‹ Contribution à l'étude de la conception pathogénique actuelle des colibacilles et infections d'origine intestinaleChapitre 14 sur 14 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Si les colibacilloses relèvent parfois d’une infection exogène et d’une contamination par voie ascendante, c’est dans la grande majorité des cas, à l'infection endogène qu’il faut attribuer les infections à colibacilles purs ou associés.

IT. — La voie descendante des infections à point de départ intestinal, qui constituent la maladie exentérale, est, comme des travaux récents l’ont démontré, composée de quatre étapes : intestinale, lymphatique, sanguine et d’élimination.

TIT. — L'étape intestinale est la première en date. Le gros intestin est le réservoir de virus, d’où les colibacilles et parfois l’entérocoque et d’autres germes qui y prolifèrent, gagnent la circulation et, de là, tous les organes. Cette émigration peut relever de plusieurs causes. D’une part, le germe franchit la muqueuse du cæcum ou du côlon ou, pour certains auteurs, du rectum, muqueuse qui constitue, à l’état normal, une barrière infranchissable pour lui, à l’occasion d’un trouble entraînant des lésions

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minimes. D'autre part, il semble certain que le cohibacille peut, par le fait même qu’il se trouverait anormalement dans l'intestin grêle, franchir la muqueuse de celui-ci qui n’offre pas la même imperméabilité.

[V. — L'étape lymphatique dans la migration des germes est admise depuis les travaux de Calmette en ce qui concerne le bacille de Koch, depuis les travaux de Reizzy pour le bacille d’Eberth. Les expériences récentes de MM. CamsesséDpès et Bour- GEois ont démontré que cette voie est aussi celle qu’emprunte le colibacille pour passer de l’intestin dans le sang.

V. — L'étape sanguine, longtemps discutée, a été très étudiée par Fiscx. Son existence est confirmée par les faits cliniques de septicémie et de bactériémie. Celle-ci est beaucoup plus fréquente que celle-là et l’hémoculture, dans un très grand nombre de cas est négative alors que la centrifugation du sang permet d’y déceler des corps microbiens.

VI. — La dernière étape de la migration du colibacille dans l’organisme constitue l’étape d’élimination. Quand elle se fait par l’émonctoire rénal, elle se traduit dans un premier degré par la colibacillurie. Si les germes éliminés rencontrent dans l’urine un milieu favorable à leur multiplication (hypoacidité

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urinaire ou obstacles à l’évacuation), le deuxième degré survient avec une pyurie surajoutée à la bactériurie et signant l'atteinte des voies urinaires. L'ensemble constitue le syndrome entéro-rénal.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de thèse, ROUSSY TANON.

Vw ET PERMIS D'IMPRIMER :

Le recteur de l’Académie de Paris,

CHARLÉTY.

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