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CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Après quelques expériences qualitatives qui ont mis en évidence le rôle important que joue dans la corrosion le couple d’aération différentielle de la solution d'attaque, nous avons cherché, dans ce travail, à évaluer la valeur des différents couples auxquels on attribue en général la corrosion du fer. Nos recherches ont surtout porté sur la mesure du potentiel du fer et des constituants de l’acier dans différentes conditions.

1) Potentiel du fer.

Nous avons étudié les différents facteurs qui agissent sur ce potentiel, . Nous avons vu que ce dernier pouvait varier entre des limites très éloignées, puisque les différentes valeurs obtenues pour le fer électrolytique vont de — 1v.14 (suractivation du fer par l’hydrogène cathodique dans la soude) à + 1v.18 (dans l’acide permanganique), soit une variation totale de 2 v. 3.

De nos mesures, il ressort donc que le fer peut présenter comme potentiels des valeurs très nombreuses et très différentes les unes des autres; les expressions de fer « passif » et de fer «actif» n’ont pas de sens absolu. /1 Ty a que des degrés de passivité, des degrés d'activité ».

Dans notre étude de la passivation du fer, nous avons montré que cette passivation ne peut avoir lieu qu'en présence d'oxygène ou d'un oxydant : les ions OH, les anions passivants, ne passivent que si la solution est aérée. Un courant d'oxygène lui-même a une influence nettement passivante dans une solution dépassivante.

Nous avons mis en évidence l’action activante de certains anions, l’action passivante de certains autres.

Nos mesures du potentiel du fer dans les oxydants nous ont conduit à admettre que ces derniers donnent au fer un potentiel d'autant plus élevé que leur pouvoir oxydant est grand, ce qui permet un classement de ces oxydants. Nous avons montré d’ailleurs que cette passivation peut être annihilée par la présence d’un acide activant, comme l’acide chlorhydrique.

Par des expériences faites en absence rigoureuse d'oxygène, donc à l’abri de toutes causes de passivation, nous avons pu étudier la variation du potentiel du fer avec le milieu : nous avons pu en conclure que le pH «a une influence

{rès marquée sur le potentiel, ce dernier étant d'autant plus négatif que le pH est plus élevé.

Enfin, la formation d'hydrogène cathodique à la surface du fer donne à ce dernier les potentiels les plus bas que nous ayons pu mesurer, et nous avons émis l'hypothèse que nous avions dans ce cas une électrode à hydrogène.

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2) Potertiel des constituants de l'acier.

Nous avons étudié le sulfure, le carbure et le phosphure de fer. Ces deux derniers corps n’ont pu malheureusement être obtenus dans des conditions de pureté satisfaisantes. Néanmoins, les chiffres obtenus indiquent nettement que ces divers composés possèdent toujours un potentiel notablement supérieur à celui du fer. En milieu neutre, par exemple, la différence entre ces potentiels est de 0v.80 environ. De plus, nous avons pu remarquer que ces Corps possèdent une tendance à se passiver, semblable à celle que manifeste le fer dans les mêmes milieux.

TABLE des MATIÈRES

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