‹ Contribution À L'Étude De La Diphtérie Chez Les Nouveau-NésChapitre 6 sur 11 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Nous n’avons pas l’intention de retracer ici toute l'historique de la diphtérie. Celle-ci, connue depuis très longtemps puisque déjà du temps d’Hypocrate, Histoire de la médecine (Meunier) on pratiquait le tubage, à été surtout étudiée depuis la découverte du bacille diphtérique par Kloebs et Lœlfler en 1883. À ces deux noms, il faut ajouter ceux de Roux et Yersin, qui quelques temps après démontraient la spécificité du bacille de Klœæbs et Læffler, en reproduisant expérimentalement chez l’animal les manifestations diphtériques à l’aide de cultures de ce bacille.

Nous aurons surtout en vue les travaux se rapportant aux manifestations de la diphtérie au cours du tout premier âge chez le nouveau né et le nourrisson.

Avant de retrouver le premier travail d’ensemble fait sur la diphtérie du nourrisson, il faut attendre la thèse de Siredey en 1877 (Paris n° 332) qui rapportait quelques cas de diphtérie nasale et pharyngée chez le nouveau-né. II les considère comme rares et rapporte les paroles de Parrot qui ne se souvenait pas avoir vu de diphtérie chez le nouveau-né antérieurement à cette épidémie. Plus tard en 1898, Grenet et Lesné constatent la présence de bacilles

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