‹ Contribution à l'étude de la diffusion dans le tissu conjonctif des particules colorées ou virulentesChapitre 36 sur 46 · A) — S'AGIT-IL D'UNE ACTION DIRECTE SUR LES VIRUS · texte numérisé non relu

A) — S'AGIT-IL D'UNE ACTION DIRECTE SUR LES VIRUS

L'expérience princeps de DURAN-REYNALS (2) montrant qu'un broyat de testicule normal, mélangé in-vitro à du virus vaccinal, puisinjecté en intradermiqué chez le lapin déterminait une diffusion considérable de ce virus caractérisée par une lésion d’aire beaucoup plus étendue que l’injection intradermique de virus pur, semblait imposer à l’esprit du chercheur l'hypothèse que le broyat de testicule modifiait le virus en le rendant beaucoup plus envahissant (40).

Toutes les expériences ultérieures, nous l’avons dit, démentirent cette manière de voir ; en effet :

1° Le virus vaccinal récupéré d’une lésion diffusée se comporte chez d’autres animaux exactement comme un virus normal non envahissant.

2° Si l’on fait l'injection de broyat testiculaire dans le derme et que l’on injecte seulement secondairement le virus au même point, la lésion observée est également diffusée. Si l'extrait testiculaire n’agissait que directement sur le virus, il faudrait admettre que cet extrait est resté localisé au point d’injection sans subir aucune modification et a modifié le virus lorsque celui-ci a été injecté ; or, le temps s’écoulant entre les deux injections peut dans certains cas atteindre un jour ou deux et la diffusion est toujours aussi importante ; ceci cadre mal avec l’hypothèse d’une action spécifique sur le virus.

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