‹ Contribution à l'étude de la diphtérie puerpérale (Infection puerperale à bacilles de Loeffler)Chapitre 21 sur 23 · XLIV. (DE SIMONE · texte numérisé non relu

XLIV. (DE SIMONE

XLV. (Bararp). — Nourri par sa mère. Sort le 24° jour. L'enfant a repris son poids de naissance, grossit bien lentement. ” XLVI. (BararD). — Nourri par sa mère: Sort le 17° jour. Pèse 200 grammes de plus qu'à la naissance.

XLVII. (Bazarp). — Nourri parsa mère. Sort le 19 jour. N'a pas répris son poids de naissance. La mère a du lait en quantité insuffisante.

XLVIIL. (BaLaRD). — Nourri par sa mère. Sort le 17 jour. N'a pas repris son poids de naissance.

XLIX. (BazaRD). — Nourri par sa mère. Sort le 11° jour. Pèse 250 grammes de plus qu'à la naissance.

De Ad Obs. XL. (BALARD). — Nourri par sa mére. Sort le 19° jour. Dépasse son poids de naissance malgré un bec dé lièvre

compliqué.

Obs. XLL. (BaLaRD). — Nourri par sa mère, Sort le 15° jour. A repris son poids de naissance. :

Les observations de BALARD sont particulièrement intéressantes, car il a pris soin de noter que les enfants, non seulement ne furent pas contaminés, mais que leur état général ne fut aucunement influencé par l'allaitement et qu'ils n’eurent ni vomissements, ni selles vertes.

Dans ces conditions, sans aller jusqu'à admettre avec COMBES-LARIBOISIÈRE que le lait d'une femme diphtérique constitue une sorte de sérum immunisant le nouveau-né, nous pouvons être certain que le lait diphtérique est inoffensif si la femme a été traitée par le sérum antidiphtérique. Ansi donc, en prenant de simples précautions d'isolement entre les tétées, nous ne voyons pas la raison qui ferait suspendre l'allaitement pour faire perdre à l'enfant le bénéfice inappréciable de l'allaitement maternel.

C) Traitement. — Si, malgré toutes les mesures prophylactiques établies, l'enfant venait à étre contaminé, la néces- -sité d’une thérapeutique énergique s’imposerait alors.

Nous avons vu que ces infections du nourrisson sont précoces, c'est-à-dire qu’elles sont parfois constatées avant même l'infection de la mère, l'enfant paraissant le premier atteint. Parfois elles sont diagnostiquées en même temps que la diphtérie vulvo-vaginale, ou lui succèdent de très près avant l’action des mesures d’isolementemployées. Ce pourra être de la diphtérie amygdalienne ou laryngée, ou de la diphtérie oculaire, ou encore des placards diphtériques sur la plaie ombilicale consécutive à la chute du cordon.

Si l'injection prophylactique de sérum avait été pratiquée, .on devra la renouveler. L'injection préventive étant de 5%, celle-ci devra être de 10%. Cette dose nous paraît

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