Schmidt-Rimpler et Michel se servirent de la même tech
nique que Schwalbe dont nous exposerons plus loin les procédés.
arrivé qu'on puisse voir l'injection pénétrer dans la trame de la pie-mère surtout en se servant du bleu de Richardson. Chez les animaux ce fait est beaucoup plus fréquent avec n’importe quelle masse.
Sur une coupe longitudinale, mêmes observations ; mais on constate de plus que les fibres sont entièrement environnées par l'injection. De ces gaines on voit partir des prolongements entourant les fibres nerveuses, ce qui correspond au système décrit de fentes périfasciculaires.
Le point important est de savoir s’il existe là un système de voies séreuses. (Axel Key et Retzius ne disent pas lymphatiques.) Ilarrive, en effet, que la masse filtrant jusque dans l’intérieur mème des faisceaux, les figures ressemblent alors à celles que nous avons décrites dans les nerfs périphériques avec cette différence que dans ce cas, l'injection s’insinue non pas entre des faisceaux mais entre des fibres.
Lorsqu'on emploie une pression plus forte le liquide peut pénétrer encore plus loin. A l’endroit de la lame criblée il s’accumule, car les espaces entre les faisceaux sont plus grands ; à partir de cet endroit il pénètre dans la sclérotique et y figure un réseau en forme d'étoile entre les faisceaux conjonctifs.
En employant une masse très fluide on obtient une injection très abondante de la sclérotique. On peut également déterminer une injection de l’espace supra-choroïdien, mais avec une pression extrêmement forte. Chez le chien et le mouton on obtient ce passage plus
facilement.
Souvent nous avons pu obtenir aussi, surtout sur des animaux, une injection très étendue de l’espace situé entre la couche pigmentaire et le chorio-capillaire (toujours en poussant par le nerf optique.) »
Les termes dont se servent les anatomistes suédois sont fort nets. Ils injectent donc :
1° Un espace sous-pie-mérien ; quelquefois dissocient la pie-mère elle-même ;
2° Des espaces sous la gaine, conjonctive de chaque faisceau secondaire du nerf ;
3° Les interstices qui, dans le faisceau secondaire, séparent les uns des autres les faisceaux primitifs. Dans la papille, l'injection fuse entre les faisceaux nerveux dessinant une figure étoilée dont les pointes divergentes pénètrent plus ou moins loin dans la rétine environ nanie.
Ce système lacunaïire compliqué, dessiné par l’injection, est celui dans lequel on trouve la trame conjonctive et surtout névroglitique du nerf. Il ne peut être question d’un appareil lymphatique canaliculé, jamais aucun auteur n’a pu y déceler une cellule endothéliale.
Au demeurant, le fait d’injecter le nerf optique rétro-bulbaire fut réalisé de nouveau plus récemment par Khunt et surtout par Knies (1). Ce dernier auteur cependant, n’insinuait pas sa canule dans le nerf optique intact. Il coupait ce nerf au ras du bulbe, introduisait dans le centre l’instrument mis en communication avec
un ballon comme pour les injections de sérum et réussit