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Ils reçoivent du côté droit une injection intradermique d'un quart de centimètre cube de tuberculine au vingtième diluée dans du facteur de diffusion provenant de testicule de taureau, du côté gauche la même dose de tuberculine diluée dans de l‘eau salée.
Le 2 février 1944 ces quatre cobayes présentent les réactions suivantes :
Du côté droit une päpule rose à peine visible, du côté gauche, une papule rouge d’environ un centimètre de diamètre, caractéristique de la réaction tuberculinique.
Il semble donc que dans cette série d'expériences l’effet du facteur ait été de diminuer l'intensité de la réaction tuberlinique.
Deuxième série d'expériences :
Le 27 novembre 1943 un lot de cobayes recoit une primoinoculation de bacilles de Koch. \
Le 28 février 1944 un certain nembre d'entre eux recçoivent en injection intradermique du côlé droit un dixième de centimètre cube de tuberculine en dilution au vingtième dans de l’eau salée ; à gauche, la même dose de tuberculine dans qu facteur de diffusion.
Le 29 février les cobayes présentent du côté du facteur une réaction infiltrée plus large, mais moins #paisse semblet-il que du côte où il n’v a pas eu de facteur de diffusion associé à la tuberculine.
Troisième série d'expériences :
Cinq cobayes tuberculisés sont explorés à la, tuberculine de la manière suivante : du côté gauche, injection d'un certigramme de tuberculine diluée dans ‘de Peau salée. Du côté droit, même dose de tuberculine diluée dans du facteur de diffusion provenant de testicule de taureau. j
Les cobaves n°° 50 et 51 qui avaient recu une forte dose d’une souche très virulente et qui présentaient un gros chancre au troisième mois d'évolution, offrent une réaction beaucoup plus forte du côté tuberculine plus facteur (où l’on constate une véritable petite eschare) que du côté opposé où ils n’ont recu que de la tuberculine seule ns papule rosée).
Les trois autres cobayes, n°* 58 et 54, qui avaient recu une.très faible dose de bacilles de Roch d’une souche peu virulente et en étaient à leur sixième mois d'évolution de leur tuberculose, ne donnent aucune réaction nette à la tuberculine ni d’un côté ni de l’autre. Ces trois cobayes sont sacrifiés, et on note sur chacun d'eux l’existence d’une infiltration de la rate avec quelques nodules pulmonaires.
Dans ces trois séries d'expériences il semble que nous-ayons abouti à des résultats discordants :
Dars la première série d'expériences, l'effet du facteur semble avoir été de diminuer l'intensité de la réaclion ,tuberculinique.
Dans la seconde série, le facteur de diffusion parait avoir déterminé une réaction plus large en surface, mais s'étendant moins en profondeur.
Enfin dans la troisième série, si trois cobayes n’ont pas répondu à l'injection de tuberculine ou de tuberculine plus facteur, deux, par contre, ont présenté une augmentation manifeste de lintensité de la réaction tuberculinique sous l'influence du facteur de diffusion.
Il est certain que ces expériences sont encore trop peu nombreuses pour que nous puissions en donner üne interprétation valable ; mais nous admettrions volontiers que ce qui joue un rôle essentiel dans la réaction tuberculinique et dans leffet du facteur de diffusion, c’est, puisque tous les animaux ont été faits avec des doses comparables de tuberculine, l'intensité de la sensibilisation de l’animal. Si le sujet est peu sensibilisé, la diffusion d'une dose de tuberculine juste suffisante pour déterminer uné réaction nette sur un territoire restreint, a pour effet d'amener cette tuberculine à une concentration insuffisante pour donner une réponse positive sur une zone plus large. Au contraire, si le sujet est fortement sensibilisé et si la quantité de tuberculine injectée est importante, l'effet du facteur de diffusion sera d’augmenter la surface de la réaction tuberculinique.
Cette hypothèse, nous avons essayé de la vérifier
chez l’homme.
Chez un-cerlain nombre d'individus pris au hasard, nous avons injeclé en intradermique dans la région deltoïdienne du bras droit, un milligramme de tuberculin® en dilution dans de l’eau salée ; dans la région deltoidienne du bras gauche, la même dose de tuberculine en dilution dans du facteur de diffusion purifié, provenant d'extrait testiculaire de taureau.
Ici encore, nous avons abouti à des résultats en apparence discordants : tantôt la réaction de tuberculine associéé au: facteur élait-plus intense que la réaction à a tuberculine seule !; tantôt au contraire, l'effet du facteur paraissait être de diminuer l'intensité de la réaction.
Mais en classant les deux catégories de faits et en précisant après coup l’anamnèse des sujets observés, nous avons reconnu que le facteur avait déterminé une diminution de la réaction tuberculinique, chez des sujets éloignés de toute poussée évolutive récente, tandis qu’au contraire les cas où la réaction paraissait très augmentée par le facteur, se rencontraient chez des sujets ayant présenté, peu de temps avant une atteinte manifeste de tuberculose en activité.
A ütre d'exemple, nous citerons les trois observations suivantes. :
Monsieur L.…, 60 ans, hospitalisé pour une insuffisance mitrale. À la radiographie, intégrité pulmonaire sauf quelques calcifications hilaires.
Au bras droit, injection intradermique de tuberculine, au bras gauche, injection de la même dose de tuberculine, diluée cette fois dans du facteur.
Le lendemain et le surlendemain, on observe du côté sans facteur une réaction rosée papuleuse typique avèc légère induration, d’environ un centimètre de diamètre, tandis que du côté opposé on observe un simple petit point rose non induré.
Au huitième jour il n’y a plus trace de la réaction.
Monsieur P.., 48 ans, hospitalisé pour bronchite. Radioscopie pulmonaire normale. Deux injections intradermiques aux bras, selon le protocole du malade précédent.
Les jours suivants on note une papule typique du côté où la tuberculine a été injectée seule, rien du côté opposé.
Monsieur X.…., 25 ans, hospitalisé pour pleurite ; à la radioscopie, disparition à la respiration du sinus coste-diaphragmatique droit. Mêmes injections intradermiques que précédemment.
Dès le lendemain, on observe du côté où la tuberculine a été injectée seule une papule érythémateuse de la grandeur d’une pièce de 0 fr. 50. Tandis que du côté où la tuberculine a été associée à du facteur on note une infiltration dé la larseur d’une pièce de 5 francs.
Les jours suivants, la réaction à la tuberculine seule prend l'aspect phlycténoïde. tandis que du côté avec facteur tout en conservant la même étendue, la réaction devient ecchymotique, une seconde zone érythémateuse de teinte rosée entoure la zone ecchymotique ; ce n’est qu’au bout de trois semaines que la réaction disparaît, tandis qu’en dix jours tout est rentré (ans Pordre du côté que la tuberline était injectée seule.
Nos eonstatations sont confirmatives de celles de nos devanciers qui ont vu également des réactions tuberculiniques tantôt augmentées tantôt diminuées.
LEA Net
Les faits observés par eux comme par nous prêtent aux mêmes considérations qu’en ce qui concerne les recherches sur l'allergie vaccinale.
.Nous ne reviendrons pas ici sur un débat qui retrouvera d’ailleurs sa place au chapitre consacré à l'étude générale des enseignements apportés par les facteurs de diffusion.