IC LE VIRUS D'ORIGINE'TESTICULAIRE
Les auteurs avaient noté depuis longtemps que les pustules cutanées déterminées par injection intradermique de vaccin testiculaire étaient parfois d’une dimension considérable.
La raison de cet aspect est maintenant présumable : elle serait düe à la présence de facteur de diffusion dans le broyat de testicule atteint d’orchite vaccinale et qui se trouve ainsi injecté en même KEQUTE que le virus de culture testiculaire.
2° CERTAINS GERMES et particulièrement les bactéries de la gangrène gazeuse étaient réputées déterminer des lésions envahissantes ; le rôle du facteur de diffusion s’associant à celui des toxines parait donner l'explication des lésions déterminées par ces germes.
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observe parfois l'apparition de lésions généralisées düûes à un autre germe ; on peut, semble-t-il, admettre que le serme primitif contenait un facteur de diffusion, qui, en modifiant la substance fondamentale a favorisé la diffusion, non seulement de lui-même, mais également du germe associé ; celui-ci, parfois prendra alors un rôle pathogène prédominant, ce qui pourrait, peut-être expliquer le curieux phénomène décrit par Nicolle à propos des « virus de sortie ».
La raison de certaines généralisations tuberculeuses à. la suite d’une infection dite « banale » aurait peut-être la même origine.
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4e CERTAINS. CANCERS AU COURS DE LEUR EVOLUTION se compliquent brusquement de métastases sénéralisées : en particulier de nodules sous-cutanés multiples. Deux interprétations sont possibles, faisant jouer un rôle aux facteurs de diffusion. La première explique la généralisation par le fait que le tissu cancéreux contiendrait lui-même un facteur de diffusion : DUuURAN-REYNALS et STEWART (14) ont montré que le broyat de certains cancers avaient des propriétés diffusantes. La seconde mel la généralisation cancéreuse sur le compile d’une infection concomitante due à un germe doué lui-même d’un pouvoir de diffusion. |
Enfin, une troisième explication peut être encore envisagée : le Cancer provoquant la cachexie, celle-ci détermine une modification physico- -chimique du gel fondamental, le rendant propice à la diffusion de n’importe quelle substance | A cel égard, citons l'observation personnelle suivante : |
‘M. D. C..., âgé de 45 ans, entre salle Letulle, ETAPE Service Professeur Villaret. k ;
Hôpital Broussais-la-Charité.
Amaigrissement de 12 kgs en trois mois ; il présente des adénopathies multiples, des nodules indurés sous-cutanés généralisés, en particulier au niveau de l'abdomen, des fosses lombaires, de la face antéro-latérale du thorax, du sein droit, du cuir chevelu.
Le toucher rectal révèle une grosse prostate, notamment au niveau du lobe gauche que le doigt narrive pas à délimiter vers le haut.
Les autres glandes : reins, thyroïdes, testicules sont normales.
Pendant son séjour à l'hôpital de nouveaux nodules hvpodermiques apparaissent en même temps qu'une éruption cutanée acnéiforme sur le tronc.
Une biopsie d’un nodule sous-cutané révèle un épithélioma d’origine glandulaire ; un prélèvement d’une lésion acnéiforme montre la présence d’un ‘staphylyocoque doré.
On injecte en intradermique dans les deux régions deltoidiennes un quart de centimètre cube de bleu de Chicago ; on note une diffusion immédiate du bleu de Chicago sur une aire de vingt-cinq centimètres carrés de chaque côté, alors que chez deux sujets témoins la même injection de bleu de Chicago ne colore qu‘une surface de un centimètre carré.
A l’autopsie : Cancer de la prostate.
Dans cette observation, ce qui nous parait intéressant, c’est d’avoir assisté concuremment à la généralisation des mélastases cancéreuses, des lésions acnéiformes staphylococciques et à la diffusion du bleu de Chicago. L’'explication est-elle que le cancer contenait un facteur de diffusion qui a déterminé les trois phénomèénes ou que le cancer primitif, avec les compressions qu'il exerçait a entrainé un état cachectique avec modification du tissu interstitiel le rendant propice à la diffusion des cellules cancéreuses, du staphylocoque cet du bleu de Chicago.
5° Un autre problème se pose à propos du facteur de diffusion testiculaire. Le facteur de diffusion testiculaire joue-t-il un ROLE PHYSIOLOGIQUE NORMAL ?
On ne sait pas encore bien à vrai dire quelle portion du testicule contient le facteur de diffusion ; MAC-CLEAN a néanmoins montré que les spermatozoïdes de lapin, de cobayes et d'hommes en contiennent une grande quantité et la question se pose immédiatement de savoir si le facteur de diffusion ne jouerait pas un rôle dans la fécondalion ? |
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L'hypothèse nous semble plausible que le facteur de diffusion des spermatozoïdes puisse modifier dans le sens de la fluidification le glaire cervical (ou les mucosités des voies génitales féminines) et ainsi favoriser leur progression.
6° L'importance peut-être la plus grande de cette étude des facteurs de diffusion, amorcée par celle de l’effet diffusant de l'extrait de testicule, nous. paraît être d'avoir attiré l’attention sur le ROLE CONSIDERABLE QUE JOUENT LES MODIFICATIONS PHYSICO-CHI- MIQUES DE LA SUBSTANCE FONDAMENTALE DANS LA DIFFUSION DES PARTICULES ; en effet, sans qu'aucun facteur de diffusion actuellement connu puisse être mis en jeu, on conçoit facilement qu’au cours de nombreses affections, les modifications physico-chimiques de la substance fondamentale puissent survenir qui la rendent propice à la diffusion de particules virulentes ou colorées. Ces particules, qui chez un sujet normal n’auraient pas tendanceà diffuser, diffuseront au contraire chez des malades dont le gel interstitiel aurait été modifié.
Citons à l'appui de cette hypothèse les observations suivantes :
Trois sujets témoins reçoivent dans la région deltoïdienne une injection d’un quart de centimètre cube de bleu de Chicago, on note immédiatement l’apparition d’une vésicule colorée tendue, la surface colorée n‘excédant pas un centimètre carré ; en même temps, reçoivent une injection similaire :
a) Un sujet de seize ans atteint de néphrose lipoïdique avec œdème des membres inférieurs et de la paroi abdominale mais sans aucun œdème des membres supérieurs: diffusion immédiate du bleu sur une aire d’environ vingt centimètres carrés.
b) Un sujet de 45 ans, tuberculeux cavitaire, cachectique, avec amaigrissement extrême : diffusion immédiate très importante du bleu.
c) Un sujet atteint de dégénérescence. amyloïde : grosse diffusion aussitôt.
Ainsi chez ces trois sujets, nous avons observé une diffusion immédiate et étendue des particules colorées,
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contrastiant avec la rétention sur place de particules colorées semblables chez trois sujets normaux.
Nous admettrions volontiers que cette diffusion des particules colorées est due à uné modification physicochimique du gel fondamental de ces sujets, modification vraisemblablement parallèle. aux variations des constantes physico-chimiques du sérum que l’on peut rencontrer dans de telles affections (modification du taux des sérines et des globulines, réactions de floculation, etc...). Ces modifications de la substance fondamentale expliqueraient sans doute en grande partie les phénomènes cliniques que l’on peut observer chez de tels sujets : dijfusion d'une infection ou d'une intoxication qui auraient gardé un caractère local chez un sujet normal, mais qui chez eux se généralisent immédiatement et revêtent par suite un caractère de gravité pouvant aller souvent jusqu'à l’évolution fatale.
La diffusion des particules virulentes ou de la substance loxique, comme celle du bleu de Chicago, serait dûe à une simple dispersion physique dans le gel fondamental devenu propice à la diffusion.
7° Le rôle de la diffusion est peut-être aussi très important dans les MANIFESTATIONS ALLERGIQUES OÙ DE SENSIBILISATION.
Dans nos expériences sur Fallergie vaccinale ou tuberculinique nous avons vu que l’explication des faits que nous avions constatés faisait intervenir deux éléments
1° Le degré de sensibilisation du sujet.
2° L'importance de la diffusion de l’antisène utilisé pour l'exploration de cette sensibilisation.
Si le sujet est faiblement sensibilisé, la diffusion de l’antigène a pour effet d’éteindre la positivité de la réaction allergique ; car l’antigène diffusé sur une large sur- {ace n'est plus à une concentration suffisante pour déterminer cette réaction. ”
Si le sujet'est fortement sensibilisé, la diffusion ‘de l'antigène augmente l’aire de réponse positive, puisque,