‹ Contribution a l'etude de la Colite Amibienne Chronique EuropeenneChapitre 13 sur 33 · PC NI · texte numérisé non relu

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hépatique. La rate est percutable, la corde colique palpable. Les douleurs du lobe droit sont facilement confondues avec des douleurs vésiculaires, et la colite pourra en imposer pour une cholécystite avec ses crises brutales, ses coliques, se terminant par des évacuations bilieuses (SPÉDER).

La forme appendiculaire.

Un état colitique peut s'accompagner de l’endolorissement du point de Mac-Burney. Les nausées, les céphalées, la constipation, peuvent faire penser à tort à une appendicite chronique ou subaiguë, mais le traitement spécifique fera disparaître la réaction appendiculaire, en même temps que la colite. Dans une observation de RACHET, nous voyons une crise d’appendicite subaiguë chez une femme dont le mari souffrait depuis des années d’une diarrhée chronique rebelle. L’éosinophilie fit suspecter une parasitose et les recherches aboutirent au diagnostic d’amibiase latente.

La forme cérébrale.

BAUMEL a publié le cas d’un malade qui avait une dysenterie amibienne typique à Salonique. 12 ans plus tard, il présentait des troubles cérébraux marqués survenus peu à peu avec aboulie et asthénie psychique, accompagnées de sensations vertigineuses incessantes et très désagréables : Le malade souffrait de quelques douleurs gastriques et accusait l’émission de nombreux gaz intestinaux fétides. Les examens clinique, radiologique et coprologique étaient négatifs. Un traitement antiamibien amenait la guérison complète.

MarsraJ et WEINMANN ont très fréquemment observé des syndromes nerveux et psychiques : « Tantôt irrités, tantôt profondément déprimés, les malades courent de consultation en consultation, écoutant au commencement pleins d'espoir et désillusionnés par la suite, une interminable série de diagnostics. Cette irritabilité nerveuse, avec une instabilité profonde du système nerveux végétatif, quelquefois accompagnée d’une déchéance physique accentuée, amène le clinicien aux diagnostics les plus contradictoires, depuis celui de neurasthénie ou psychasthénie, jusqu’à celui de tuberculose pulmonaire. Il s’est ajouté à la dépression nerveuse, chez 80 % de nos malades, une céphalée qui, très souvent — 46,7 % — a été jusqu’au cadre complet de la migraine, avec troubles visuels, vomissements, vertiges,etc..»

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