligeait les tissus para-vaginaux ou paracervicaux, ainsi que tous les ganglions secondaires. Or, il est extrêmement important d’exciser dès que possible des ganglions que la palpation ne peut déceler comme atteints ou non, par le processus néoplasique.
Avant de pratiquer sa technique, MErcs sélectionne ses malades et n’opère guère que les stades Il, considérant lexérèse comme trop dangereuse au stade [IT et souvent inutile au stade 1. D’autre part, toutes ses malades ont été primitivement irradiées.
Grâce à l’amabilité du Service d'Information américain, nous avons pu nous procurer quelque temps le film chirurgical de Mercs, du Massachuset’s Hospital de Boston, sur le traitement opératoire du cancer du col. Cet auteur pratique toujours une laparotomie médiane. Dès l’ouverture, il inspecte le pelvis, ligature les pédicules utéro-ovariens et les ligaments ronds, enlève les annexes.
Découverte de l’uretère sous le péritoine par une ineision transversale barrant la fourche aortique. Incision du cul-de-sac vésico-utérin et refoulement de la vessie le plus loin possible. Sur l’artère iliaque primitive, les deux lambeaux péritonéaux sont repérés à l’aide d’une pince, et la dissection de cette artère commence très haut aux grands ciseaux courbes, descendant ensuite sur l'artère iliaque externe dont il cure tout le tissu cellulo-sanglionnaire adhérant à la veine (un gros ganglion entre artère et veine est presque toujours observé). Il respecte le petit vaisseau venu de l’artère iliaque interne, dont il est la première branche, à destination de l’uretère. Ensuite, il dissèque l’artère utérine et le tronc ombilico-utérin qu’il sectionne entre deux pinces à deux centimètres environ du bord externe de l’ure-
LUDO :
tère. Ce dernier est libéré jusqu’à son entrée dans la vessie et il enlève soigneusement le paramètre.
. Souvent, d’ailleurs, c’est la ligature de l’artère hypogastrique qu’il pratique en premier.
En dessous de la veine iliaque externe, évidement de la graisse du trou obturateur avec ses ganglions, le nerf barrant la région de dehors en dedans, la dissection se trouve gènée par la présence de grosses veines à la partie inférieure.
De la même façon, le côté gauche est disséqué, la sigmoïde gênant un peu plus l’intervention.
Section transversale du péritoine à la partie inférieure du rectum, s'étendant d’un ligament utéro-sacré à l’autre, enlevant la totalité du péritoine du Douglas. Hémostase soigneuse, clampage de ces deux ligaments que MErcs appelle très justement les supports du vagin, aussi loin latéralement que possible.
Une fois de plus, on poursuit le refoulement vésical à la face antérieure du vagin, le plus loin possible.
Section du vagin, hémostase de la tranche à laide d’un surjet à l’aiguille enfilée, à fil passé. Celui-ci est laissé ouvert et l’auteur péritonise à l’aide d’un surjet unissant la sigmoiïde au cœcum.
Comme on le voit, c’est l’intervention de MEics qui, étant la plus complète, satisfait le mieux l'esprit. L’ablation du paramètre, en raison de la fréquence des récidives à ce niveau, représente évidemment une bonne sécurité de
plus.
Pourtant, malgré l’apparence satisfaisante de son curage et l’évidement de la fosse pré-rectale, MErcs néglige un peu la coulée lymphatique du carrefour aortique, et surtout n’enlève pas d’une manière complète la lame pré-sacrée dans toute sa hauteur.