A TOUS LES MIENS ET À MES AMIS
ms A Monsieur Le Proresseur Fécix LEGUEU
bi > Professeur de Clinique Urologique à la Faculté :.0 Chirurgien de l’Hôpital Necker Membre de l’Académie de Médecine Commandeur de la Légion d'honneur
Qui nous a fait le grand honneur de présider cette thèse.
A Monsreur LE Docteur J. FISCH
Chet de Laboratoire à la Clinique Urologique de l'Hôpital Necker
Qui nous a inspiré le sujet de cette thèse et guidé de ses conseils
Témoignage de notre vive reconnaissance.
\ COEXISTENGE DE LA COLIBAGILLOSE
GÉNÉRALITÉS j
Nous n'avons pas la prétention de faire l’historique de cette question. Nous voulons simplement rappeler que déjà depuis longtemps les urologues ont cherché à nous montrer les difficultés de diagnostic qui peuvent surgir de cette association ; on connaît depuis fort longtemps l'importance clinique des associations microbiennes au cours de diftérents processus morbides.
Actuellement tous les auteurs sont d’accord pour reconnaître le mutuel appui que se prêtent les virus ; un premier germe faisant le lit d’une infection ultérieure. La maladie primitive en affaiblissant l’organisme et en diminuant ses moyens de défense appelle la maladie seconde.
En effet Albarrau en 1897 (Annales des maladies des organes génito-urinaires) nous cite un cas d’une jeune fille de 17 ans qui a fait une pyélonéphrite
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caractéristique avec urines troubles, phénomènes cystalgiques, chez laquelle on a pu mettre en évidence le bacille de Koch et le colibaciile dans les urines.
M. le Professeur Legueu a souvent insisté dans plusieurs de ses leçons cliniques et il a inspiré des thèses et des travaux sur ce sujet.
Mentionnons, parmi eux, la thèse de G. Lewin concernant l'infection secondaire dans la tuberculose rénale (1928) et le travail très intéressant de M. Canéla (thèse de Paris 1931).
M. le Dr Fisch, à Necker, parle de cette association au point de vue microbien et il dit: « Dans le cas où la présence de plusieurs microorganismes est constatée, il est important de chercher à localiser la provenance de chacun, car ils peuvent être issus de lésions différentes ».
Jusqu’à la vessie,les reins et les uretères peuvent être considérés comme des organes séparés et nous allons voir que même sur un seul rein le même mécanisme se produira : les deux micro-organismes de deux espèces différentes s’établiront sur le tissu à la manière de deux colonies microbiennes sur une plaque de gélose, elles ne se confondront pas et prolifèreront in situ avec plus ou moins d'activité suivant leur aptitude à s’assimiler les éléments du milieu aux dépends duquel elles vivent.
M. Verliac au point de vue anatomo-pathologique apporte des pièces démontrant que les lésions se développent séparément.