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effet de lui faire perdre ses propriétés les plus caractéristiques en chimie minérale, c’est-à-dire : sa perméabilité et son pouvoir de solvatation.
Notons que cette conception est loin d’être nouvelle el que lon connaît fort bien en particulier ces combinaisons lâches de, polysaccharides et de protéines appelées mucoïdes, qui constituent des gels dont le gonflement par l’eau peut être plus ou moins important, et qui semblent se rapprocher beaucoup de la substance fondamentale que nous étudions.
Ainsi, nous envisagerions l’action des facteurs de diffusion sur les molécules complexes du gel fondamental, comme une dislocation de celles-ci avec mise en liberté de leurs divers constituants.
Or, parmi les constituants du gel, nous avons vu que l’eau joue un rôle important. Cette eau qui, dans le gel, était liée, retrouverait sa liberté et ses caractères d’eau perméable et solvante. C’est elle que nous aurions vu suinter des plaies du rasoir dans l’expérience que nous avons rappelée ; c’est elle qui serait attirée par la forte concentration de chlorure de sodium que nous avions injectée dans une autre expérience ; c’est elle enfin qui jouerail le’rôle principal dans la diffusion des particules virulentes, colorées où toxiques qui sont injectées dans le derme.
Quand nous injectons de l’eau physiologique dans un derme normal, l’eau introduite éprouve de la résislance à pénétrer dans le gel fondamental ; c’est ce qui explique la persistance pendant un temps assez long de la vésicule ; si au contraire un facteur de diffusion disloque le gel et met en liberté l’eau qui était emprisonnée, celle-ci, et l'eau que nous injectons, se mêlent aussitôt : il n'y a pas de vésicule. Et les substances en suspension dans l’eau injectée en intradermique diffusent aussitôt dans leau libérée, comme lorsque l’on dépose une goutte d'encre de chine dans un verre rempli d’eau, les parti-
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cules d'encre de chine diffusent dans toute l’eau du verre.
Ainsi, lPanalyse de ce phénomène mystérieux de Paction diffusante de certains extraits permet peut-être de ramener ie problème à celui, beaucoup plus général, de la diffusion de n'importe quelle substance dans le tissu conjonctif d’un organisme.
L'action particulière de l'extrait testiculaire est peutêtre d’attaquer essentiellement la partie glucidique des molécules du gel (et ceci sans que soit prouvé que cela se fasse par l’intermédiaire d’un véritable enzyme); l’action d'autres extraits, d’autres organes tels que le rein, ou de venins, où de tumeurs cancéreuses, est peut-être la même ou peut encore provenir de l’attaque d’une autre portion (protidique ou lipidique) de la molécule.
Peu importe, le résultat est le même : la dislocation ‘du gel et La mise en liberté de l'eau qu'il tenait emprisonnée. Tout ce qui disloque le gel favorise la diffusion ; et l’on conçoit très bien que dans certains cas cette dislocation du gel ne soit pas le fait d’un apport exogène mais soit sous la dépendance d’un phénomène endogène (œædème, cachexie, néphrose lipoïdique dégénérescence amyloïde) ; il est fort probable que le test d'ALDRICH et MAC-CLURE trouve son explication dans un mécanisme de ce genre.
En somme, le phénomène de diffusion des particules colorées ou virulentes sous l’action de l'extrait testiculaire nous parait pouvoir se résumer ainsi :
1° ACTION DE L’EXTRAIT TESTICULAIRE SUR LE GEL FONDAMENTAL DU TISSU CONJONCTIF QU'IL DISLOQUE AUSSITOT AVEC MISE EN LIBERTE DE L'EAU QUI Y ETAIT LIÉE.
2 DIFFUSION CONSECUTIVE DES PARTICULES DANS L'EAU AINSI LIBEREE SELON LES LOIS PHY- SIQUES DE LA DIFFUSION.