HER ASTE
avec le long décolleur plat et on met à nu les deux faces de l’os dévié (comme on avait mis à nu le cartilage). Iso- -lant cet os soit avec le spéculum d’Hautant, dont on écarte les valves, soit avec les deux écarteurs narinaux de Lombard (si l’on dispose d’un aîide), on enlève Îa lame perpendiculaire ethmoïdale par fragments, à l’aide de la pince de Luc. Précautions importantes :
1° Chaque prise ne doit intéresser qu’une faible partie de l'os.
2° Jamais il ne faut tirer sur les fragments osseux, mais bien les briser par torsion, et ne les extraire que lorsqu'ils sont totalement libérés. En agissant autrement on risquerait, au cas où la libération de la muqueuse ne serait pas absolument complète, d’en arracher un large lambeau, et surtout on risquerait de fracturer la lame criblée de l’ethmoïde, avec laquelle la lame perpendiculaire se continue directement et d'exposer alors le sujet à des accidents extrêmement graves.
b) Dans le cas où le vomer participe à la déviation osseuse, on poursuit le décollement de la muqueuse très bas, jusqu’au plancher des fosses nasales, en râclant l'os.
A l’aide de la puissante pince de Jansen, par prises successives, on réséque de haut en bas et d’arrière en avant toute la nartie déviée du pied de cloison.
Dans certains cas, en raison de la dureté ou du trop grand élargissement du pied de la cloison, la pince de Jansen glisse sans parvenir à « prendre » sur l'os. Force est alors d'employer la gouge coudée et le maillet. Ayant prévenu le malade des quelques secousses désagréables qu’il ne va pas manquer de ressentir, pendant qu’un aide lui maintient solidement la tête (si possible), on rugine Ja partie toute antérieure du pied de fa cloison,
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puis on applique à son niveau la gouge, que l’on dirige parrallèlement à la voute palatine. Deux ou trois coups de maillet suffisent à faire sauter lle pied de la cloison. Sans doute, cette résection est toujours pénible et donne même fréquemment lieu à une hémorragie assez abondante. Elle n’en est pas moins indispensable dans un bon ombre de cas : sans elle en effet fle pied de la cloïson dévié ou épaissi maintiendrait écartés les lambeaux muqueux, qui risqueraient ainsi de reconstituer en partie la déviation. Quelques coups de curette achèvent de régulariser la base osseuse d'implantation du septum.
S'assurer alors qu’il n’existe plus aucun fragment osseux entre les deux muqueuses.
8° Cas atypiques
Ils comprennent les déviations qui ne répondent à aucun type déterminé.
a) Le cartilage est considérablement hypertrophié, tordu sur lui-même. Dans ce cas, le couteau de Ballenger est inutilisable, On procède à la fragmentation du septum cartilagineux soit avec la pince de Luc, Soit avec la pince de Jansen.
b) Des cautérisations antérieures ont provoqué des adhérences entre le cartilage et le périchondre.
€) Ou bien le sujet a déjà subi des résections partielles de la cloison.
Thans jies deux cas, la découverte et la résection du cartilage ne sont possibles que si l’on se résout à sacrifier ia partie muqueuse qui correspond à toute la zone sur laquelle on est intervenu antérieurement,