‹ Contribution à l'étude de la Dermite Chronique Humide du Cuir CheveluChapitre 13 sur 20 · CHER · texte numérisé non relu

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près guéries ; on aperçoit quelques croûtelles sèches de ei de EE et une petite ulcération dans le sillon derrière l'oreille gauche, Mais nous voyons des croûtes dans toute l'étendue du cuir chevelu qui est envahi en entier ; ces croûtes jaune verdâtres sont assez molles et adhèrent aux cheveux ; certaines d’entre elles sont complètement sèches et reposent sur une surface unie; d’autres, plus molles, reposent sur une surface rouge chagrinée, exulcérée et légèrement suintante. Les cheveux sont intacts.

Sur le front, nous notons des croûtes sèches recouvrant un liseré rouge, qui en haut, se perd dans le cuir chevelu et qui en bas a des contours très mal délimités ; il tend à envahir la face. Rien aux yeux, ni aux narines. Pas de ganglions.

Bon état général.

OBSERVATION III (personnelle)

Dermite chronique humide du cuir chevelu datant de dix ans et ayant procédé par poussées, avec des alternalives d'exacerbation et de calme. Actuellement, la maladie a de la tendance à guérir.

Marie S..., âgée de vingt ans, entrée le 15 avril 1891, salle Sainte-Croix, lit no 54.

Père et mère morts d’affection inconnue.

Un frère (vingt-deux ans) bien portant actuellement, mais qui dans son enfance aurait présenté la même affection du cuir chevelu que notre malade.

Une sœur bien portante, mariée,

La malade a eu dans son enfance des maux d’yeux et des écoulements par lesoreilles et des adénites cervicales. Elleest réglée depuis l'âge de dix-sept ans très régulièrement. Très bien développée. L’affection du cuir chevelu pour laquelle elle est entrée dans le service a débuté chez elle, à ‘âge de dix ans, par une plaque rouge très humide, siégeant à la région temporale du côté droit. Cette plaque, d'abord très limitée, s’est étendue peu à peu et a envahi tout le cuir chevelu ; elle était le siège de très vives déman-

geaisons qui forçaient constamment la malade à se gratter, ses cheveux ne sont jamais tombés. (UE

A l’arivée de la malade, on a noté qu’elle présentait dans toute l'étendue du cuir chevelu une série de croûtes et de croûtelles sèches, blanches et jaunâtres, se détachant sous forme de desquamations pityriasiques. Au niveau des oreilles la lésion devient humide et les croûtes sont un peu plus épaisses ; le suintement est cependant assez modéré. La nuque est envahie et la peau à ce niveau est rougeâtre, parsemée de sillons très accusés, qui lui donnent un aspect gauffré. Le front et la partie des joues située immédiatement en avant des oreilles présentent également une coloration rouge et sont recouverts d'une série de croûtelles desquamant assez facilement. Rien ou presque rien sur le pavillon des oreilles.

Le 4 janvier 1892, nous notons que les deux oreilles et les parties environnantes du cuir chevelu sont seules prises,

La nuque et la partie supérieure de Ja tête ont été pendant un certain temps le siège d'une desquamation pityriasiforme assez marquée, mais actuellement elles ne présentent ni croûtes, ni ulcérations et sauf une rougeur assez marquée et un léger épaississement à la peau, on ne voit plus aucune trace de l'ancienne lésion.

Les parties envahies sont recouvertes de croûtelles reposant sur une surface érythémateuse, inégale comme chagrinée et humide, encore ces croûtelles ne sont-elles pas très abondantes ; elles se détachent très facilement.

Démangeaison modérée.

Pas d’altération des cheveux.

Pas d'engorgement ganglionnaire.

Excellent état général.

OBseRvATION IV{(personnelle)

Dermite chronique du cuir chevelu datant de deux ans. Tendance à envahir toute la face.

Philippe B., âgé de six ans, entré le 15 juin 1891, salle Saint - Mathieu, lit n° 2. Service de M. Augagneur,

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