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TROISIÈME PARTIE

POTENTIEL du FER en l'ABSENCE d'OXYGÈNE

Toutes les expériences précédentes ont été faites à l’air, avec des solutions qui contenaient certainement de l’oxygène dissous. Les expériences qui vont suivre metlent nettement en évidence le rôle prépondérant que joue ce gaz dans la plupart des méthodes de passivation du fer.

Nous avons repris un grand nombre des mesures précédemment faites, mais en nous mettant à l'abri de l'air le plus soigneusement possible. Les nombres trouvés ainsi diffèrent totalement de ceux que nous avions obtenus jusqu'ici, et nous verrons que, sans oxygène, il n’y a plus possibilité de passivation par des solutions qui, à l’air, donnent au fer des potentiels relativement très élevés.

Ainsi, la passivation par les ions OH ne se produit pas si la solution alcaline est rigoureusement exempte d'oxygène.

Dans la soude normale désaérée par barbotage, pendant 4 heures, d’un courant d'azote soigneusement privé d'oxygène, un barreau d'acier doux donne un potentiel de — 0v.96 (alors qu'à l’air on avait — Ov.20). La soude désaérée par passage d’un courant d'hydrogène pendant une heure impose au fer un potentiel de — 1v.05. 11 semble que l'hydrogène désaère plus vite et plus complètement la solution. Dans ces deux cas, si nous remplaçons le courant de gaz inerte par un courant d'air, le potentiel remonte aussitôt à — 0 v. 22.

Nous avons essayé de priver d'air la solution par un moyen plus rapide, en employant un réducteur : dans de la soude additionnée d’hydrosulfite, nous avons ainsi trouvé un potentiel de — 0 v. 69 en opérant à l'air et de — 0 v. 85 en opérant en atmosphère d'azote.

Les expériences qui suivent montrent que l'oxygène est de même indispensable à la passivation provoquée par les sels de certains anions :

a) Dans le carbonate de soude à 1 % désaéré par un courant d’azote, le potentiel le plus bas obtenu a été de Ov.84; un courant d'air produit immédiatement une montée du potentiel à 0 v. 42, et celui-ci s'élève ensuite lentement pour arriver en quelques heures à — 0v.08. La désaération de la solution par lhydrogène nous a permis d’avoir — 0 v. 88.

b) Dans une solution de bicarbonate de soude à 1 % désaérée par un passage durant 3 heures d’un courant d'hydrogène, et dont le pH mesuré à la

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