‹ Contribution à l'étude de la Chrysothérapie intra-pleuraleChapitre 10 sur 27 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Il y a encore une cinquantaine d'années, la tuberculose pulmonaire était considérée comme une maladie souvent fatale, étant traitée, alors, par la thérapeutique symptomatique de la fièvre, de la toux, de lexpectoration, par les cures de repos, de silence et d'air dans des stations climatiques réputées, mais l’idée géniale de FORLANINI, mettant le pneumothorax artificiel au service du traitement de la tuberculose pulmonaire en a amélioré le pronostic.

L'idée du pneumothorax, née à Pavie, a rapidement trouvé des adeptes par delà les frontières et, en France comme dans le monde entier, dans les hôpitaux comme dans les sanatorias, tous les phtisiologues sont d'accord pour en faire le traitement d’élection de la-tuberculose pulmonaire.

Première méthode de collapsothérapie, elle restera la seule jusqu’en 1911 où SUERTZ pratique la première phrénicotomie. Peu de temps après, FÉLIx, de Zurich, ajoute l’exérèse du nerf qui remonte et para-

lyse l’hémidiaphragme du même côté.

La phrénicectomie, opération aux résultats trop capricieux et définitifs, ne peut supplanter le pneumothorax thérapeutique, le remplacera parfois là où il aura échoué, ce qui avait fait dire à M. Léon BER- NARD que ses indications sont tirées de la « présence d’une caverne récente, entourée d’un tissu sain, siégeant à la base ou au sommet, la lésion étant peu évolutive ».

C’est à SAUERBRUCH qu’on doit une autre méthode de collapsothérapie : la thoracoplastie, résection costale partielle ou totale libérant ainsi les parties malades de la « servitude costale », opération grave,

mutilante, à indications limitées, et l’on comprendra

que le pneumothorax reste la première arme dans

l'arsenal des phtisologues, l’apicolyse avec ou sans plombage paraffiné étant indiqué dans les lésions ulcéreuses stabilisées. Depuis lors, on a expérimenté aussi le pneumothorax extrapleural, l’alcoolisation des nerfs intercostaux, le drainage des cavernes, méthodes encore à l’étude et dont l’avenir seul vérifiera lPefficacité.

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