‹ Contribution à l'étude de la Coxa VaraChapitre 3 sur 12 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

En 189%, Kocher faisait paraitre, dans la Deulsche Zeitschrift für Chirurgie, un important mémoire, dans lequel il fixait les traits principaux d’une affection encore obscure de la hanche, qu'il proposait de désigner sous le nom de Coxa vara. Quelque temps après, Bruns et Hofmeister lurent aû Congrès allemand de chirurgie, tenu à Berlin, une note sur la même aflection, à laquelle ils appliquèrent également le nom de coxa vara. Un chapitre nouveau de la pathologie de la hanche venait d'être ouvert; les observations, bientôt, se multiplièrent, qui vinrent élargir les données établies par les chirurgiens de Vienne et de Tubingue, et cette affection, dont on à pu relever à peine trois observations mal définies dans la httérature des cinquante années précédentes, compte aujourd'hui environ 90 cas publiés et étudiés.

L'articulation de la hanche présente souvent à l’observation directe un accès malaisé; la coxa vara. est relativement rare: voilà deux des raisons qui expliquent son introduction récente dans la nosolegie. Mais la principale est que cette affection prête, sous différents rapports, à de nombreuses erreurs de diagnostic.

Cependant, 1l est permis de se demander si cette dernière particularité n’explique pas aussi la fréquence remarquablement croissante de la coxa vara, à la suite des travaux de Kocher et d'Hofmeister. L'étude que nous

AS avons essayée de nombre de publications faites sur ce sujet nous conduit à l’idée que les matériaux ont élé accumulés trop hâtivement dans l'édification de la nouvelle entité morbide. C’est son caractère incertain et encore mal défini que nous nous proposons de mettre en lumière: faisant une enquête de détail, nous étudierons les formes atypiques, qui se sont accusées peu à peu. Nous basant sur.les observations qu'il nous a été donné de faire, nous essaierons de discuter la nature de certains faits étiquetés coxa vara, et de déterminer à quelles déformations du col du fémur il convient de réserver celte appellation.

La prenuèré idée de ce travail revient à M. le prolesseur agrégé Nové-Josserand. Nous sommes heureux de lui apporter 1c1 l'hommage de notre profonde gratitude pour les conseils qu'il nous a prodigués et pour la bienveillance qu'il nous a toujours témoignée.

M. le professeur Pollosson nous fait l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse; qu'il veuille bien recevoir l'assurance de notre respectueuse reconnaissance.

Nous tenons à exprimer à notre premier maitre, M. le professeur Bousquet, de Clermont-Ferrand, notre vive gratitude pour l'accueil plein de bienveillance que nous avons toujours trouvé auprès de lui.

Que ceux de nos maîtres militaires qui nous ont témoigné de l'intérêt soient assurés de notre sincère reconnaissance.

Merei enfin à notre camarade, le D' Troude, qui a bien voulu mellre à notre disposition son talent de dessi-

naleur.

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