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Une myopie lente, progressive tiendrait plutôt à l’évolution tout à fait indépendante d’ailleurs, d’une cataracte, ou tout au moins, d’une sclérose du cristallin. ta)
La formation de synéchies postérieures peut se rencontrer: Monsieur le Professeur Weill, après une intervention chez un malade privé, (voir observation n° 10), a constaté le surlendemain dé l'opération plusieurs synéchies, qu’il a pu déchirer grâce à l’instillation de quelques gouttes d’adrénaline à 1%. Quinze jours après, l’œil était de nouveau blanc. Les autres malades n’ont présenté aucune réaction de l'iris. [1 ne semble pas qu’il s’agisse d’une iritis infectieuse, mais plutôt d’origine irritative, mécanique. La séclusion pupillaire n’a jamais été observée. Le décollement post-opératoire de la rétine a été observé, mais rarement. Dans ces cas, il y avait eu une perte de vitré au moment de l’intervention.
Enfin le staphylome scléral se rencontre uniquement dans les cas d’une augmentation post-opératoire de la tension intra-oculaire. Comme la noriMmalisation du tonus est la conséquence habituelle de l’acte opératoire, on conçoit que cette complication constitue une exception.
En résumé, à part deux cas d’hémorragie postopératoire, et un cas d’iritis légère, nous n’avons jamais eu de complications après nos cyclodialyses.
MECANISME DE L'HYPOTFENSION.
Ce sont les observations de Fuchs d’un décollement choroïdien périphérique, se produisant assez fréquemment dans les opérations de cataracte où le couteau de Græfe a accidentellement entaillé les fibres du ligament pectiné, qui ont donné à Heine
l'idée de pratiquer la Cyclodialyse. En effet, dans ces Cas qui en ont imposé pour des décollements vrais de la rétine, on avait constaté que l'humeur aqueuse avait fusé à travers les mailles du ligament pectiné déchiré dans les espaces supra-choroïdiens, en refoulant ainsi la choroïde et la rétine. Il s’en est toujours suivi une hypotonie marquée du globe. Axenfeld, en 1903 avait observé des faits analogues et conclu à la possibilité d’obtenir dans un œil hypertendu une diminution du tonus par la désinser-
- tion de la racine de l'iris. Des essais ont été faits. Lé
clivage scléro-choroïdien a été tenté par la voie de la chambre antérieure. Il est plus difficile à exécuter, bien moins sûr et surtout on ne peut obtenir un décollement large. Le procédé par voie postérieure, sclérale a évidemment le même résultat opératoire. Il est plus facile à exécuter et sans danger; de plus il permet de faire un très large décollement et c’est précisément cela l’avantage de l’opération de Heiïne, qui date de 1906.
Dans les cas de cyclodialyse on a pu constater fréquemment ces décollement à l’ophtalmoscope. Cependant, dans certains cas, ils n’ont pu être décelés. Il est probable que malgré cela ils existent mais qu'ils sont, ou bien situés tout à fait à la périphérie,ou bien très plats et par conséquent invisibles à l’ophtalmoscope: nous ne les avons jamais recherchés puisque, en général, nous instillons immédiatement après l’intervention une goutte de pilocarpine dans l’œil opéré, et que durant toute une semaine au moins nous continuons à maintenir le malade sous l'effet des myotiques. En tous les cas, la pénétration du liquide de la chambre antérieure vers les espaces supra-chorodiens explique la dimi-
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nution de la tension au moment de l’intervention, grâce aux anastomoses lymphatiques entre les espaces supra-choroïdiens et l’espace de Tenon.
L'effet durable de la cyclodialyse ne peut être expliqué que par la nou cicatrisation de l’espace décollé. Dans certains cas la preuve anatomique en a été fournie; dans d’autres cas la contrépreuve a été positive car la cicatrisation a entraîné une augmentation de la tension intra-oculaire. D’ailleurs, au début, la cyclodialyse était pratiquée avec beaucoup plus de ménagements. L’opérateur se contentait de faire passer la spatule dans la chambre antérieure; la plaie scléro-choroïdienne était minime, elle pouvait se cicatriser plus facilement et les résultats étaient moins bons. Mais, depuis qu’Elschnig a recommandé le décollement large, sur au moins 10 millimètres et plus, les résultats opératoires sont bien meilleurs. On comprend facilement qu’une grande surface de section ne se cicatrise que partiellement, et que la fistule de la chambre antérieure vers les espaces sous-scléraux persiste,
Ainsi, le prof. Weill avait fait ses premières cyclodialyses il y a déjà 20 ans. Il abandonna cette opération parce que, ne faisant pas une désinsertion large de la racine de l'iris, les effets ne lui avaient pas paru assez durables.
Salus en 1920 a expliqué l'hypotension par une atrophie partieile du corps ciliaire, suite du traumatisme opératoire.
Halben en 1909 avait proposé d'introduire dans la plaie scléro-ciliaire soit une fine canule en argent, soit une artère de veau durcie, pour conserver la fistule. Nous n’avons trouvé nulle part dans la littérature des essais à ce sujet; mais nous pensons qu’un
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