‹ Contribution à l'étude de la diffusion dans le tissu conjonctif des particules colorées ou virulentesChapitre 40 sur 46 · STONES · texte numérisé non relu

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en sommes assurés) ne détermine pas de diffusion de l’encre de chine, pas plus qu’elle ne modifie la diffusion provoquée par lextrait testiculaire.

2° A défaut d'action sur les fibres nerveuses on pouvait penser à une action spécifique sur les capillaires. (31).

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C’est dans ce but que des expériences ont été entreprises avec différentes substances vaso-constrictives ou vaso-dilatatrices ; dans toutes celles parvenues à notre connaissance, jamais ne fut observé, ni une diffusion déterminée par ces substances, ni une modification de la diffusion déterminée par l'injection concomitante de l'extrait testiculaire. Il ne semble donc pas que ce soit par un mécanisme vasculaire que s'exerce l’action diffusante de l’extrait testiculaire. Notons toutefois, qu’aussi bien dans nos propres expériences concernant l’obten- {ion des vaccines généralisées avec adjonction d’extrait testiculaire (en particulier dans celles où l'injection locale d’extrait testiculaire semble constituer un point d'appel pour le virus) que dans celles rapportées par M. DURAN-REYNALS à propos du phénomène de SCHWARTZMANN, un certain rôle dans les lésions observées parait imputable à une augmentation de la perméabilité capillaire ; mais cette modification de la perméabilité capillaire parait être un phénomène secondaire et contingent et ne saurait en tout cas pouvoir expliquer tous les autres cas de diffusion.

Action sur les fibres nerveuses ou action sur les capillaires sont d’ailleurs fort voisines et ce qui revient à l’une ou à l’autre est difficile à préciser, ces deux mécanismes étant en général connexes.

Mais plus que tous les arguments précédents, une expérience de MAc-CLEAN (16) nous paraît avoir une très -grosse valeur pour éliminer le rôle tant des fibres nerveuses que des capillaires, c’est la suivante :

Il tue un lapin, prélève sa peau ; sur cette peau conservée pendant quarante-huit heures sans aucune précaution il fait comparativement : d’un côté une injection d'encre de chine simple, de Fautre une injection d'encre de chine associée à de l’extrait tesüiculaire. L’encre de chine seule ne diffuse pas ; au contraire, l'encre de chine associée au facteur de diffusion diffuse presque autant que sur un animal vivant.

Dans cette peau qui commence à donner des signes de putréfaction, l'effet diffuseur ne saurait être mis ni sur le compte des filets nerveux, ni sur le compte des capillaires.

3° S'agit-il d'une action sur les faisceaux collagènes ?

Les faisceaux collagènes constituent un élément important du tissu-conjonctif ; c’est à leur plus ou moins grande abondance selon les points de l'organisme qu'est dûe la laxité plus ou moins accentuée de telle ou telle région (et l’on sait qu'il existe des régions où le tissu conjonctif est lâche et d’autres où le tissu cellulaire est dense).

L'expérience a montré que dans les régions de tissu cellulaire lâche (aîne, aisselle) l'encre de chine injectée sans adjonction de facteur, diffusait plus que dans les zones de tissu cellulaire dense (région juxta-vertébrale par exemple) ; on pouvait dès lors penser que l'effet diffuseur de l'extrait testiculaire était dû à une sorte de section physiologique des fibres collagènes, un peu comme si un coup de bistouri en sectionnant ces fibres et en augmentant ainsi la laxité du tissu permettait la diffusion des particules |

C'est dans cette idée qu'ont été injectées chez le 1lapin, des substances caustiques telles que : acide sulfurique, acide chlorhydrique... etc. Ces injections n’ont ja-

mais permis de déterminer une diffusion de lencre de chine, injectée soit en même temps soit postérieurement à la substance caustique.

De même l'étude histologique, comparativement, des zones ayant reçues de l’encre de chine seule ou de l'encre de chine associée à du facteur de diffusion, n’a montré aucune différence nette de l’aspect et.du comportement des fibres collagènes ; les premières constatations à ce sujet faites sur la peau conservée dans du formol ne révélaient strictement aucune différence entre la zone témoin et la zone infiltrée d'extrait testiculaire. Pensant que la technique était mauvaise (et cela peutètre à cause de la conservation dans le formol), Mac- CLEAN a eu recours à l’examen extemporané de coupes congelées. Il a constaté alors du côté qui avait reçu de l'extrait testiculaire, un certain gonflement des fibres avec dilacération en certains points des fibrilles (3-41); cet aspect ne permet pas, semble-t-il, d'expliquer la diffusion, et ce gonflement des fibres est plutôt un phénomène secondaire, qui implique peut-être une certaine mobilisation de l’eau dans la région étudiée ; mais le phénomène primitif reste entièrement inconnu.

4° S'agit-il alors d'une action sur la substance fondamentale ?

L'expérience n’ayant permis de confirmer, ni l’hypothèse d’action sur la perméabilité cellulaire, ni celles sur les fibres nerveuses, les capillaires ou les faisceaux collagènes, il était logique de se demander si l’action de l'extrait testiculaire ne s’exercait pas directement sur la substance fondamentale du tissu conjonctif.

On pouvait penser que cette action se ramenait à un phénomène purement physique, dû à une sorte de modification de la tension superficielle. C’est dans cette idée que furent injectées en intradermique des substances connues pour modifier la tension de surface. Mais on recon-

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nut bien vite que les sels biliaires, la saponine, etc. ne déterminent jamais une diffusion semblable à celle de l'extrait testiculaire.

Abandonnant ainsi Phypothèse d’une modification de la tension de surface, et dès lors, sans aucune idée préconçue sur le mode d'action de Pextrait testiculaire, on tenta de transporter l’expérimentation in-vitro.

MaAc-CLEAN (3), par exemple, plaça à l’étuve des tubes de gélatine dans lesquels il déposait : soit une goutte d'encre de chine simple, soi une goutte d’encre de chine associée à de l'extrait testiculaire ; il a observé une égale diffusion dans les deux cas.

Il a d’autre part, déposé sur un tube de gélose incliné, placé à 42°, une goutte de sang et a constaté que les globules rouges effectuaient une migration considérable dans l’agar ; ajoutant alors de l’extrait testiculaire à la gouîte de sang, il n’a noté aucune modification dans le cheminement des globules rouges.

Nous mêmes, dans des boîtes de Pétri, ou sur de grandes lames de verre placées horizontalement dans une étuve à 37°, avons étudié la diffusion dans la gélatine, la gélose à diverses concentrations (gélose molle, etc.) de plusieurs substances colorées : encres de chine de plusieurs marques, bleu de chicago, bleu de méthvylène, carmin lithiné. Nous avons comparativement déposé dans ces boites ou sur ces plaques à la surface de la gélose ou de la gélatine: d’une part de la substance colorée seule, d’autre part de la substance colorée associée à de l'extrait testiculaire ; nous n'avons jamais observé de différence nette dans le phénomène de la diffusion pouvant étre mise sur le compte de l'extrait testiculaire.

Par contre, nous avons noté des différences dans ta rapidité de la diffusion des diverses substances colorées: ainsi, une encre de chine préparée avec les moyens de fortune, dont seuls on pouvait disposer à Paris en 1945, s’est révélée apte à diffuser, beaucoup moins rapidement qu’une encre de chine fabriquée avant la guerre. L’exa-

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men au microscope de ces deux encres a montré que les particules de l’encre de remplacement éfaient beaucoup plus grosses que celles de l'encre datant du temps de paix.

De même nous avons observé que le bleu de Chicago diffusait beaucoup plus vite et d’une manière beaucoup plus étendue que l’entre de chine. a 4

‘Etudiant comparativement en injection intradermique chez le lapin, la diffusion de la même encre de chine et du même bleu de Chicago, nous avons noté que le bleu de Chicago, là encore, diffusait plus vite et plus largement que l’encre de chine. Ce fait, croyons-nous, doit être mis sur le compte de la plus grande finesse des particules de bleu de Chicago par rapport à celles de l’encre de chine ; mais, ce qui paraît particulièrement intéressant est de retrouver le même phénomène in-vitro et invivo, ce qui laisse supposer que la diffusion in-vivo est sous la dépendance d'un phénomène physique, comme in-vitro.

Nous avons alors pensé que l’échec auquel nous avions abouti dans nos recherches in-vitro pouvait être mis sur le compte d’une différence de constitution chimique entire, d’une part la gélose et la gélatine (qui avaient été utilisées dans nos expériences in-vitro) et, d'autre part, la substance fondamentale du tissu conjonctif.

Autrement dit, le problème consistait à essayer de disposer in-vitro d’une quantité suffisante de liquide de

constitution analogue à celle de la substance fondamentale.

Faute de pouvoir nous procurer cette substance fon-

damentale, nous avons cherché à utiliser des liquides organiques de constitution, pensions-nous, voisine Devant la difficulté d'obtenir une quantité suffisante

de liquide d’œdème du tissu interstitiel, nous avons sim

plement prélevé par ponction, du liquide pleural et péri-

tonéal chez un sujet atteint d’anasarque pour asystolie.

d'une part (transsudat), et, d'autre part, chez un sujet

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atteint de pleurésie sérofibrineuse (exsudat). Ces liquides, recueillis, soit en boîtes de PÉTRI, soit sur de larges plaques de verre maintenues horizontales ont été placés à l’étuve à 37°. Dans des boîtes et sur des plaques témoins, nous ajoutions au liquide une goutte d'encre de chine, dans d’autres boites et sur d’autres plaques nous disposions encore une goutte d'encre de chine, cette fois additionnée d'extrait testiculaire. Les résultats observés après une demie-heure d’étuve, ne révélèrent aucune différence notable dans la diffusion de l'encre de chine dans les deux cas.

Ces expériences négatives doivent-elles nous faire renoncer à l'hypothèse d’une action directe de l’extrait testiculaire sur la substance fondamentale ? Nous ne le pensons pas, et croyons plutôt que notre échec est dû à la différence de constitution ou de nature existant entre la substance fondamentale et les liquides pleural ou péritonéal transsudatifs ou exsudatifs que nous avons employés. *

Quelle est la constitution chimique de la substance fondamentale ? Bien qu’elle n’ait jamais — à notre connaissance — pu être précisée exactement, faute de pouvoir s’en procurer une quantité suffisante pour en faire l'analyse exacte, on peut admettre schématiquement qu’elle comprend : de l’eau, des sels, des matières protéiques, des graisses, des hydrates de carbone. Comment peut-on concevoir une action de l'extrait testiculaire sur Jun ou l’autre de ces divers constituants ? ”

Les pages suivantes ont été rédigées à la suite de discussions renouvelées chaque matin avec le Docteur Robert Fasquelle et le Docteur Barbier dans le laboratoire de la Clinique Médicale Propédeutique (Professeur Villaret) à l’Hôpital Broussais-la- Charité.

Nous ne nous dissimulons pas ja grande part d’hypothèses gratuites qu'elles renferment.

Sur l’eau, il nous semble difficile que l’extrait testiculaire puisse agir directement. Certes, rien n’est plus

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complexe que le problème de la mobilisation de l'eau dans l’organisme, mais il nous semble logique d'admettre que, si l’eau joue un rôle dans le phénomène de diffusion que nous étudions (et nous croyons que ce rôle est tres important, sinon essentiel ; rappelons à ce propos l'expérience citée précédemment où linjection d’extrait testiculaire a rendu suintantes pendant plusieurs jours des plaies cutahées, déterminées pa lé rasoir, alors que sur le flanc opposé n’ayant reçu que des injections d’eau salée, des plaies semblables se sont rapidement séchées), ce rôle est secondaire à un phénomène primitif inconnu qu'il s’agit justement de préciser.

Sur les sels, et en premier lieu le chlorure de sodium, nous ne voyons pas non plus quelle pourrait être l’action directe de l'extrait testiculaire.

Nous avons fait l’expérience suivante : Dans la peau dun lapin préalablement rasé, nous avons fait des injections intradermiques du même volume d’eau salée à 1 0/00, 4 0/00, 8 0/00 et 16 0/00. Nous avons observé à tous les points d'injection l'apparition de vésicules. Quelques instants plus tard, nous avons injecté dans chacune de ces vésicules un peu d'extrait tesüculaire. Les vésicules ont aussitôt disparu, mais, autour du point d'injection de l’eau salée à 16 0/00, un gros œdème intradermique étendu s’est manifesté. Nous pensons que cette expérience peut être interprêtée de la manière suivante : appel d’eau qui s’est produit en ce point est dt à la forte concentration de chlorure de sodium apporté dans la première injection, mais cet appel d’eau ne s’est manifesté que secondairement à la seconde injection, contenant de l'extrait testiculaire ; comme le rôle de Pl eau, le rôle des sels est donc secondaire: le phénomène primitif, à savoir la rupture par l'extrait testiculaire des barrages qui s’opposaient à l’arrivée de l’eau ou à la mobilisation de celle-ci, reste inexpliqué.

En quoi consistait le barrage ? A quoi est dû sa rupture ? Quel était le lien qui retenait l’eau, comment celle-ci a été libérée ? C’est là tout le problème.

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Puisque ce n’est ni sur l’eau, ni sur les sels, que parait agir primitivement l'extrait testiculaire, nous sommes amenés à admettre que c’est sur les matières protéiques, ies hyvdrates de carbone ou les graisses que se manifeste son action.

Notre hypothèse de départ était la suivante : nous admettions volontiers que tout se ramenait à une quesüon de grosseur des molécules constitutives de la substance fondamentale, et nous envisagions pour les facteurs de diffusion un mécanisme de ce genre : normalement ces molécules seraient grosses et constitueraient par leur masse même un barrage s’opposant à la diffusion des particules colorées ou virulentes injectées ; l’extrait testiculaire aurait pour effet de décomposer ces grosses molécules en molécules plus petites qui laisseraient diffuser plus facilement entre elles les dites particules.

L'action sur les matières protéiques nous paraissait fort vraisemblable, à cause de la facilité avec laquelle leurs poids moléculaires peuvent varier en fonction de multiples facteurs, entre autres le pH et le potentiel élecrique. On pouvait donc penser que l'extrait testiculaire avait un effet sur Ja conglomération ou la dislocation des molécules protéiques. Les recherches d’'ALBERT CLAUDE, que nous avons citées précédemment, sur la synthèse des azoprotéines et leur effet diffuseur, nous semblaient à rapprocher de cette éventualité. Par contre, le fait que la trypsine injectée par voie intradermique ne détermine pas d’effet diffuseur était un argument contre une action protéolytique.

En faveur d’une action sur les hydrates de carbone s’inscrivait en premier lieu le fait que le tissu conjonctif est riche en une matière de type mucopolysaccharidique. C’est en se basant sur cette constatation que CHAN et Du- 1HIE (17) eurent l’idée d’étudier in-vitro l'effet de l'extrait testiculaire sur des mucines de diverses origines. [ls montrèrent que l’adjonction d'extrait testiculaire à du liqui

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de synovial ou à de l'humeur vitrée, suivie d’un séjour à Fétuve pendant trente minutes, détermine un abaissement considérable de la viscosité de ce liquide, mesurée au viscosimètre d’OsSTWwALD; ils vérifièrent que cette action s'explique par la décomposition d’un polysaccharide contenu dans le liquide synovial et l'humeur vitrée, avec libération de substances réductrices, dont la quantité peut être mesurée en équivalents de glucose. || à

Ils en conclurent que l'effet diffusant de l'extrait testiculaire était dû à un enzyme ou mucinase, dont l'effet est de décomposer le muccopolysaccharride spéetal contenu dans la substance fondamentale, Le polysaccharide paraissant être l’acide hyaluronique, Fenzyme à laquelle serait dûe l’action diffusante de l'extrait testiculaire pourrait être dénommée hyaluronidase..

Aussi séduisante que soit cette hypothèse d’enzyme elucidolytique, remarquons qu’elle parait peu conciliable avec la constatation de MAC-CLEAN (3) selon laquelle l’extrait de testicule après chauffage à 160° pendant trente minutes conserverait son activité diffusante.

Notons que l’action de l'extrait testiculaire én-vitro est immédiate, alors qu’en général une action enzymatique met quelque temps avant de se manifester.

Rappelons enfin que, de même qu’on a mis en évidence dans le broyat total de testicule l’existence d’un enzyme protéolytique d’une part, d’un facteur de fragilisation des globules d’autre part — sans que ces substances soient identifiables avec le facteur de diffusion — de même la constatation d’un enzyme glucidolytique ne permet pas d'emblée de l'identifier avec le facteur de diffusion.

Ces remarques sont simplement destinées à souligner que le problème de l’enzyme n’est pas complètement résolu, mais ne tendent nullement à nier l’importance que peut avoir, dans le phénomène de diffusion, l’action glucidolytique de l'extrait testiculaire.

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Quant à une action de lextrait testiculaire sur Les malières grasses, si elle est aussi fort bien concevable, ajoutons qu'aucun fait, ni théorique, ni expérimental, n’a Jamais encore été invoqué en sa faveur.

Mais, parvenus en ce point de notre raisonnement, nous croyons indispensable de faire une remarque : Lorsque, après avoir éliminé une action sur les élémen's figurés du tissu conjonctif, nous nous sommes ralliés à l’idée d’une action sur la substance fondamentale. nous avons, sous prétexte d'analyser l’éventuelle action sur les divers constituants, successivement envisagé l’action sur l’eau, sur les sels, les protides, les glucides et les lipides. Eh bien ! nous nous demandons si nous avions le droit de faire cette distinction entre l’action possible sur les divers constituants de la substance fondamentale.

C’est qu’en effet, cette distinction que nous faisons entre l’eau, les sels, les protides, les lipides et les glucides de la substance fondamentale, est tout à fait artificielle et ne correspond qu'à une invention de notre esprit, avide de simplification et de classification, ou plutôt, cette distinction n’est vraie que pour les produits qui résulteraient de la dislocation analytique de la substance fondamentale, mais elle est certainement fausse pour ja substance fondamentale envisagée dans-son état physiologique. Comme toute substance organique et vivante, elle doit en effet être envisagée dans sa structure naturelle, et il n’y a plus alors à distinguer : ici des molécules d’eau, là des molécules de sels minéraux, des molécules .protidiques, glucidiques ou lipidiques, mais des molécules complexes, sortes de cénapes protido-glucidolipidiques, dont font partie intégrante les constituants des sels minéraux et dans les mailles desquelles sont enserrées des quantitées d’eau plus ou moins considérables, mais d’une eau bien spéciale, que l’on appelle « l’eau de gonflement », « l'eau liée >, sans que l’on puisse préciser exactement quelle est la nature de ce lien qui a pour

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