‹ Contribution à l'Étude de la Coxa Vara TraumatiqueChapitre 16 sur 28 · ROLE · texte numérisé non relu

ROLE

Sur la face externe du fémur et du grand trochanter, on pratique une incision d'environ 12 centimètres qui aura son milieu à quatre travers de doigt du sommet du trochanter. On arrive, à travers les plans superficiels, sur l'os. Le périoste est fendu sur la face antéro-externe du fémur, en partant de la base du trochanter, et récliné à la rugine sur une longueur de 4 ou 5 millimètres.

Nous arrivons au temps le plus délicat à exécuter. On applique le tranchant de l’ostéolome, à lame mince et de largeur moyenne, à la base du trochanter et on commence la section de l'os en se dirigeant en bas, en dedans et un peu en arrière. L'instrument très obliquement tenu tend, au début, à déraper ; aussi doit-on le maintenir solidement et frapper à petits coups. Quand l’entaille est amorcée et que les échappées ne sont plus à craindre, on peut frapper plus vigoureusement. Lorsqu'on croit approcher de la face interne du fémur, on peut ou terminer l’ostéotomie au ciseau, mais il faut aller prudemment pour ménager les tissus voisins, ou compléter la fracture par des mouvements imprimés,au membre (ostéoclasie manuelle de Farabeuf) (43). On porte alors le fragment inférieur en extension, adducton et rotation en dedans de manière à voir si la déviation peut être corrigée et n’est pas empêchée par une bride fibreuse, un muscle rétracté (les adducteurs) dont la section s'imposerait.

On fait ensuite l'hémostase et la suture des parties molles. Puis on réalise l'extension continue et l’abduction avec l'appareil d'Hennequin. On débute par 3 kilos et on augmente petit à petit jusqu'à 6 ou 7 kilos. Au bout de 2 mois, on lève l’appareil et on commence à masser les muscles menacés d'atrophie ; puis, gymnastique et électricité.

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