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des vaisseaux sacrés moyens. Le tissu cellulo-adipeux et les filets nerveux sont chargés sur un fil de lin qui est maintenu tendu, facilitant le curage pré-sacré. On arrête provisoirement le décollement au-dessus de la fosse prérectale, pour le moment.
— Curage aux ciseaux de Mayo de tout le tissu cellulolymphatique de la chaîne hypogastrique.
— Dissection de la fosse obturatrice et de la veine iliaque externe (à ce moment apparaît le tronc ombilico-utérin). Puis ligature et section de l’artère ombilicale.
— Ablation en bloc du tissu cellulo-adipeux de la région obturatrice et de la graisse de la corne vésicale.
— Ligature et section des petits vaisseaux allant vers l’uretère et la corne vésicale, des veines des ligaments larges et des artères cervico-vaginales, permettant ainsi l’accès sur la région latérale droite du vagin.
Du côté opposé, incision du péritoine, de la fouche de l’iliaque primitive gauche jusqu’à la région obturatrice. Cette fois, l’uretère est laissée dans le lambeau à droite de l'opérateur, c’est-à-dire le lambeau interne. Après mise en évidence de la veine iliaque externe, et ablation du tissu cellulaire, curage de la région obturatrice, facilité par la tension du moignon du ligament rond par l’aide, À ce moment, on aperçoit le tronc ombilico-utérin gauche que l’on ligature et sectionne. On pratique alors la dissection de l’uretère, comme à droite, et de l’artère utérine après ligature des petits vaisseaux qui surcroisent cet uretère. Hémostase et section des artères cervico-vaginales. L’utérus étant renversé sur la symphyse pubienne à l’aide de deux pinces servant de tracteurs, on incise transversalement le péritoine du Douglas ; ligature des utéro-sacrés le plus bas possible, achevant ainsi la dissection de la région.
Ablation de la graisse du Douglas, permettant l’abord du vagin par sa face postérieure.
Le décollement vésico-vaginal est poussé au maximum et l’hémostase, souvent difficile au sein de ce tissu irradié,
est réalisée à l’aide d’une électro-coagulation des petits vaisseaux sur pince à disséquer sans griffes, du type employé en neuro-chirurgie.
— Section du vagin le plus bas possible. Hémostase de la tranche vaginale par un sujet de catgut « roulisé » sur la tranche.
— Péritonisation en accolant l’anse sigmoïde à la vessie, laissant largement ouvert les décollements pré-sacrés et latéro-urétéraux des deux côtés.
— Pénisulfa.
— Fermeture sans drainage abdominal.
Ainsi menée, une telle intervention dure deux heures environ. Jamais nous n’avons observé de choc opératoire, ni d’hémorragie secondaire. La perfusion sanguine per ou post-opératoire n’a été nécessaire qu’une seule fois sur dix cas.