INTRODUCTION
Depuis que nos connaissances en ce qui concerne les microorganismes sont devenues plus précises et que, si l'agent de certaines infections reste encore ignoré, tout, cependant, étiologie, évolution, complications,nous permet de le soupçonner. Les notions de contamination sont
devenues courantes : contamination par les poussières de
l'air dans lesquelles on retrouve le bacille de Koch ; contamination par l’eau dans laquelle on retrouve le bacille d’Eberth et le bacille virgule ; contamination par le contact : tétanos chez les palefreniers, typhus, fièvres éruptives chez le personnel hospitalier, etc.
Nous constatons que ces divers modes de contagion sont dus à la non-immobilisation des germes pathogènes ; le devoir de l’hygiéniste est dès lors tout iracé : rechercher les causes de cette dissémination et lâcher d’y apporter un remède efficace sans être vexatoire. Cette dernière condition est essentielle pour rendre acceptables les mesures prophylactiques. Tout ce qui concerne la prophylaxie paraît en effet plus ou moins arbitraire; les
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lois, les règlements sanitaires, sont toujours l’objet de nombreuses critiques; les formalités les plus indispensables, telles que déclaration des maladies contagieuses, désinfection des locaux contaminés, sont souvent considérées comme un abus de pouvoir, comme uneincursion de l'autorité dans la vie privée. On se rend dès lors facilement compte des fureurs soulevées parles quarantaines rigoureusement pratiquées ; et cependant la nécessité d’opposer une barrière à l'épidémie, de se défendre contre l'invasion d’un fléau, se rencontre à toutes Les époques de l’histoire (l'isolement des lépreux remonte à l’époque la plus lointaine), seulement l'efficacité des moyens mis en action était souvent contestable. Par leur rigueur même, les règlements encouragent la fraude ; c’est ainsi qu’à une époque où les chiffons arrivant dans le port de Marseille devaient être désinfectés, les industriels trouvaient plus simple et surtout plus économique de les faire débarquer en Espagne et pénétrer ensuite en France parles Pyrénées.
Les moyens de dissémination des germes sont extrêmement nombreux; des faits de contagion viennent, chaque jour, nous en signaler de nouveaux, aussi n’entreprendrons-nous pas de les passer tous en revue ; ce serait un véritable traité d'hygiène prophylactique qu'il faudrait écrire ; nous voulons simplement insister sur la dissémination des germes, consécutive aux manipulations des linges souillés, entraînant la dispersionde ces germes dans l'atmosphère, la pollution d’un ruisseau, d’une rivière, par les eaux de lavage.
Les faits de pollution des cours d’eau sont confirmés