‹ Contribution à l'étude de la diffusion dans le tissu conjonctif des particules colorées ou virulentesChapitre 19 sur 46 · FD CE · texte numérisé non relu

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1) Extrait testiculaire injecté par la voie intraveineuse en même temps que du dermo ou du neuro-vaccin.

Lapin 81 du 20 octobre 1943 :

Inoculation de cinq centigrammes par kilogramme de poids d’animal de vaccin de génisse dsns la veine marginale de l’oreille, ce vaccin étant dilué dans un demi centimiètre cuhe d’extrait testiculaire de taureau.

Le 25 octobre, on note sur la plag> préalablement épilée, un semis de papules érodées légèrement infitréès qui s’ulcèrent ultérieurement.

Le lapin guérit.

Lapin 99 du 153 novembre 1943 : \

Injection intraveineuse de cinq milligrammes par kilogramme de poids de neuro-vaccin dilué dans un demi centimètre cuble d’extrait testiculaire de taureau. ;

Le 21 novembre apparition d’ure vaccine généralisée, caractérisée par l’apparition de papulés très nombreuses sur le flanc préalablement épilé et de quelques éléments vaccinaux sur la langue. |

Les jours suivents les papules se transforment en vesicopustules.

Le 30 novembre, le lapin meurt très amaigri. L’autopsie permet de constater de très nombreuses pustules sur l’œsophage.

I semble donc que ladjonction d'extrait testiculaire au dermo-vaccin injecté par la vote intra-veineuse donne une généralisation sensiblement plus marquée qu'avec les mêmes doses de dermo-vaccin intraveineux seul.

D'autre part, que l'effet de l'extrait testiculaire mélangé au neuro-vaccin inoculé par voie intraveineuse soit de déterminer l'apparition d'un plus grand nombre d’éléments vaccinaux d'abord intradermiques puis s'ulcérant ultérieurement.

2) Extrait testiculaire introduit par voie intradermique, alors que le neuro-vaccin ou le dermo-vaccin sont injectés dans les veines.

Lapin 62 du 19 mai 1943

Il reçoit par voie intraveineuse dix centigrammes par kilogramme animal de dermo-vaccin. Deux plages épilées et rasées reçoivent: la droïte quatre injections d‘extrait testiculaire, la gauche quatre injections d’eau salée.

Les jours suivants, on note que les plaies dues au rasage restent suintantes du côté de l'injection de l’extrait testiculaire, tandis quelles sont sèches du côté opposé.

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Le 24 mai quelques lésions ulcérées sont nettement visibles du côté où l’extrait testiculaire a été injecté, tandis que la plage témoin présente quelques nodosités enchâssées dans le derme. :

Le 26 mai les pustules ont augmentées d’étendue du côté de Pextrail testiculaire, du côté opposé les nodosités ont disparu.

Le lapin guérit.

Lapin 56 du 27 septembre 1943.

Il reçoit une injection intraveineuse de un décigramme par kilogramme de poids d’animal de neuro-vaccin, soit une dose considérable, égale à vingt fois la dose seuil.

Deux plages préalablement rasées reçoivent : à droite, trois injections intradermiques d’eau salée, à gauche, trois injections intradermiques d’extrait testiculaire.

Le 30 septembre, apparition à gauche d’un semis de papu-

les rosées, rien à droite.

Le 4 octobre, le semis de granulations est très riche et très net, chacune des papules n’a pas augmenté de volume, trois à quatre seulement s'accompagnent d’une ulcération croûteuse superficielle ; pour les autres, on a l’impression d’un semis de petits grains de plomb.

Du côté droit on ne note que trois ou quatre granulations petites sous épidermiques.

L’animal meurt le 6 octobre : on note d’assez nombreuses pustules ulcérées sur la peau à gauche, rien à droite.

L’autopsie révèle la présence de quelques lésions vaccinales, sur la langue, l'arrière pharynx, la région glottique et tout le long de l’œsophage.

Lapin 82 du 20 octobre 1948 :

Inoculation intraveineuse de dix centigrammes par kilogramme de poids d’animal de neuro-vaccin.

Sur le flanc gauche épilé, injection intradermique d’extrait testiculaire. Sur le flanc droit, injection intradermique de sérum physiologique.

Le 25 octobre, semis de papules infiltrées sur le flanc gauche,, une dizaine de papules sur le flanc droit.

Le 27 octobre les lésions, du côté qui a recu de lPextrait testiculaire sont plus larges que celles du côté opposé.

Le %8 octobre très amaigri, le lapin crève avec de nom- ‘breuses lésions buccales et linguales .

De ces expériences, il semble que l’on puisse conclure que l'injection d'extrait testiculaire, dans le derme de lapins ayant reçu une injection intraveineuse de dermovaccin ou de neuro-vaccin, ne modifie pas sensiblement l’évolution de la vaccine généralisée, qui reste bénigne dans le cas du dermo-vaccin, et mortelle dans le cas du neuro-vacein, mais que localement, cette injection intradermique d'extrait testiculaire, crée un véritable point d'appel pour les éléments vaccinaux.

AIRES I. — ORCHITE VACCINALE ET EXTRAIT TESTICULAIRE

. L'étude des rapports entre l'extrait testiculaire ft le: virus vaccinal de provenance testiculaire (ou testivaccin) pose deux questions :

1° La première peut être ainsi formulée : certains. résultats discordants. observés au cours d'expériences : dans lesquelles était utilisé le vaccin de culture testiculaire, ne trouveraient-ils pas leur explication dans la plus ou moins grande richesse en facteur diffusant que contiendraient ces testiculo-vaccins ?

2° Les caractères spéciaux et bien connus des lésions raccinales déterminées par le testiculo-vaccin ne seraient-ils pas sous la dépendance de l'extrait testiculaire contenu dans ce dernier ?

Nous nous proposons d'envisager successivement le double aspect de ce problème.

1° Les résultats discordants notés au cours de recherches faisant intervenir le testiculo-vaccin sont de deux ordres : les uns se rapportent à des essais de diffusion du testiculo-vaccin par adjonction d’extrait testiculaire ;.ies autres ont trait à des recherches entreprises pour tester la virulence de diverses souches de virus tes-: ticulaire. :

En ce qui concerne les essais de diffusion du testiculo-vactin par l'extrait testiculaire, dès 1929, DuraANx- AEYNALS (2) signale que l’extrait d’un testicule normal injecté dans le derme n’exerce pas d’action diffusante sur un virus vaccinal quand celui-ci provient d’une orchite vaccinale, alors que le même extrait testiculaire détermine une diffusion considérable des lésions provoquées par un neuro-vaccin également injecté dans le derme.

Quant aux résultats discordants en rapport avec les recherches faites dans le but de tester la virulence de diverses souches de virus testiculaire, de nombreux auteurs les ont signalés (9). Nous-mêmes, au cours de passages- successifs du virus testiculaire de la souche « Ro-

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