VAISSEAUX ET NERFS DE LA CLOISON
Le plan muco-périchondral est très richement vascularisé par un plexus artériel provenant de troïs sources :
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1° Des artères ethmoïdales venant de l’ophtalmique, branche elle-même de da carotide interne ;
2° De l'artère de la sous-cloison, venant de la faciale, branche de la carotide externe ;
3° De la branche interne de la sphéno-palatine, branche de ta maxillaire interne.
Cette dernière artère est de beaucoup la plus importante. Elle aborde la cloison au niveau de la moitié du bord sphénoïdal du vomer, à 10 millimètres environ en avant du bord postérieur de cet os, ét se divise immédiatement en deux branches :
a) Une branche supérieure, la plus volumineuse, qui suit à peu près la ligne d’articulation du bord supérieur du cartilage avec la lame perpendiculaire.
b) Unc branche inférieure se dirigeant en bas et en avant, le long de la ligne d’articulation du bord supérieur du vomer avec ile cartilage, jusqu’à la partie postérieure de l’os sous-vomérien ; à ce niveau, elle pénètre dans le rou palatin antérieur. Dans ce trajet, elle est toujours située au-dessous du bord du vomer. Elle affecte donc des rapports étroits avec le bord inférieur des crêtes quand elles existent. Sa blessure, presque fatale dans les interventions où l’on enlève ces crêtes sans décollement préa- Jable de la muqueuse, est la cause habituelle des hémorragies qui s’observent souvent à leur suite. Son volume assez considérable peut rendre ces hémorragies graves.
Ces différentes artères s’anastomosent richement entre elles, formant ainsi des plexus très variables dans leur importance et leur situation, dont le plus constant constitue la tache vasculaire antérieure, siège habituel de Uépistaxis.
Fait important : les troncs artériels et les plexus qui en dérivent sont situés entre la muqueuse et le périchondre ; ils seront donc respectés lorsque le décollement intéressera bien l’espace sous-périchondral.
Les veines de la cloison et les plexus auxquels elles donnent lieu, Îles lymphatiques de cette cloison ont la même situation que les artères. Il en est de même des nerfs qui proviennent de deux sources :
1° Du nerf maxillaire supérieur (nerf sphéno-palatin interne, innervant toute la partie postérieure et inférieure de la cloison.
2° Du nerf nasal interne, branche de l’ophtalmique de Willis innervant sa partie la plus antérieure.
Quelles conclusions pratiques tirerons-dous de ces courtes données anatomiques ?
1° Il existe un plan de clivage et un seul, situé entre je périchondre-périoste et le plan ostéo-cartilagineux sous-jacent. C’est donc au contact direct du cartilage et de l’os que nous devrons le rechercher au cours de la résection sous-muqueuse. Il aura le double avantage :
a) D’éviter les déchirures de la muqueuse, fatales si l’on cherche à décoller la muqueuse du périchondre.
b) D’éviter les hémorragies durant l'intervention et après elle, puisqu’en réclinant en masse muqueuse et périchondre, on ne lèse pas les vaisseaux contenus dans
leur épaisseur.
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Le terme de résection sous-muqueuse est donc franchement impropre : Il s’agit en réalité d’une résection sous-périchondrale.
2° Le périchondre, qui se laisse facilement décoller du plan ostéo-cartilagineux sous-jacent, au niveau des surfaces planes, adhère, au contraire, plus ou moins : au niveau de la partie toute antérieure de Ia cloison, au niveau de la suture voméro-chondrale, au niveau du pied de la cloison.
Donc, amorcer le décollement périchondral un peu en arrière de la partie toute antérieure de la cloison et audessus de la suture voméro-chondrale.