‹ Contribution à l'étude de la cure radicale des sinus frontales chroniquesChapitre 3 sur 17 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

tales ; dans la récente discussion à laquelle j'ai déjà fait allusion, Terrier et Quénu ont tiré de leurs souvenirs des observations de 189% 1895 où sans parti pris de procédé, ils avaient fait le nécessaire et guéri leurs malades.

Dans ces tentatives de cure radicale, le manuel, et ce sera notre conclusion, à été d'échapper à tout procédé systématique, de se laisser guider là comme ailleurs par les lésions, en faisant une opération atypique, non réglée, appropriée à chaque cas.

A cet égard nous avons trouvé une preuve éclatante de cette nécessité d'être éclectique, dans l'étude des documents qui nous ont servi à ce travail.

Le docteur Martin nous a réuni en effet 11 cas de trépanation de sinus frontal. Le premier opéré en 1897 dans le service de Quénu ; 3 chez Monod et enfin les sept derniers à Angers. Tous ont guéri, mais 5 ont dû être opérés deux fois, quand le chirurgien, ainsi qu'il le dit lui-même, voulut exécuter un procédé classique, le plus souvent un Ogston-Lue, au lieu de suivre les lésions, sans préoccupation d'opération réglée, au lieu de varier les manœuvres comme est variable la hauteur, la profondeur et l'anatomie des sinusites frontales suppurées chroniques.

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