TABLEAU VIII
NP HER VC HAE TT PT RE Caoutchouc à. 45% de chlore Traitement 1 Traitement 3 |
ils | a LA ci
(Concentration
LE g/100 Lu) b)
*oxotuo op % G g onouognsu) ‘UoOTANTOs U9 SeLOTUO FUOUSTTOFFTUA Soneyoqnoeo Sp JAUONCSSTTTFETA OT ANS UOTAUVIJUSOUOO UT 8p oouenLIU — ÜT PTE
G6O om RSR TEE He EN MIRE F
Eo
ue
+ ŒMIBAN AE Me ESRI
Rss
re] #5 j Ines ins lE ss.
SRE AE PA nn ER Ft
tp)
tio
entr
Figure 11 - Mmfluence de la concentration sur le vieilléssement
des caoutchoucs partiellement
chiorés en solution, Caoutchouc à 45 % de chlore,
Interprétation des résultats -
L'étude des résultats met immédiatement en évidence les deux
points suivants :
- l'importance des phénomènes de dégradation dans l'évolution des caoutchoucs partiellement chlorés en solution. En effet pour toutes les solutions étudiées, il y a abaissement de viscosité au cours du vieillisse-
ment.
- l'influence de la concentration sur l'évolution des produits : pour un vieillissement et un traitement donnés, la viscosité intrinsèque fi-
nale varie avec la concentration.
jours à 25°)
La viscosité intrinsèque finale diminue régulièrement jusqu'à 2% . Il faut donc admettre que l'importance des réactions de dégradation croit avec la concentration, tout au moins pour les faibles valeurs de celle-ci.
Le redressement de la courbe au-delà de 2% est dû à des réactions intermoléculaires. La formation de macromolécules pluridimensionnelles est confirmée par l'apparition à partir de 3% d'une phase gel. C'est d'ailleurs à l'importance croissante de cette phase que l'on doit le nouvel abaissement de la courbe au-delà de 4%. Nous avons en effet diminu-
tion de la concentration et par suite abaissement de viscosité.
Remarque - Dans la détermination des viscosités intrinsèques finales, nous supposons que la concentration ne varie pas au cours
des traitements subis. Mais lorsqu'il y a formation d'une phase insolu-
ble, la concentration de la phase solution diminue et la viscosité intrin-
sèque calculée par la relation Jr (où c représente la concentration
initiale) est erronée. Nous avons cependant conservé les valeurs ainsi déterminées, bien que ne représentant plus la viscosité intrinsèque,car elles mettent en évidence la séparation de la solution initialement homogène en deux phases, l'une de concentration et de viscosité faibles;
l'autre insoluble et par suite de viscosité infinie.
I1 n'est pas possible de déterminer après traitement les viscosi-
tés intrinsèques vraies des solutions contenant une phase gel. Il est ce-
pendant logique de supposer que vers 3% la viscosité intrinsèque finale
de la phase soluble continue à croitre (partie pointillée des courbes de
la figure 10). La quantité d'insoluble augmente en effet avec la concentra-
tion, ce qui prouve que les réactions intermoléculaires deviennent de
plus en plus intenses jusqu'à donner des produits de viscosité infinie.
jours à -50).
L'étude de cette courbe nous permet les mêmes conclusions que | . celle de la courbe 1. Elle nous donne cependant une indication supplémentaire. Il semble que pour les très faibles concentrations, la viscosité intrinsèque finale serait supérieure À la viscosité intrinsèque initiale. Ceci prouverait que des réactions intermoléculaires se produisent même aux faibles concentrations, bien qu'elles ne se manifestent nettement qu'au-delà de 2% .
En outre, la comparaison des courbes 1 et 2 (figure 10) met en évidence la très grande influence de la température sur les réactions de dégradation. À -5° ces dernières sont beaucoup plus faibles qu'à 25°
quoique leur intensité relative aux différentes concentrations semble
être la même aux deux températures.
40 jours à 25°).
Cette courbe, comme les précédentes, met tout d'abord en évidence l'importance croissante avec la concentration des phénomènes de dégradation. Ceux-ci cependant sont moins accusés que chez le cadutchouc à 5% de chlore.
D'autre part, les réactions intermoléculaires sont, elles aussi, moins intenses que pour le produit peu chloré. Elles ne se manifestent en effet qu'au-delà de 3% et il n'y a apparition d'une phase gel très
légère que pour la concentration de 5% .
40 jours à 25° et 24 heures à 60°).
Le rapide traitement à 60° qui a suivi celui effectué à tempéra-
ture ordinaire provoque un simple abaissement de la courbe qui passe de la position 1 à la position 3. Ceci met, une fois de plus, en éviden-
ce l'influence de la température sur les phénomènes de dégradation. Conclusions Générales .
L'instabilité des caoutchoucs partiellement chlorés se manifeste non seulement à l'état solide, mais aussi à un degré moindre en solution. L'évolution de ces produits dépend de la concentration. Elle se manifeste
par deux types de réactions :
- réactions de dégradation,
- réactions intermoléculaires.
Les phénomènes de dégradation se produisent quelle que soit la concentration. Mais ils semblent d'autant plus importants que celle-ci est plus grande, tout au moins jusque vers 3% . Paibles en-dessous de O0°,ils sont en outre fortement favorisés par une élévation de température.
Les réactions intermoléculaires se produisent vraisemblablement à toutes concentrations. Néanmoins, elles ne se manifestent nettement qu au-delà de 3% . Nous n'avons pu mettre en évidence l'influence de la température sur ces réactions.
D'autre part, le caoutchouc à 45% de chlore est beaucoup plus stable que celui à 5% . L'évolution de ces deux produits est de même nature, mais pour le caoutchouc peu chloré, réactions de dégradation aussi bien
que réactions intermoléculaires sont beaucoup plus faciles.
ee CHAPITRE IV