PREMIÈRE PARTIE
Circulation artérielle du nerf optique et du chiasma.
Nerfs optiques, chiasma et bandelettes reçoivent leurs artères de sources différentes.
Au nerf optique on doit considérer deux zones. Une intra-orbitaire, irriguée par des affluents de l’artère ophtalmique, l’autre intra-cranienne partageant la même source vasculaire que le chiasma.Quant à la bandelette, elle est alimentée dans sa partie postérieure par une artère bien définie, la choroïdienne antérieure, et constitue un troisième territoire faisant suite aux deux autres.
Le chiasma emprunte ses artères à la carotide interne directement pour sa face latérale et antéro-inférieure.
Sa face supérieure est irriguée par un certain nombre
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de branches de la cérébrale antérieure ou de la com-
muniquante antérieure. On voit particulièrement deux
artères assez volumineuses descendre paires et symétriques de chaque côté. Les plus externes qui sont les plus grosses se prolongent sur les nerfs optiques et, suivant la face supérieure, atteignent le foramen optici en s'épuisant graduellement.
Les ramifications de ces vaisseaux forment le réseau pie-mérien lequel est renforcé au bord adhérent du chiasma sur d’autres petites artérioles provenant des cérébrales antérieures.
La face inférieure du chiasma reçoit dans l’immense majorité des cas une artère, née soit de communiquante postérieure, soit directement de la carotide. Ce vaisseau se divise en deux branches, l’une destinée à la pituitaire, l’autre abordant la portion chiasmatique de la bandelette. Celle-ci atteint ensuite la face antérieure du chiasma et se termine en se ramifiant à ce niveau.
La bandelette reçoitses artères de deux sources,selon qu’on considère sa portion antérieure ou la postérieure. En avant, elle reçoit des affluents de cette artère optico-hypophysaire dont nous venons de parler. En arrière, elle est nourrie par la choroïdienne antérieure. Ce vaisseau volumineux qui se met en rapport intime avec elle, lui envoie d’abord de petits rameaux qui perdent leur indépendance dans la pie-mère. En plus de ceux-ci, elle alimente le tissu profond des bandelettes par des branches nées de ces artères thalamiques qui s’enfoncent dans la profondeur en traversant au nom-
bre de deux ou trois les tractus optici.
Le nerf optique intra-orbitaire enfin possède des branches collatérales de l’ophtalmique, qui s’insinuen dans sa gaine durale avant d'aborder le réseau pial. Une des artérioles née soit du tronc originel, soit de la centrale, soit de vaisseaux ciliaires, constitue la première branche issue de l’ophtalmique ; elle est destinée uniquement à la gaine externe du nerf. D’autres naissent plus bas, soit des ciliaires internes soit des externes, et plongent dans la profondeur, rejoignant après un très court trajet superficiel, le réseau pie-mérien qu’elles abordent le plus souvent en bas et au dedans.
A ce système qui fournira des branches pénétrant de dehors en dedans il faut ajouter celui de l’artère centrale de la rétine. Celle-ci pénètre dans le tronc optique d'enfants nouveau-nés de 5 à 7 millimètres en arrière de l'insertion bulbaire, après un trajet caché dans l'enveloppe durale. Elle gagne immédiatement le centre du nerf, donne des rameaux et parvient à la papille où elle émet ses divisions terminales rétiniennes. Il est exceptionnel, croyons-nous, qu’elle fournisse des branches à la lame criblée.
Les capillaires que l’on rencontre dans le nerf optique, chiasma et bandelettes, proviennent du réseau piemérien qui s'étale à la surface. Formé de mailles polygonales larges, en renfermant à leur tour de plus fines, il constitue le réservoir intermédiaire aux grosses artères et aux branches interstitielles. Au milieu des fibres nerveuses les artérioles se comportent d’une façon identique. Les unes longues, les autres courtes, elles pénè-
trent plus ou moins loin dans le nerf. Elles se partagent