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La création d’un pneumothorax est une opération d'innocuité presque absolue, qui transforme rapidement la maladie, et l’on assiste souvent à une véri-
table résurrection des malades.
Ce sont les formes cavitaires, avec symptômes im-
pressionnants, fièvre hectique, toux émétisante et cavitaire qui bénéficient rapidement de la rétraction de la cavité et de la disparition de l’expectoration bacillifère. Dans les autres formes : fibro casteuses, les résultats sont plus lents, mais ils aboutissent à la chute progressive de la température et de la toux et à la reprise de l’état général.
Il n’en est pas toujours ainsi et un bon nombre de pheumothorax restent inefficaces.
Cette inefficacité est due, soit à des causes extrinsèques au pneumothorax, ‘insuffisance respiratoire, autres localisations tuberculeuses : bilatéralité, hémoptysies; à des causes intrinsèques, soit un collapsus insuffisant dû aux poussées évolutives dans le moignon, soit à l’irrétractilité des lésions pulmonaires (cavité entourée d’une zone fibreuse, parfois pneumonie lobaire), mais dans la majorité des cas aux adhérences pleurales, aux brides, s’opposant à l’immobilisation pulmonaire et à la rétraction spontanée des lésions.
La participation pleurale, perceptible avant la création d’un pneumothorax par la présence d’une douleur locale et de frottements, se décèle, en cours de traitement, par des brides plus ou moins épaisses. |
Tous les degrés peuvent s’observer dans le développement des adhérences, depuis ladhérence uni-
que, localisée au niveau d’une caverne et s’opposant
Tee
à son affaissement, rendant le pneumothorax inefficace et dont la traduction clinique est la persistance dune expectoration parfois fluide et aérée, souvent purulente où fourmillent les BK, jusqu'aux adhérences qui forment une véritable symphyse.
Le plus souvent, elles sont visibles à la radioscopie ou sur un cliché radiographique, parfois c’est une découverte de pleuroscopie.
On distinguera d’après PRUVOST :
1° Le pneumothorax total lorsque le décollement du poumon est total, le moignon pulmonaire non adhérent.
2° Le pneumothorax subtlotal lorsqu'une bride em-
pêche la compression.
93° Le pneumothorax partiel, sommet adhérent à la paroi, base adhérente au diaphragme.
4 Le pneumothorax petit partiel lorsque tout un
lobe a pu être affaissé.
C’est sous limpulsion de JaAcoBEus (Stockholm, 1913), qui fit la première endoscopie, que la section de brides devint une opération fréquente. JACOBEU»S a été amené à sectionner les adhérences par l’endoscopie; HERVÉ, à la même époque, en France, cherchant à détruire les adhérences, aboutissait à la pleuroscopie. IT essayait de les sectionner soit avec un galvanocautère, soit par étincelage.
Actuellement, l’opération se fait par galvanocauté-
risation (JACOBEUS), par diathermie (MAURER), et par voie mixte.
Ces méthodes diverses ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients.
Sans vouloir entrer dans les détails de l'opération, nous rappellerons que l’'instrumentation de JAco- BÉUS comprend : un appareil optique et un matériel de section galvanique.
Dans la pratique, les pièces nécessaires sont :
— un pleuroscope à vision latérale (JACOBÉUS), un cautère galvanique avec chemise métallique, un trocart, deux canules semblables permettant d’interchanger le cautèere et le pleuroscope, un transformateur.
L’instrumentation de MAURER (Davos) comprend les mêmes instruments de pleuroscopie, et en plus, un transformateur donnant, soit un courant diathermique d’électro-coagulation, soit un courant coupant et coagulant, enfin des cautères diathermiques.
« La thechnique de MAURER a été créée pour opérer avec sécurité les brides à contenu pulmonaire ». Son principe est de « pratiquer la désinsertion dans une zone affranchie de tissu pulmonaire, et couper les tissus par un procédé qui met à l’abri les hémorragies, dût-on travailler en pleine paroi thoracique et au contact des vaisseaux intercostaux ».
À ces instruments s’ajoute un matériel d’ancsthé-