‹ Contribution à l'étude de la diffusion dans le tissu conjonctif des particules colorées ou virulentesChapitre 17 sur 46 · RS VERS · texte numérisé non relu

RS VERS

Lapin 60 du 16 avril 1943 :

Reçoit du côté droit une injection intradermique de dermovaccin associé à de l’extrait testiculaire.

Le cinquième jour on note du côté droit une pustule vacinale typique et du côté gauche une lésion un peu plus large avec quelques petites lésions périphériques.

Lapin 58 du 10 avril 1943 :

Du côté droit injection intra-dermique de neuro-vaccin ; du côté gauche, injection intra-dermique de neuro-vaccin associé à de l'extrait testiculaire. On observe au cinquième jour une pustule à centre hémorragique du côté droit, du côté gauche une formidable lésion en cocarde qui se tranforme progressivement <n une très large eschare.

Les protocles des lapins 55 du 16 juillet 1943 et du lapin 60 du 16 avril 1943 seraient exactement superposables aux précédents.

En somme, l’adjonction d'extrait testiculaire à un neuro-vaccin injecté par voie intradermique, détermine une augmentation considérable de la réaction hémoragique qui envahit toute une partie du flanc de Panimal et se transforme en une eschare qui tombera quinze à vingt jours plus tard (voir planche 1, fig. 1).

* Cette reproduction d’après le modèle vivant, est due à l’amabilité du peintre R. CHAILLOUX, que nous sommes heureux, ici, de remercier. é

La lésion neuro-vaccinale diffusée est dix à cent fois plus grande que la lésion témoin.

Au contraire ladjonction d'extrait testiculaire à un vaccin de souche épidermique, ne détermine qu’une très légère extension de la pustule, mais sans hémorragie ni eschare ; en un mot, l'extrait testiculaire assure une diffusion beaucoup plus nette du neuro-virus que du dermovirus, quand l’un ou l'autre est injecté par la voie intradermique.

NDS

2) Action de l'exirait testiculaire sur le dermo-vaccin ou neuro-vaccin inoculés par grattage.

Lapin 57 du 7 avril 1943 ::

Il est inoculé sur le flanc droit de dermo-vaccin par gratlage : sur le flanc gauche de dermo-vaccin associé à de extrait testiculaire. s

Le 13 avril 1943, l'éruption témoin et l’éruption correspondantie à l'extrait testiculaire sont exactement semblables.

SR

Lapin 59 du 13 avril 1943

Même protocole, mêmes résultats.

Lapin 68 du 27 septembre 1943 :

Du côté drooit, grattage de neuro-vaccin, du côte gauche, grattage de neuro-vaccin associé à de l’extrait testiculaire.

Au cinquième jour les deux éruptions sont semblables à noter que chaque pustule est légèrement hémorragique, ainsi qu'il en est de règle chaque fois qu’il s’agit d’une éruption neurovaccinale.

Les résultats constatés dans cette série d'expériences ne nous paraissent donc révéler aucune action de l'extrait testiculaire, lorsque celui-ci, au lieu d’être injecté comme dans la série précédente par la voie intradermique, est seulement déposé sur une zone tégumentaire scarifiée.

3) Action de l'extrait testiculaire injecté par voie intraveineuse alors que le vaccin est inoculé par grattage.

Lapin 63 du 21 mai 1943 :

Il reçoit une injection intra-veineuse de un centimètre cube d'extrait testiculaire et immédiatement après une inoculation par grattage de dermo-vaccin.

Les éruptions chez les deux lapins sont absolument comparables.

Lapin 67 du 7 juillet 1943 :

.. Même protocole, mais en place de dermo-vaccin, l’inoculation est faite par grattage avec du neuro-vaccin.

Les éruptions chez les deux lapins sont absolument comparables.

On peut dire en somme que l'injection par vote intraveineuse d'extrail testiculaire ne détermine aucune modification dans l'aspect habituel respectif des pustules cutanées produites par l’un ou l’autre virus.

Il n’y a aucune différence entre les lésions de Panimal ayant reçu de l'extrait testiculaire par voie intraveineuse et celles de lanimal témoin.

Cette série d'expériences confirme d'autre part la précédente : lextrait testiculaire, qu’il soit administré par voie intra-veineuse ou par dépôt sur les téguments scarifiés, n'entraine aucune modification des lésions vaccinales déterminées par le grattage épidermique.

4) Action de l'extrait testiculaire injecté dans les veines sur un vaccin inoculé dans le derme.

Les deux lapins précédents, en même temps qu’ils avaient été inoculés par grattage sur une plage, avaient reçus sur une autre zone une intraderme contenant du neuro-vaccin pour le numéro (67 et du dermo-vaccin pour le n° 617.

Il en était de même des deux lapins témoins. Les pustules correspondant à ces injections intra-dermiques ont été absolument comparables chez le lapin ayant reçu de l'extrait feeticulaire par voie intraveineuse et chez le lapin témoin en ce qui concerne le dermo-vaccin ; par contre ,le lapin 67 a présenté au bout de cinq jours une pustule beaucoup plus large et plus hémorragique que le lapin lui servant de témoin.

Nous dirons donc que l’adjonction d'extrait testiculaire par voie intraveineuse ne parait pas délerminer de modification des lésions provoquées par le virus de provenance épidermique injecté par voie intradermique.

‘Au contraire, l'adjonction dans les veines d'extrait testiculaire chez un lapin ayant reçu dans le derme du neuro-vaccin, détermine au cinquième jour une exlenston importante de la dimension de la lésion, avec surtout, une accentuation du caractère hémorragique toutefois moindre que dans le cas où l'extrait testiculaire était lui aussi directement injecté dans le derme.

LLcagiiess

De ces quatre séries d'expériences il semble donc au l’on puisse tirer le: conclusions suivantes

{o L'’extrait testiculaire ne manifeste nettement son action que lorsqu'il se trouve en contact d’un virus qui, de lui-même est doué d’une affinité pour les couches profondes du derme comme le neuro-vaccin.

L'aspect hémorragique et nécrotique véritablement spectaculaire rencontré dans le cas de l'injection intradermique du mélange de neuro-vaccin et d’extrait testiculaireé, n’est, en somme, que l’exagération de l’aspee légèrement hémorragique signalé par tous les auteurs dans le cas d’utilisition de neuro-virus.

L’extrait testiculaire n’agit essentiellement que ‘orsqu'il est introduit dans le derme en même temps que le virus et au même point que lui, ou tout au plus dans une zone\très voisine.

L'action de lextrait testiculaire injecté dans le torrent circulatoire n’apparaît que tres limitée et est due sans doute à la pénétration par l'intermédiaire des capillaircs de l'extrait testiculaire jusque as le tissu conjonctif de la zone intéressée.

Comme nous le prévoyions par avance, l’emploi de l'extrait testiculaire constitue bien un nouveau moyen de mettre en évidence les propriétés dissemblables des deux

pirus vaccinaux selon leur affinité épidermotrope où der. mon°urotrope.

Page 1