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glande hépatique. { Voir notre « remarque importante », de la fin du chapitre IT).
L'anomalie veineuse congénitale semble donc èlre la cause de l’altération secondaire du foie. Or, les troubles spléniques associés, la topographie même des lésions hépatiques, conduisent à discuter cette filiation qui pourtant a été admise également par Niro-Masuda. Celui-ci considère que l’anomalie de la V. O. est la cause de la circulation sanguine anormale du foie, de l'altération du foie, de l'induration de la rate, de l'anémie et des phénomènes de stase.
Baumgarlen au contraire subordonne l'altéralion veineuse à une hypoplasie congénitale du foie, la splénomégalie lui étant secondaire. Il interprète la splénomégalie non seulement comme une conséquence de la stase sanguine, mais comme une compensalion, la rate remplaçant la fonction du foie hypoplasique.
Même opinion pour Benqué. Pour lui, la présence d'une quantité d’autres anomalies organiques semblerait confirmer son hypothèse : rate échancerée, double” veine avec lobulation embryonnaire et formation kystique, aspect mamelonné de la muqueuse stomacale.
L'opinion récente de M. Hanganñutz nous paraît plus conforme à la réalité des faits. Pour celui-ci, la persistance de la V. O. a favorisé chez un individu atteint de cirrhose splénoméga-
lique, l'apparition sur la paroi abdominale de ces grosses
veines torlueuses constituant pour cette forme spéciale, le symplôme le plus caractéristique el le plus visible. Cette ectasie veineuse étant apparue tardivement au cours d’une cirrhose, laisse à penser qu’elle ne résulte pas d'une malformation hépatique congénitale.
L'opinion des anatomistes (Wertheimer) qui apportent des arguments en faveur d'une perméabililé veineuse acquise, de formation nouvelle, dans le cordon fibreux ombilical, canalisant le courant sanguin en suivant une zone de moindre résistance, nous semble élucider la question de la priorité de l'altération veineuse, el nous pensons avec Wertheimer que cette perméabililé s'établit secondairement, réalisant ainsi une voie de dérivalion ombilicale complémentaire. C'est donc la cirrhose qui
ÉD
se montre la première en date, et nous sommes, par conséquent, en présence d’un type tout particulier. En effet, les modifications de volume du foie sont contingentes. Ce qui domine le tableau clinique c'est l’hypertrophie considérable de la rate, celle-ci presque toujours en particulier dans les observations n° 2? et n° 9, existait de longue date et on peut penser qu’à la faveur de cette longue évolution, la distension veineuse pathologique avec ses conséquences a pu se réaliser.
Les symptômes qui donnent sa caractéristique au syndrome : de Cruveilhier-Baumgarten méritent donc à juste litre de rentrer dans le groupe des hépatites d'origine splénique dont le Professeur Chauffard a, depuis 1899, établi l'existence, expérimentalement (24) et par des faits cliniques (2).