LE TRAITEMENT INTESTINAL NON SPECIFIQUE
Les crises aiguës.
Pendant les poussées aiguës, on prescrira le repos au lit, des compresses chaudes sur l’abdomen. Le cas échéant, on soutiendra l’état général par des piqûres d'huile camphrée et des tonicardiaques.
La colite chronique.
La colite amibienne étant presque toujours accompagnée de colite para-ou sur-amibienne, on a intérêt de soigner l’intestin malade (comme dans la colite résiduelle postamibienne) par des pansements rectaux, des lavements mucilagineux au dermatol, au carbonate de bismuth, au novar, au collargol ou de faire des injections de bactéintestiphage.
En cas de constipation, on donnera de l'huile de paraffne, une à trois cuillerées à soupe par jour, ou des mucilages à la même dose. On pourra aussi donner une cuillerée à café d'huile de ricin le matin à jeûn. Le sous-nitrate de bismuth, à la dose de 15 à 20 grammes, protègera les muqueuses et aidera efficacement la cicatrisation. On peut adjoindre, d’autre part, au traitement spécifique, la vaccinothérapie, les rayons infra-rouges, la diathermie, etc...
En cas de diarrhée, on donne le bismuth à petites doses, lélixir parégorique, le laudanum, le charbon, le carbonate de chaux, des confitures de myrtilles ou de coings. Les vaccins et la physiothérapie complèteront heureusement le traitement.
Les insuffisances hépatiques, les déficiences de l’état général, l’anémie, etc., seront traités par une thérapeutique appropriée.
SF