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l'eau donne par évaporation, des formes cristallines très nettes.
Worm Müller (1) a montré que la eréatinine absolument pure ne possède pas la propriété de dissoudre l’oxyde cuivrique en solution alealine.
La créatinine réduit l'oxyde cuivrique en solution alealine ; la réduction commence lentement entre 60° et 70° ; elle n'est complète que vers 90°-100°, el cela seulement après quelques minutes Le pouvoir réducteur est faible, car une molécule de eréatinine ne réduit à la température de lébullition que 0,75 moléeule d'oxyde euivrique.
Par contre, la créatinine possède la propriété de pouvoir maintenir en solution l'oxyde cuivreux formé par d’autres substances réductrices (sucre) (2).
L'hypobromite de sodium décompose complètement à froid une solution de créatinine (3), dont tout l'azote se dégage. Ce fait est important à connaître, car lorsqu'on dose l’urée dans
(1) Pfluger’s. Archiv. f. d. ges. Physiologie, 27.
(2) D'après W. Müller, la précipitation ou la solution de l'oxyde cuivreux déjà formé dépend des proportions relatives de sucre, de cuivre et de créatinine. L'auteur conseille de modifier la réaction de Trommer de la façon suivante, pour rechercher des trates de sucre dans l'urine :
A 5 cc. d'urine on ajoute 2 à 3 ce. de potasse normale et de 1 à 3 ce. de sulfate de cuivre à 2,5 0/0; on chauffe pendant une demiheure à 70°. I] se forme sûrement un précipité d'hydrate euivreux pour une proportion de sucre de 0,025 0/0. La réaction est assez sensible pour que l'absence de précipité indique qu’il y a moins de 0,025 0/0 dans l'urine ; mais une précipitation n'indique pas forcément la présence de sucre.
(3) Magnier de Lasource. Bulletin de la Société chimique, t. XXI, p. 294.
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Hair — Vurine par l'hypobromite, au volume d'azote dégagé par l'urée vient s'ajouter l'azote de la créatinine, ainsi que la moitié de l'acide urique. L'erreur due à la créatinine augmente de 0,5 à 1,2 le nombre de grammes d'urée trouvé par 24 heures.
Chauffée pendant 24 heures à 100° dans des tubes fermés, avec une fois et demie son poids de baryte et une quantité d'eau suffisante pour dissoudre le tout à chaud, la créatinine fournit la méthylhydantoïne (1) ou méthylglycolylurée. IT est donc possible que la méthylhydantoïne soit l’un des termes d'oxydation dans la transformation de la créatinine en urée au sein de l'organisme. |
En faisant agir l’acide azoteux sur une solution aqueuse de créatinine, Dessaignes (2) a obtenu une base nouvelle à laquelle il avait donné la formule C’H'°Az'0*. En étudiant de plus près cette réaction, Marcker a montré qu'il se formait deux bases isomères répondant à la formule C‘H°Az‘0°.
En faisant bouillir une solution de créatinine avec de l’oxyde
mercurique, Dessaignes a obtenu de la méthyluramine. __ Neubauer a pu obtenir la même transformation de la créa-
tinine à l’aide du pérmanganate de potasse ; il a observé en même temps la formation d'acide oxalique.
Enfin ce méme auteur a préparé l’iodure d’éthylcréatinine en
chauffant à 100° en tube scellé pendant plusieurs heures un |
mélange de créatinine, d'alcool absolu et d'iodure d’éthyle. L'iodure d'éthylcréatinine décomposé par l’oxyde d'argent a fourni l'hydrate d’éthylcréatinine, corps cristallisé avec une molécule d’eau de cristallisation et dont la formule est C'HŸAz'0.0H + H°0. ù
| (4) Neubauer: Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXXVIL, p. 288. (2) Compt.-rend. de l'Acad., t. XLI, p. 1258.