‹ Contribution à l'étude de la Chrysothérapie intra-pleuraleChapitre 25 sur 27 · BERG · texte numérisé non relu

BERG

La méthode compte quelques échecs, mais « nul n’a

prétendu qu’il s'agissait de victoires remportées à

Coup sûr ».

Comme aucune autre thérapeutique que la chryso-

thérapie n’a été instituée, il est indiscutable que ces

succès lui sont düûs.

Quels sont ces résultats ?

Nous les résumons brièvement.

Le cliché de Mme L.. montre que le pneumothorax gauche créé le 8 février 1940 est inefficace : « controélectif » même, avec de grosses brides apicales ; les cavernes ont doublé de volume. Après une série de sels d’or, les brides deviennent transparentes et une première pleurolyse est rendue possible, mais incomplète; il reste une bride trop courte et dangereuse, le pneumothorax cst « sub-total ». |

Une deuxième iilervoñtion fait disparaître la dernière bride : le pneumothorax est « total » et rentre dans la catégorie des pneumothorax efficaces.

Le pneumothorax gauche de la deuxième malade est créé le 12 septembre 1939, le cliché montre une caverne superficielle sous-tendue par des brides : impossibilité d'opérer.

Le 29 septembre la malade reçoit une seule piqûre

.de myoral (5 centigrammes), peu après le 14 octobre

le cliché montre une transformation radicale du pneumothorax : la fermeture apparente de la caverne avec persistance de trois brides devenues fili-

formes,

Au début de décembre l'intervention faite par P.

WEILLER est rapide et aisée.

LRQ, I

Les résultats généraux dans ces deux cas sont remarquables, l'opération qui eut été difficile, voire impossible chez notre première malade a pu être réalisée en deux temps.

La pleurolyse de la deuxième malade, grâce à la cure de sels d’or a été rapide et aisée, alors qu’on n'aurait pas osé intervenir sur l’aspect de la cavité qui paraissait superficielle. Le Docteur P. WEILLER lui-même ne l’aurait pas tentée, et ce n’est que sur Pinsistance de la malade que la première et seule in-

jection de myoral fut faite.

La chrysothérapie a donné des résultats impossibles à prévoir : la fermeture apparente de la cavité

et l’allongement des brides. Les douleurs provoquées ; par les sels d’or ont disparu rapidement dans le premier cas, elles ont nécessité la morphine chez notre deuxième malade qui, satisfaite des résultats, se déclarait prête à recommencer. C’est un des cas, somme toute, assez rare, nous l’avons rapporté parce que le résultat obtenu dépassait toutes les espérances.

L’exsudat, peu abondant, comme il est facile de

l’observer, s’est facilement résorbé.

Quant à l'opération, le Docteur P. WEILLER a observé que les plèvres étaient roses, et que l’aspect du parenchyme permettait de porter un bon diagnostic pour l'avenir.

Les résultats post-opératoires sont parfaits, les der-

pour res première ae n un de « efficace » chez Ja deuxième malade.

Page 1