‹ Contribution a l'etude de la Colite Amibienne Chronique EuropeenneChapitre 21 sur 33 · LEA · texte numérisé non relu

LEA

soupçonne la possibilité d’une amibiase, on doit instituer la cure antiamibienne d’épreuve. Elle n’est jamais dangereuse et permettra souvent de guérir des malades jusque-là réfractaires.

PorTo : « La meilleure preuve est fournie par les succès obtenus par la thérapeutique amibienne spécifique, dans des cas considérés comme rebelles ou incurables ».

MARTIN : « Enfin, même après plusieurs examens coprologiques négatifs, si certaines colopathies résistent à une thérapeutique anticolitique classique, n’hésitons pas à tenter un traitement d’éprouve antiamibien ».

Au point de vue purement scientifique, il ne faut cependant pas perdre de vue qu’il n’existe en réalité qu’un seul signe pathognomonique de l’amibiase, c’est-à-dire la présence d’amibes ou de kystes dans les matières. Aussi nous nous rallions à l’opinion prudente de BENSAUDE et RACHET (« Rectocolites hémorragiques et purulentes », Rapport au Congrès des Colites, 1935) :

« Nous ne répèterons jamais trop qu'en cas de négativité constante, nous devons toujours pratiquer de parti-pris un traitement antiamibien d’épreuve qui pourra guérir le malade. Qu'on admette qu’il s’agit là d’une dysenterie amibienne méconnue ou qu'on envisage cette action, dans les cas heureux, comme une thérapeutique utile, mais qui n’implique pas forcément par sa réussite qu’il s'agissait d’une amibiase camouflée. Il y a, en effet, des rectocolites graves non amibiennes qui sont améliorées ou guéries par des traitements que nous n’osons plus dire absolument spécifiques ».

Page 1