‹ Contribution à l'étude de la dermatite polymorphe douloureuse récidivante de la grossesseChapitre 13 sur 20 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

De même que la cause, le traitement spécifique de l’Herpès gestationis est encore inconnu. Me :

Chaque auteur a essayé un traitement, personnel, et semble avoir obtenu quelques résultats. Ceux qui croient à une origine nerveuse plutôt que toxique, instituent un traitement général tonique, reconstituant. Ceux qui pensent que l’intoxication de l’organisme est en jeu, prescrivent un régime ayant pour but. de combattre les fermentations intestinales et activant la diurèse tel le régime lacté, sans y joindre aucune médication interxe. En général, on prescrit le repos au lit. Celui-ci à ä&e nombreux avantages. Non seulement il est indispensable chez les malades où l’éruption est généralisée, car il leur est souvent impossible de marcher ou même de se vêtir, mais encore, il permet à ces malades, qui sont des surmenées physiquement et moralement, de se reposer, de mieux supporter la fatigue que détermine toujours une éruption pour peu qu’elle soit étendue. Il faut instituer un régime excluant toutes les substances de digestion pénible : les conserves, la charcuterie, lés fromages faits, le poisson, ét tous les excitants comme les alcools, les liqueurs, le vin, le thé, le café. Dans les dermatoses un peu étendues, le régime végétarien est très indiqué. Si l’éruption est généralisée, il n’y à pas d’hésitation à avoir pour instituer le régime lacté absolu. C’est le seul moyen d'empêcher que les putréfactions intestinales joignent leurs effets nuisibles à ceux de la résorption des toxines secretées par les microbes qui s'emparent des éléments de l’éruption malgré les plus grands soins que l’on prend de la peau dans des cas aussi généralisés. : Cette question du traitement externe de l’éruption a une

très grande importance et bien qu’on soit certain de ne pas pouvoir la guérir de cette façon, il faut de toute rigueur préserver: le plus possible la peau de la malade contre l’invasion microbienne. À ce point de vue, l’analogie est frappante avec les brülures étendues du deuxième degré. Cette peau rouge, surmontée de bulles parfois énormes fait penser aux enveloppements qui ont‘une si bonne influence dans les brûlures. Si le suintement n'existe pas à la surface de la peau, un enveloppement composé de compresses aseptiques de gaz, non humides, posées au

- contact de l'éruption et recouvertes d’une couche d’ouate, réa-

lise un traitement externe suffisant. IL est inutile d'employer - des pommades phéniquées, naphtolées, qui ne peuvent qu'irriter la peau déjà si fragile au niveau des plaques érythémateuses, d'autant plus que les malades ne Seuvot. souvent les supporter. Il semble que les substances antiprurigineuses, les plus fortes ne calment pas le prurit. Dans les cas où les bulles, par leur tension, provoquent des douleurs insupportables, on peut, comme M. Brocq le recommande, faire écouler la sérosité qu’elles contiennent en les ouvrant aseptiquement. Il faut éviter d'employer les poudres, même inertes, tale, amidon, qui obturent les pores de la peau, dont les fonctions sont déjà bien compromises.

Certains auteurs préconisent les traitements reconstituants les plus énergiques. L’arsenfate de soude a été administré à la dose de 5 centigrammes par jour en injections hypodermiques : le fer, la belladonne, la quinine, l’antipyrine, ont ‘été employés

dans divers cas. Une grande prudence est indiquée dans leur em-

ploi, car, pour peu qu’une malade présente une susceptibilité particulière, 1l pourrait en résulter un accroissement considérable de l° éruption ; c’est ainsi que l’iodure de potassium a toujours paru exagérer encore les phénomènes éruptifs L'’indication la plus importante est de mettre la malade à l’abri des mauvaises conditions d'hygiène et d’alimentation,

l’avantage d’un air pur, d’une alimentation simple mais saine, contribuera à maintenir chez ces malades un équilibre nerveux

assurant une guérison rapide. 4

LÉVIGNE TEA 3

Shen

| Cas du Docteur MÉLOT | {Thèse de Lyon, 189,5)

Femme âgée de 26 ans, tisseuse.

Père mort d'une affection cutanée, la mère morte à la suite de couches. Deux frères morts en bas âge, deux autres sont vivants, l'un âgé de 37 ans a été soigné pour un eczéma ; l’autre ne pré-

sente aucune affection cutanée.

Un seul antécédent personnel est important. Vers l’âge de cinq ans, la malade aurait suivi à l'hôpital, un traitement pendant 15 où 18 mois, pour uñe dermatose qu'elle ne peut caractériser, La malade est nerveuse et très impressionnable, MERE

Premier séjour à l'hôpital (21 mars 1891-13 janv. 189%). A son entrée elle était enceinte de quatre mois. L’'affection a débuté au 2e mois de la grossesse par une éruption de plaques rouges sur les épaules et le cou, accompagnées d’une sensation de chaleur, À son admission, les taches rouges sont bien délimitées, peu nombreuses sur la partie supérieure de la poitrine. les épaules, la face :antéro interne des cuisses, Bientôt les plaques érythéma-teuses se généralisent et sept jours après son entrée se produit une poussée de vésico-pustules qui occupent particulièrement la partie postéro-externe des bras et la face antéro-interne des cuisses. Au bout d’un ou deux jours, les vésicules sèchent ou se réunissent pour former des bulles qui atteignent parfois les dimensions d'une pièce de cinq francs. Quand elles s'ouvrent, il s'échappe un liquide séro-purulent, laissant à nu une surface rouge vif qui se recouvre de squames jaunâtres peu abondantes. Jusqu'au 16 avril l'éruption augmente et se généralise, la face et le cuir chevelu ne sont pas ‘épargnés. L’alopécie est preque complète. Durant ces 20 jours on constate une température élevée, 3805, 39, 395. La malade est tourmentée par un prurit insupportable. Les médications employées sont restées sans effet appréciable. Puis une amélioration se produit.

Le ?6 juillet, accouchement normal d'un garcon chétif qui meurt vers la fin de septembre sans présenter de lésions éruptives. ?

L'accouchement est suivi d'une nouvelle éruption qui se généralise en douze heures. De vastes phlyctènes apparaissent, Le 2 août, l’éruption décroît et la #malade sort guérie le 13 janvier 1892,

Deuxième séjour (17 juin 120 sept. 1892). ee est à remar-

quer que Ja malade n'est pas enceinte. L’éruption se produit comme

au premier séjour, mais avec moins d'intensité et la guérison se produit,

Troisième séjour (20 décembre 1893, 11 oct. 1894). Ars malade .

est enceinte de cinq mois, son état de faiblesse est très marqué. L'éruption Se produit toujours avec le même aspect, et on constate qu'elle est nettement symétrique. On fait prendre à la malade de lantipyrine et de l’arsenic, On couvre les lésions de vaseline

stérilisée. Une légère amélioration se produit, Puis le 27 février, il se produit une éruption érythémato-papulo-vésiculeuse dans a région dorsale. C'est le septième mois de la grossesse. En mars, il y à amélioration, L'examen des urines et du sang ne révèle rien d’anormal, Dans le liquide des bulles et des pustules on trouve des staphylocoques.

L'amélioration continue et le 17 avril, la malade accouche d'un garçon qui pèse 3 kgs. Il meurt le 13 mai, cachectique, avec une éruption polymorphe sans caractères nets et ne pouvant être rattachée héréditairement à la mère.

Deux jours après l'accouchement, on constate une poussée éruptive intense et généralisée. Aux jambes, on remarque des pustules innombrables et d'énormes phlyctènes remplies de pus. La malade est très impressionnable et la mort de son enfant provoque une nouvelle poussée généralisée de peu de durée, L'état s'améliore, il reste encore des traces de l'éruption, la malade quitte l'hôpital le 11 oct. 1894

Cas du Docteur PERRIN (Thèse de Paris, 1895)

Maria D... 35 ans. Pas d'antécédents héréditaires remarquables. La malade à eu la rougeole à 8 ans et présente un caractère très impressionnable.

La première éruption est apparue après l'accouchement à sa 7e grossesse ; localisée aux membres inférieurs et accompagnée de prurit, elle à été très bénigne et 15 jours après, la guérison était complète.

Vers le-7° mois de la 8e grossesse, un prurit violent précède un érythème localisé au bas ventre ; et après l'accouchement l'éruption se généralise en quelques heures, Cette éruption est surtout érythémateuse ; le prurit est intense. Il n’y a pas de suintement ni de desquamation. Au bout de 2 mois la malade est complètement

guérie, Durant les trois années qui suivirent cette éruption, quel-

ques démangeaisons se font sentir et des plaques rouges apparaissent lorsque la malade éprouve des colères violentes.

Au 5e mois de la 9% grossesse, sans symptômes généraux autres que de violentes démangeaisons, l'éruption débute au niveau du bras gauche, et en huit jours, des papules et des plaques érythémateuses envahissent la surface du corps, respectant la face, le cuir chevelu, les mains et les pieds. On remarque que l'éruption est symétrique mais ne suit pas les zones de distribution des nerfs. L'élément jeune est une papule qui apparait aux points.où la malade se gratte. Des vésicules se développent sur ces papules, mais elles sont plus nombreuses sur les bords. Les plaques érythémateuses sont séparées par des intervalles de peau saine. Quand

-les lésions tendent à guérir, le prurit disparaît au centre des

plaques et se localise sur leurs bords où les excoriations et les

croutelles sont plus abondantes, À La malade est devenue très émotive, elle dort peu, l'état

général reste bon. La sensibilité cutanée n'est pas modifiée. On

met la malade au régime ordinaire. À l’intérieur, 8 gouttes de liqueur de Fowler., Deux fois par jour, onctions sur les parties malades de glycérolé d'amidon, un bain d’amidon le matin ; enveloppement des membres. Une amélioration considérable se produit et la malade qui était entrée à l'hôpital depuis 15 jours, en sort le 19 décembre.

Le 28 décembre, elle se présente de nouveau en pleiné récidive. L'éruption a les mêmes caractères que l'attaque initiale. Durant le mois de janvier, on épuise sans résultats tous les pan- “sements. locaux, En février, le prurit s’exagère au point qu’on donne la morphine en injections de 1 centigramme, mais sans résultats. ;

Le 2? mars, on n'entend plus 1 battements du cœur de l'enfant. Durant cette période l’éruption est plus intense, On enveloppe le corps avec des compresses de tarlatane imprégnées d’eau boriquée, Régime lacté mixte,

Le 8 mars, accouchement d'un garçon, pesant 3.100 gr., macéré. Délivrance naturelle 20 minutes après!

L'examen général de la malade se résume alors en un erythème ortié généralisé, où les bulles ne sont que des éléments exceptionnels. Des vésico-pustules apparaissent au niveau des cuisses. Des bulles existent au niveau de la face: au menton et sur les joues. Les plus grosses bulles siègent sur les bras.

. Le 20 mars, l’éruption regresse. Les nappes érythémateuses ont une teinte brunâtre plus accentuée sur les bords qu’au centre. Quelques croûtes marquent le siège des bulles qui se sont vidées de leur contenu. Le 10 avril, il ne persiste plus que de vastes nappes pigmentées, dont les contours sont très accusés, et que dominent sur le ventre et la face antérieure du thorax. à

La courbe de température a toujours été normale. La malade quitte l'hopital,

Cas de MM. BAR et TISSIER

(Dermatite polymorphe prurigineuse récidivante chez les femmes enceintes et récemment accouchées. — Société obstétricüle et gyn. Paris 1895.)

Femme âgée de 28 ans. Entre à la Maternité de Saint-Louis en janvier 1894, enceinte de 8 mois et demi et en pleine éruption: il existe des bulles et un violent prurit.

‘À sa 5° grossesse, après l'accouchement, la malade à une poussée éruptive ; il n'y à pas de vésicules ni de bulles.

A la 6° grossesse, au 4 mois, la malade a de la fièvre ; du . prurit existe à la face antérieure de l'avant-bras gauche, c'est là qu'apparaissent des bulles, Elle entre dans le service de M. le Dr Fournier ; il se produit une poussée éruptive tous les 15 jours :

il y a un peu de fièvre, et des malaises. Les mains, les pieds, le

visage sont respectés. L'enfant est né à terme, bien constitué. Deux

jours après l’accouchement, des bulles: apparaissent, le prurit

annonce leur apparition, Il y en a de tous les âges, l'éruption est {

très polymorphe. La température s'élève de quelques dizièmes de degré. Cinq semaines après l'accouchement, la guérison s'est produite, ete

En mars 1894, la malade est enceinte pour la 7 fois. Au 6°

mois de la grossesse, sans autre symptôme, qu'un prurit dans la

région péri-ombilicale, apparaît dans cette région un érythème et des vésicules occupant toute la paroi addominale, puis qui s'étendent à la poitrine, au dos, aux bras, aux cuisses, Le visage, les avant-bras, les mains, les jambes et les pieds ne sont pas

atteints. L'accouchement a lieu le 2 décembre; l’enfant de sexe

féminin, est faible, ne pèse que 2,600 gr., et meurt 7 jours après.

breuses vésicules, de petites bulles et des croûtes. Il y a 38° de fièvre, et 36 heures après l'accouchement il se produit une poussée suraiguë, érythémateuse, vésiculeuse et bulleuse. Le prurit est violent, et disparaît aussitôt la bulle formée. L'éruption prédomine sur la face antérieure du tronc, où les îlots sont à peu près symétriques, et sur les membres, où elle est très accentuée; la plante des pieds est indemne. Au 10° jour cette éruption perd de son intensité et au 20e jour elle semble s'éteindre. Puis un mois après (fin décembre), une nouvelle poussée se produit, respectant les membres. Le menton et le cou sont envahis, mais il y en a surtout sur le dos, où les pustules sont abondantes ; il n'y a pas de bulles. Le 14 février 1895, il y a encore des plaques rouges de petites vésicules, il n’y a pas de bulles, L'état général est bon,

et la malade ne tarde pas à guérir.

Elle redevient enceinte en février 1896 et c'est elle qu'examine

M. Canuet dans le service de M. le professeur Fournier, et en

rapporte l'observation dans le Bulletin de la Société de Dermatologie de mars 1896, alors qu’elle a une quatrième atteinte d'Herpès gestationis.

Cas de M. CANUET

: Dermatile herpétiforme au cours de la grossesse, (Bulletin de la Société de Dermatologie, mars 1896.)

Femme de 30 ans — VIII pare — entre pour la & fois dans le service de M. le professeur Fournier. La dermatite herpétiforme apparaît chez elle pour la 4 fois au cours d’une & grossesse. Pas d'antécédents héréditaires remarquables ; elle n'est ni tuber-

* culeuse, ni hystérique. Pendant les 4 premières grossesses, il n°y

a eu aucune éruption, A la 5° grossesse, l'éruption d'herpès gesta-

tionis s’est montrée ? jours après la délivrance et a duré 1 mois. . À la 6 grossesse, elle est apparue au # mois de la grossesse, à

persisté jusqu'à la 5° semaine après la délivrancè, La 3° atteinte

débute au 6° mois de la 7% grossesse et persiste jusqu'après l’accouchement, Dans l'intervalle des grossesses, la guérison est complète, il.nÿy à pas trace de pigmentation. | Au 2 mois de la 8 grossesse, la malade souffre d’un vif prurit, mais sans autres prodromes. Il se produit alors des placards

Au moment de son accouchement, cette femme présente de nom- :

LU

— 38 — ; érythémateux, et érythémato- D RDMARE sur lesquels se montrent des vésicules, des bulles, des pustules, Des croutelles se forment au sommet de certaines vésicules. Tous ces éléments sont groupés irrégulièrement. Il existe des intervalles de peau saine. Le début a eu lieu à la face extérieure des avant-bras ; ensuite la face interne des cuisses, le ventre; le haut du tronc, les jambes ont été envahis. L'éruption a respecté la face, le cuir chevelu, la paume des mains, la plante des pieds et les muqueuses,

Le prurit n’est pas excessif. Il existe des démangeaisons, des sensations de brûlure ; mais le sommeil de la malade n’est pas troublé. L'état général est bon ; la température est normale. Il n'y a aucune manifestation du côté des vicères. Les urines ne contiennent pas d’albumine ; il y a un peu d’'indican, l’urée est légèrement diminuée, La grossesse évolue. normalement.

Cas dè LESSER

(Herpès gestationis)

(Berliner Dermatologische Gesellschaft) Extrait des Annales de Dermatologie, 10 janvier 1899.

Femme âgée de 26 ans. N’avait eu aucune maladie de peau avant le 3° mois qui suivit l'accouchement à sa 4 grossesse, À ce moment, il apparut sur le tronc, plus tard sur les membres et le cuir chevelu, des taches érythémateuses fortement infiltrées, sur lesquelles se formèrent plus tard des bulles. Les effiorescences avaient de la tendance à devenir serpigineuses et à former des cercles, La malade redevint enceinte 8 mois après le début de cette éruption, en février 1898 Pendant toute la grossesse, les poussées ne cessèrent pas, de nouveaux foyers apparaissaient, tandis que d’autres guérissaient. Vers la fin de la grossesse, les érup-tions diminuèrent. Accouchement à terme, le 21 novembre 1898, d'un enfant sain. Une poussée éruptive se produisit 24 heures rprès et atteignit son maximum le cinquième jour. L'état général était resté bon, bien qu'il existait un prurit violent et une sensation de brülure, Deux mois après, le 10 janvier 1899, l'éruption est presque guérie. Il reste quelques plaques, isolées et des pigmentations très prononcées : ces dernières constituent un des symptômes caractéristiques de cette maladie,

- Cas du Docteur HIRIGOYEN

(Herpès gestationis. — Bulletin de la Société d'Obstétrique et Journal de Médecine de Bordeaux, 25 juin 1899.)

Femme de 30 ans, exerçant la profession de sage-femme, Elk entre dans le service du docteur Hirigoyen à la Maternité de Bordeaux au 6° mois de sa 6° grossesse, atteinte d’herpès gestationis généralisé,

A chacune des 5 premières grossesses, l'hérpès avait débuté au 3° mois. La plante des pieds était d'abord atteinte, et l'éruption

“intense pendant toutes les grossesses, et présentait les caractères

polymorphes propres à cette affection, I1 disparaissait rapidement

et spontanément après chacun des accouchements et ne se reproduisait qu’à la venue d'une nouvelle grossesse, Détail curieux

Après un des accouthements la femme ayant voulu nourrir son

- enfant, l’herpès persista tout le temps de l'allaitement qui dût être

: abandonné et aussitôt après, l'éruption disparut,

Pour la 6° grossesse, l'affection réapparut au 3° mois, débutant

, par les membres inférieurs. Au 6° mois, tout le corps était envahi,

et l’éruption était caractéristique, : erythème, vésicules, etc, La maä-

lade est mise au régime lacté, le prurit intolérable jusqu'alors se

. calme, les lésions rétrocèdent mais ne disparaissent complètement

sé généralisait peu à peu à tout le corps. L'herpès persistait très

que dans les jours qui suivent laccouchement à terme d’un enfañt:

vivant et la femme quitte le service complètement guérie.

ja

Cas de JONES - Herpès gestationis.— Brilish Journal of Dermatlology, août 1901.

Femme de 29 ans. Le lendemain de son premier accouchement, il se produit une éruption composée de papules, de vésicules et d’élevures urticariennes qui débutent par le ventre, se généralisent dès

le lendemain à tout le corps en $s’accompagnant d’un prurit violent.”

Sur les jambes, les lésions avaient quelques tendances au groupement, sur les pieds, des bulles apparaissent L’éruption guérit au bout de 10 jours. j

La grand'mère de la malade a eu une éruption analogue à chacune de ses cinq grossesses,

Cas de MORRIS

Herpès gestationis. — British Journai of Dermatology, 1901. Femme âgée de 31 ans, X pare, Deux ou trois jours après chaecun des deux derniers accouchements, elle à vu apparaître une

éruption érythemato-bulleuse, La poussée actuelle dure depuis 6 semaines,

Cas de GALLOWAY

Hydroa gestationis. — British Journal of Dermalology, (novembre 1901.) Femme de 39 ans, IV pare. — Tous les accouchements ont été À difficiles.

Aux 3 premières grossesses, l’éruption s’est montrée 3 jours après l'accouchement, elle s’est limitée aux jambes et a duré 2 ou 9 semaines. La dernière fois, Jl'éruption s’est montrée au 4 mois de la grossesse, et s’est répandue sur tout le corps. Elle n’a pas

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