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Dans le chromate, le fer est peu passivé, tandis que dans le bichromate, la passivation est plus marquée; enfin, dans l'acide chromique, la passivation est très forte.
La passivation due à l’iodate est du même ordre de grandeur que celle due au chromate. Au contraire, le fer est plus passivé dans le périodate et dans le permanganate, et encore beaucoup plus dans l'acide permanganique, fait à rapprocher de la forte passivation dans l'acide chromique.
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Fig. 8. — Potentiel du fer dans les oxydants
Il est à remarquer aussi que les courbes de variation du potentiel avec le temps ont une forme semblable dans tous les oxydants : le potentiel part d’une certaine valeur — valeur qui dépend certainement du temps qui s'écoule entre le moment où la solution arrive au contact du fer et le moment où l’on fait la première mesure de potentiel — puis monte et, en quelques heures, arrive à une valeur limite, qui semble indiquer que l’équilibre est atteint. On peut déduire de l'allure de ces courbes que la passivation du fer n’est pas instantanée, — tout comme l'activation —. [Il semble que la transformation de la surface du fer en une surface plus noble — film d'oxyde ou film d'oxygène — demande un certain temps. Et, comme il est nécessaire que {foute la surface du fer soit modifiée pour avoir un potentiel noble, on comprend que la passivation maxima ne se manifeste qu'au bout d’un certain temps.
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Voici d’ailleurs les valeurs obtenues pour le potentiel du fer électrolytique, par rapport à l’électrode platine/chlorure mercureux/chlorure de potassium saturé, dans les différents oxydants employés (fig. 8) :
VALEUR COURBES OXYDANTS VALEUR INITIALE à