OBSERVATION II
Dacryocystite purulente. O0. G. (Due à l'obligeance du D° Milquet).
Agé de 46 ans, ferblantier. :
Le nommé D..., Joseph, est inscrit le 23 février 1895 à la consultation des Quinze-Vingts sous Le n. 65816. C'est un homme à la figure creuse amaigrie il présente des eraquements au sommet du poumon droit. Cet homme vient consulter parce que depuis huit jours il souffre de douleurs péri-orbitaires. Il raconte en outre que depuis deux ans il à l'œil gauche lar-
moyant et est continuellement obligé de s’essuyer cet œil.
Examen du malade. — L’œil gauche présente une grande ulcération occupant toute la portion inférieure de la cornée. La conjonctive est fortement injectée et on observe un iritis intense. La chambre antérieure est remplie de pus. En pressant sur le sac lacrymal gauche qui est considérablement distendu, le point lacrymal inférieur donne issue à une grande quantité de pus blanchâtre et épais.
On diagnostique kératite à hypopion consécutive à une dacryocystite purulente.
On pratique la résection de la paroi antérieure du sac. Cette opération est immédiatement suivie d’une irrigation au sublimé à 1 pour 2000. On panse la plaie avec de la gaze iodoformée maintenue par une rondelle de ouate et un bandeau.
Les jours suivants grande irrigation au sublimé et pansement à la gaze iodoformée.
Pour évacuer le pus de la chambre antérieure de l'œil qui ne se résorbe pas on pratique plusieurs sclérotomies.
5 mars 1895. — On cautérise l’ulcération cornéenne. La plaie du sac tend à se fermer.
25 mars 1895. — La cicatrisation est complète la dacryocystite paraît guérie, mais on observe du côté du globe oculaire que l'iris s'enclave dans la plaie cornéenne.
Le 1® mai 1895. — On pratique une large iridectomie
en haut,
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Saure
Cette observation est des plus intéressantes. Il s’agit en effet d’un malade qui présente successivement les différentes phases de l’évolution clinique des conséquences du larmoiement. Il est d’abord atteint de larmoiement, ne se soigne pas, une dacryocystite purulente survient. La cornée ne tarde pas à s’ulcérer. L’ulcération grandit en surface d’abord, puis en profondeur. La chambre antérieure se vide, l'iris est enclavé dans la plaie et finalement on est obligé de pratiquer une iridectomie optique.
OBSERVATION III (personnelle).
Dacryocyslite purulente. 0. G.
La nommée M... Joséphine, âgée de 60 ans, exerçant la profession de journalière, est inscrite à la con- Sultation des Quinze-Vingots, le 28 janvier 1895, sous le n° 64974.
C’est une malade qui vient consulter pour un larmoiement de l'œil gauche qui dure environ depuis deux mois.
Exainen de la malade. — Au niveau du grand angle de l’œil gauche, on aperçoit une petite tumeur correspondant au sac lacrymal. Si on presse sur cette tumeur elle disparaît et quelques gouttes de pus sortent par le point lacrymal inférieur.
Il s’agit donc d’une dacryocystite purulente.
Le 830 janvier 1895, on pratique la résection de la
paroi antérieure du sac lacrymal gauche avec curettage. Cette opération est suivie d’une irrigation au
sublimé à 1 pour 2000. On panse la plaie avec la gaze-
iodoformée.
31 janvier 1895. — Grande irrigation au sublimé. Pansement. Il sort toujours du pus.
1 février 1895. — Grande irrigation au sublimé. Pansement. Il y a toujours beaucoup de pus.
2 février 1895. — Grande irrigation au sublimé. Pansement à la gaze iodoformée. Le pus diminue.
3, 4, 0,6, 7,8. — Irrigation au sublimé et pansements.
8 février 1895. — La plaie commence à se fermer.
15 février 1895. — La plaie est complètement cica-
trisée.
OBSERYATION IV (personnelle)
Dacryocystite ancienne. O. D.
La nommée D... Delphine, âgée de 57 ans, exerçant la profession de manouvrière, est inscrite à la consultation des Quinze-Vingts, le 30 mars 1895, sous le n° 67547.
Cette dame se plaint d’un larmoiement ancien de l'œil droit. Elle présente une petite tumeur correspondant au sac lacrymal, qui existe depuis longtemps déjà.
Le 1* avril 1895. — On pratique l'incision du point lacrymal inférieur. Cette opération est suivie d'une irrigation à l’eau boriquée à 4 0/0 et d'un pansement à la gaze iodoformée
?, 8,4, 5 avril 1895 et jours suivants. — Irrigations
et pansements, On passe une sonde de Bowmann n° 2 pour entretenir la perméabilité du canal.
15 avril. — Le larmoiement a disparu.
OBSERVATION V (personnelle).
“Dacryocystile aiguë. O. D.
La nommée G... Anna, âgée de 24 ans, exerçant la profession de cuisinière, est inscrite à la consultation des Quinze-Vingts le 19 février 1895, sous le n° 65655.
Cette malade présentait depuis quelques mois un larmoiement qui ne lui paraissait que gênant.
Deux jours avant de se présenter à la consultation elle s'aperçoit, en pressant sur le grand angle de l’œil, qu'elle fait sourdre du pus dans son œil En même temps elle ressentait quelques douleurs lancinantes qui s’irradiaient jusque dans la région frontale.
Où diagnostique une dacryocystite aiguë et le lendemain on pratique l’incision large du sac suivi de curettage. Puis on fait des irrigations de sublimé a 1 pour 2000 et on panse la plaie à l’aide de gaze iodoformée maintenue par une rondelle de ouate et un bandeau.
La plaie ne tarde pas à se fermer, mais il persiste un
léger larmoiement.
Ogservarion VI (personnelle).
Larmoiement. O. G.
La nommée L,.. Caroline, âgée de 50 ans, estinscrite à la consultation des Quinze-Vingts le 29 mai 1825, sous le n° 70606.
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Cette dame se plaint que son œil gauche pleure constamment depuis quelque temps.
Séance tenante on dilate le point lacrymal inférieur gauche, on cathétérise le canal lacrymal à l’aide d’une sonde de Bowmann, n° 1.
Cette opération est répétée tous les deux jours pendant quinze jours, et le 15 juir 1895 le larmoiment a
presque totalement disparu.