‹ Contribution à l'étude de la cure radicale des sinus frontales chroniquesChapitre 5 sur 17 · HU · texte numérisé non relu

HU

Diamètres

ni

Observations

Hauteur Paroi ant.

Paroi Post.

Cloison

Transverse

0,051 0, 001 0,037 0,030 0,037 0,037 0,010 0,019 0,045 0,029 Û Cloison dans S.D.

0,031 5|0,04810, 00210 Diverticule à D. 0,008, 510,047 Petite cloison à G.

0,01910,007|0,003 0,023 910,052|0,01610,00810,002 910,01410, 020 0,01710,017|0,008|0,003 02|Divertieule de 0,008 à D. 0910,01510,018 0,03510,025/0, 006|0, 002 0,030 10,025 0,04010,01910,007/0,001 0,020 |0, 024 0,01110,012/0,00610,003/0,002|Cloison à D. de 0,001. 0,027|0, 010 0,02510,017/0, 0060, 001 |0, 003 0,024|0,018 910,02010,01810,00910,003|0,002 910,018[0,016 710,024|0,050/0,006/0, 002,0, 002/11 semble qu'il y ait un 710,03710, 048 3e sinus médian-séparé par une cloison de 0,002.

Comme on peut le constater les dimensions sont fort variables mais loin de se rattacher à l'opinion de Testut, il me semble que les sinus frontaux ne sont pas de dimension moindre chez la femme, le diamètre antéro-postérieur me donnant une moyenne supérieure à celle de l'homme.

Les sinus frontaux sont au nombre de deux séparés par une cloison médiane, appelée cloison intersinusienne d'une épais-

seur variant de { millimètre à 15; plus épaisse généralement à sa base qu'à son sommet, cloison présentant parfois des amincissements où des épaississements et sur laquelle vient se greffer d’autres petites cloisons perpendiculaires. Cette cloison est souvent déviée de la ligne médiane et présente des sinuosités. Sieur et Jacob ont observé 3 fois sur 20 une telle déviation de la cloison intersinusienne que l'un des sinus empiélait sur l’autre, le surplombait presque. J'ai constaté cette disposition anatomique 2 fois. La cloison devenait presque parallèle à l'arcade sourcilière. Sur 41 sujets la cloison était déviée 14 fois à droite et 3 fois à gauche.

Cruveilhier prétend que cette cloison est presque toujours perforée ; Tillaux, que la perforation se produit surtout chez les sujets âgés à sinus à grande dimension. Cette perforation serait pour lui due à un travail de raréfaction. J'ai constaté 2 fois cette perforation chez des sujets porteurs de grands sinus.

Mais à côté de cette cloison intersinusienne il existe fréquemment des cloisons sinusiennes, séparant un sinus complètement en deux ou trois sinus secondaires ou divisant le sinus en petites loges incomplètes ; cloisons souvent perforées, d'une épaisseur d'un demi-millimètre. Sur un sujet une cloison de 2 millimètres séparait le sinus gauche en deux loges bien distinctes et lon pouvait croire que l’on se trouvait en présence de trois sinus frontaux. Ce sont ces divisions qui ont fait croire à certains anatomistes que l’on trouvait parfois des sinus accessoires ? À côté de ces cloisons longitudinales on trouve de nombreuses petites cloisons transversales ou obliques, souvent disposées en escalier sur le bord externe du sinus, cloisons parfois incomplètes, flottant pour ainsi dire dans la cavité du sinus, d’autres fois limitant des logettes superposées.

La paroi antérieure du sinus frontal est généralement lisse d'une épaisseur variant de 2 à 9 millimètres, il me paraît que

cette épaisseur est en raison inverse de la grandeur du sinus. C'est chez un sujet présentant un diamètre transverse de 48 millimètres que j'ai trouvé la paroi la plus mince. La dimension de cette paroi est au contraire en raison directe de la grandeur du sinus. On peut lui considérer trois bords et trois angles : un bord supérieur se continuant avec la paroi postérieure, un bord inféro-externe formé par la paroi supérieure de l'orbite et un bord interne formé par la cloison intersinusienne. Jacob prétend que dans 31 cas pour 100 la paroi antérieure n'existait pas et se confondait avec le bord supérointerne de l'orbite. Cette paroi est en rapport en avant avec le cuir chevelu, l'artère et le nerf sus-orbitaire. En dedans elle est tapissée par la muqueuse.

La paroi postérieure est beaucoup plus mince, son épaisseur varie de 1 à 3 millimètres, elle est souvent presque horizontale et forme le plancher de la portion antérieure de la boîte cränienne, sur laquelle viennent se poser le bord antérieur des lobes frontaux du cerveau. Bosselée, striée, divisée par des cloisons souvent fort nombreuses, elle est en rapport avec la cavité du sinus en avant, directement avec les méninges et les circonvolutions frontales, en arrière. Rapport d'autant plus étendu que la cavité du sinus est plus grande. Vers sa partie interne elle est en rapport avec le grand sinus veineux longitudinal supérieur. Jacques de Nancy cite deux cas de malades trépanés, chez qui on constatait une lacune de la paroi postérieure.

Nous avons étudié la paroi interne formée par la cloison intersinusienne, nous n'y reviendrons pas et examinerons la base. Elle à une forme triangulaire à sommet dirigé vers la partie orbitaire externe, se prolongeant en coin jusqu à l’apophyse orbitaire externe du frontal. La base en rapport avec la cloison intersinusienne est perforée par l'infundibulum, elle est en rapport avec les cellules ethmoïdales antérieures et j'ai été frappé de la saillie formée par ces cellules, saillie rappe-

lant celle des tubercules quadrijumeaux et que Zukerkandl avait appelé bulles frontales, en général elles sont au nombre de deux. Cette paroi est convexe, forme la partie antérieure du toit de l'orbite et dans les grands sinus avec diverticule susorbitaire, elle forme le toit complet de cette cavité. Vers sa partie interne, elle est en rapport direct avec l'unguis.

Il est intéressant de signaler les nombreux diverticules qui se prolongent à la partie externe et postérieure des sinus frontaux. Ils entourent parfois presque complètement la cavité orbitaire sur sa partie supéro-externe. Dans ces cas la base du sinus est réduite à une épaisseur d'un demi-millimètre.

Dans l'angle interne de la paroi inférieure nous trouvons l'ouverture du canal endo-nasal qui fait communiquer les sinus frontaux avec les fosses nasales Ce canal longtemps ignoré était considéré comme une simple ouverture. S'ouvrant près de la cloison médiane du nez il est formé par les parois propres des cellules éthmoïdales, il se dirige d'abord verticalement, puis se recourbant en avant, il vient se jeter dans le méat moyen à la partie supérieure et postérieure. Son orifice supérieur est parfois rétréci par les bulles ethmoïdales et dans un cas il était réduit à une simple fente. Dans d’autres au contraire il faisait suite au sinus frontal, qui semblait se jeter directement dans le méat moyen. L'orilice inférieur est caché par un repli de la muqueuse pituitaire, je n'ai pas remarqué, comme le disent certains auteurs que l'embouchure du canal nasal était près de l’unciforme. Schech donne au canal fronto-nasal une longueur de 15 millimètres chez l’homme et de 10 chez la femme. Testut donne les mêmes chiffres. Je trouve une longueur variant de 6 à 11 millimètres. Le canal frontal est inégalement ealibré, il est rétréci vers son centre et élargi vers les extrémités. La partie moyenne

our.

mesure 2 à 3 millimètres tandis que la supérieure s'évasant

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en entonnoir mesure de 8 à 19 millimètres. L'orifice inférieur, de 3 à 6.

Les cavités des sinus sont entièrement tapissée par une muqueuse, prolongement de la pituitaire, mais qui présente les particularités suivantes, blanchâtre, mince, lisse, non adhérente, divisée histologiquement en deux couches, l'une supérieure forme un épithélium à cils vibratils, l'autre profonde est fibreuse. Irriguée par de fines artérioles venues de l'éthmoïdale antérieure et par des veinules qui se jettent dans les nasales antérieures, elle paraît innervée par un réseau nerveux, venant du nerf nasal interne.

On a longuement discuté sur le rôle physiologique des sinus frontaux. Pour d'aucuns les sinus sont creusés dans le massif osseux facial pour augmenter la surface d'implantation musculaire sans augmenter le poids osseux. Pour d’autres, et je me rallie à cette théorie, les sinus frontaux sont formés pour augmenter la surface olfactive, de même que les cellules mastoïdiennes font caisse de raisonnance pour l'appareil audiüif.

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