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Les travaux récents de LEoN-KiINDBERG, Pierre WEILLER, NETTER, RUBINSZTEIN, ont abouti à cette conclusion qu’on peut remédier à cette inefficacité par l'injection de sels d’or intra-pleuraux dans la thérapeutique par pneumothorax artificiel et éviter parfois, favoriser et améliorer souvent, le résultat des
sections de brides.
De nombreux auteurs ont insisté sur l’amélioration de malades, porteurs de pneumothorax après exsudat (pleurésie bénignes ou graves), ceux-ci voyant leur expectoration bacillifère se tarir, tandis que radiologiquement on constatait la réduction du moignon pulmonaire et la distension des brides s’op-
posant au collapsus.
Différents auteurs ont cherché à provoquer « cette trritation » à l’aide de différents produits : huile goménolée (Kuss), sucre, nitrate d’argent (SPENGLER), tuberculine (AMaAT), sérum artificiel (TRIBOULET et
Sons), huile de foie de morue (BESANÇON, A. JACQUE-
LIN, ETCHEGOIN), quelques centimètres cubes de liquide pleural riche en BK et pris sur un autre malade (MAENDL).
Le Docteur LÉON-KINDBERG après injection de sanocrysine au cours d’une pleurésie purulente ayant remarqué l’amélioration d’un collapsus renouvela son essai dans le pneumothorax artificiel.
Quelques observations parues ensuite : LABESSE, 1933; PAviE, LAFOSSE, l’encouragèrent à persévérer, il rapporte vingt-deux observations en février 1936, fait une étude de la question dans « L’Entente Médicale » (octobre 1936).
En février 1937, Pierre WEILLER dans la « Presse Médicale » insiste sur les avantages de l’association de la chrysothérapie à la section de brides.
En mars 1937 (« Bulletin de la Société des Hôpitaux de Paris »}), les docteurs LÉON-KINDBERG et Pierre WEILLER écrivent: « À l’heure actuelle, dès la troisième ou quatrième semaine d’un pneumothorax médiocre, nous tentons la chrysothérapie intra-pleurale, la section de brides si elle doit lui succéder se trouve réalisée avant la fin du deuxième mois ». Cette méthode leur a permis d'obtenir de brillants résultats dans de nombreux cas :
—— soit en évitant la section de brides,
— soit comme cure pré-opératoire,
— soit pour parfaire les résultats de la section de brides.
CHRYSOTHÉRAPIE ET PLEUROLYSE
Ce n’est un mythe pour personne que la cure hygiéno-diététique, poursuivie de longs mois, parfois des années en sanatorium dans un climat judicieusement choisi ait favorisé la guérison de quelques malades ; mais si ces cas ne sont pas niables, ils sont si rares, si imprévus, par rapport à ceux qui n’ont pu survivre à la reprise de l’activité, que la tendance actuelle est de faire la cure d’air, le traitement de consolidation, le pneumothorax restant le traitement d'attaque de la tuberculose pulmonaire.
| Les docteurs Risr et LÉox-KiINDBERG sont d’accord pour en faire le traitement, non seulement des tuberculoses graves, mais celui des lésions discrètes, la stabilisation des lésions pérmettant aux malades de reprendre une vie active dans le milieu familial, toutes considérations qui sont en faveur de cette théorie.
__ Pneumothorax- créé pour lésions discrètes, pneumothorax rendu rapidement efficace, telle est la ligne de conduite que conseille le docteur LÉON-
KiINDBERG, sinon « plus tard on risque, après section
de brides de voir le poumon,demeurer rigide en dépit d’un succès opératoire immédiat, et c’est dans les cas tardifs qu’on voit se produire une complication
redoutable, la perforation pleuro-pulmonaire ».
C’est, environ dans les six premières semaines qui suivent la création d’un pneumothorax, qu’on peut juger de son efficacité et l’un des tests de guérison est, avec la reprise de l’état général, la disparition des BK dans l’expectoration après examen direct, ho-
mogénéisation, inoculation au cobaye.
Il y a intérêt à faire un examen endo-pleural permettant l'étude des adhérences dans certaines formes avec mauvais état général, bilatéralisation, laryngite tuberculeuse, autres localisations tuberculeuses. Ce-
lui-ci permettra de reconnaître :
— leur situation par rapport aux lésions, elles sont situées souvent au-dessus des foyers du sommet, parfois s’insèrent sur la paroi d’une cavité ;
— leur épaisseur : sont souvent minces et transparentes, parfois fibroïdes, elles seront difficiles à
cautériser ; — leur nature : elles sont formées parfois de tissu pulmonaire, de conduits bronchiques, de vais-
seaux, et même de cavernes étirées ;
—— leur dimensions : variables, courtes, proches du
poumon malade ou d’un gros vaisseau, elles sont
dangereuses à sectionner, pañfois longues, elles traversent la cavité pleurale.
-— leur forme, fils ou cordons, piliers ou éventails,
L'examen endo-pleural permet aussi de reconnaître l’état de la plèvre, donnant souvent une impression de pronostie de la tuberculose dont est atteint le malade (CHABEAUX) et d’après A. MEYER, on peut opposer deux aspects anormaux de la plèvre :
les plèvres rouges et les plèvres blanches.
Dans le premier cas, la séreuse sera sensible, elle paraît hyperhémiée, on peut prévoir un épanchement prochain.
Dans le deuxième cas, la séreuse est blanche, il s’agit d’une plèvre rigide. C’est une séreuse peu sensible qui donne rarement un épanchement.
Si le pneumothorax s'avère inefficace, la section
de brides devient nécessaire, dans les six premières semaines, pour la majorité des auteurs. Pour Douapy le délai a pu être abrégé et l'intervention a pu être faite du cinquième au quinzième jour.
Les meilleurs résultats ayant été obtenus dans les pneumothorax récents sur des lésions jeunes arrêtant ainsi l’activité des foyers primaires, ce qui évite les complications immédiates ou tardives, bilatéralisation, dissémination, réactions liquidiennes, la plèvre n'étant plus tiraillée.
L'examen radiologique permet de supposer qu’à
coté du pneumothorax subtotal où la section parait