‹ Contribution à l'étude de la décomposition pyrogénée des chlorates, perchlorates et bromates alcalins et alcalinoterréuxChapitre 24 sur 39 · ME LE NES RTE · texte numérisé non relu

ME LE NES RTE

240° 265° 300° 3152 350 Temperature

Fig. 28. — Décomposition du bromate de baryum

tion croît jusqu’à une limite pour diminuer lentement, lorsqu’il ne reste plus que 5 à 7 % d’oxygène. A 315-320° la décomposition est totale. L’analyse du résidu montre que la quantité de BaO formée est inférieure à 0,5 %.

L’allure de la courbe n’est pas influencée par la vitesse de chauffe. Dans tous les cas on observe une augmentation de pression rectiligne entre 265° et 305°.

La décomposition du bromate semblerait montrer qu'aux environs de 305° il y aurait formation d’un autre composé. La première idée devait se présenter à notre esprit admettant la formation entre 265° et 305° de perbromate d’après l'équation:

2(Br0,),Ba=—(BrO,),Ba+Br,Ba+20,.

Cette réaction montre un départ de 33,3 % de l’oxygène total. Mais avant que la transformation ne soit complète, il se produirait à 300° une décomposition explosive des deux sels oxygénés; c’est la branche verticale de la courbe. On

devrait donc. pouvoir isoler. le perbromate du produit chauffé au-dessous de 300°.

Nous avons arrêté le chauffage de la substance vers 300°, puis après refroidissement et nouvelle production du vide dans l’appareil, nous avons recommencé directement la décomposition pyrogénée. S'il y avait eu formation de perbromate la nouvelle courbe de décomposition de la substance aurait dû être différente. Les essais faits dans de telles conditions ont bien montré que le dégagement d’oxygène se faisait comme précédemment, et que par conséquent aucun composé nouveau ne s'était formé au cours du premier chauffage.

Nous avons également vérifié ce fait au moyen de recristallisations fractionnées du bromate chauffé au-dessous de 300°. Ces recristallisations ont montré que nous n’étions en présence que de bromate et de bromure.

Nous sommes amené à admettre la décomposition directe et totale du bromate en bromure. D’abord lente (partie inclinée de la courbe) elle deviendrait explosive à partir de 300° (branche verticale).

On a signalé souvent cette période d’induction des phénomènes explosifs. Elle existe entre 100° et 550° dans le cas du mélange tonnant d'hydrogène et d’oxygènie.

$ 2. — Bromate de strontium

La décomposition du bromate de strontium se fait d’une manière identique à celle du bromate de baryum.

Au début de la décomposition la pression croît très vite suivant BC donnant lieu sur la courbe à un petit crochet, Puis la décomposition se fait à partir de 245° d’une façon lente et régulière comme dans le cas précédent. La courbe est rectiligne jusqu’à 265° où 22 à 25 % d’oxygène sont mis en liberté, À cette température la vitesse de décomposition augmente sans que toutefois cette vitesse soit aussi grande que pour le bromate de baryum. A une température de. 270° à 280° la vitesse de décomposition diminue lentement pour augmenter presque aussitôt et ne s’arrêter qu’à 287°, où presque tout l’oxygène a été libéré.

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