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Depuis quelques années, l'outillage à subi de nombreux perfectionnements ; nous citerons :
Le cuvier sous pression expérimenté à l'hôpital Laënnec, permettant de réduire à 2 ou 3 heures la durée du lessivage; , |
Et la laveuse mécanique (fig. 1), utilisée dans de nombreuses buanderies : Nanterre, Boucicaut, Trousseau, Sainte-Anne, Pasteur, etc.
Cette laveuse est formée de deux cylindres, l’un extérieur, l’autre intérieur, dont le mouvement va alternalivement dans un sens et dans l’autre. Aux extrémités aboutissent les Luyaux d'arrivée d’eau froide, de vapeur,
Fig. 1. — Laveuse mécanique,
le tuyau de dégagement de la buée, le trop plein et le robinet de vidange.
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Dans cette machine se font toutes les opérations que doit successivement subir le linge; l’essangeage commencé à l'eau froide est terminé à l'eau chaude, puis bouillante (afin d'éviter d'envoyer à l'égoût des eaux contaminées). On pralique ensuite le lessivage et le lavage, le rinçage à chaud et le rinçage à froid. On peut assurer la désinfection complète, en utilisant la vapeur à 100° et en prolongeant plus ou moins son action. La durée totale des opérations est d'environ une heure.
A ce propos, nous voulons insister sur l'inconvénient qui consiste à accumuler dans une seule cuvée une trop grande quantité de linge. Ce reproche peut s'adresser à un grand nombre de lavoirs parisiens, dans lesquels d'immenses cuves reçoivent le linge desliné à être coulé pendant la nuit. Ces germes, silués dans des paquets serrés, entassés dans de telles conditions, subissent difficilement l'action des hautes températures. Cel. inconvénient élait difficile à éviler, quand l'ensemble des opérations du blanchissage demandait un grand nombre d'heures. Avec les appareils à lessiv age accéléré, cel inconvénient disparaît. Si l'on met en moyenne dans l'appareil 50 kilos de linge, comme les opér alions se font très rapidement, plusieurs séances peuvent être faites dans la même journée.
Pour résumer les différentes notions émises au sujet de la désinfection des linges, nous indiquerons la technique suivie jusqu'à présent à l'hôpital Pasteur.
Dans chaque chambre de malade se trouvent des cylindres en tôle galvanisée de 0 m. 50 de hautet de 0 m.40 de
diamètre, d’une contenance de 69 litres et se fermant herméliquement.
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Tous les linges sont jetés dans ces cylindres, descendus souvent à la désinfection.
A l’ouverture du cylindre, l'employé chargé du service arrose le contenu avec la solution de crésyline à 2 p. 100; le cylindreestalors renversé etil est procédé au triage (1). Les ordures ménagères jetées par mégarde sontséparées, pour être brülées dans les foyers du générateur.
Le linge, les couvertures de laine, les peignoirs de flanelle, sont plongés dans la solution de crésyline à 20/0, pour y séjourner 24 heures. Au bout de ce temps, le linge est porté directement à la machine à laver.
Pour les lainages qui ne pourraient subir la température élevée de la lessive, il faut les laver d’abord à l’eau chaude, puis les vaporiser dans la laveuse à l'immobilité pendant 25 à 30 minutes.
Comme notions complémentaires, nous ajouterons que les cylindres de tôle, débarrassés de leur contenu, sont mis à l'étuve à circulation de vapeur Vaillard et Besson. C'est également à l’étuve que passeront les matelas, oreillers, feuilles de température, correspondance des malades (sans que l'encre soit allérée). Enfin les lits et sommiers, ces derniers en fil d'acier cuivré, sont stérilisés au jet de vapeur à 5 kilos de pression.
(1) Le triage,rendu inoffensif, se fait néanmoins dans un local spécial.
DARDEAU