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suffisante en général pour les nouveau-nés. Si l'injection préventive n'avait pas été faite, on devra de même y.avoir recours immédiatement et la renouveler si le besoin s'en faisait sentir. |
N'oublions pas la gravité du pronostic de la diphtérie
chez le nouveau-né. D’après les observations que nous
avons recueillies, tous ceux qui ont été atteints sont morts. Les observations ne disent pas s’il s’agit d'accidents laryngés suivis d’asphyxie; il semble plutôt que les enfants aient succombé à la gravité de l'intoxication ayant entrainé chez ces jeunes sujets le’syndrome connu sous le nom de débilité congénitale, d’algidité progressive du nouveau-né, décrite par les anciens auteurs.
Selon la localisation des accidents, nous croyons quil sera utile de pratiquer des soins locaux appropriés, qui aideront au traitement sérothérapique employé.
Jamais, à notre connaissance, la trachéotomie n’a été pratiquée chez le nouveau-né dans les premiers jours de la vie à la suite d’une affection croupale, l'enfant mourant d'inanition et d'intoxication et non d’asphyxie." Ajoutons enfin la nécessité d'administrer à l'enfant des toniques sous forme de thé alcoolisé, de potion à l’acétate d’ammoniaque, d'injections hypodermiques d'huile camphrée ou de sérum artificiel.
La chaleur sous toutes ses formes ne devra pas être
négligée : bouillotes, couveuse, et bains chauds simples
sinapisés ou bains de vin arômatisé.
Malgré tout celà, il y a peu d'espoir de sauver l'enfant
lorsqu'il est atteint.
3°) Dans l’entourage.
Lorsqu'à été posé le diagnostic de diphtérie vulvo-vagi: nale post-partum, il faut redoubler de précautions pour éviter le transport de l'infection parmi l'entourage et
- surtout pour éviter la contamination des autres accouchées
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si la diphtérie s’est déclarée dans un service hospitalier.
Le bacille diphtérique, en raison de son peu de diffusibilité n'étant guère transportable par l'air, le contage se fera le plus souvent par l'intermédiaire des gardes-malades, sages-femmes ou médecins, à l’occasion des soins journaliers. Aussi doit-on dans un service hospitalier procéder à l'isolement des malades comme pour tout autre infection.
En outre, les soins devront être donnés par la même infirmière uniquement affectée à ce service. Si un pareil isolement et une semblable spécialisation du personnel hospitalier ne peuvent être pratiqués, les toilettes vulvaires ne devront être faites qu'avec des gants en caoutchouc d’une désinfection simple et sûre. Dans ces conditions, on réduit au minimum les chances de contamination. Malgré tout, il sera prudent de pratiquer chez les malades du service, femmes enceintes, accouchées et nouveau-nés, des injections préventives de sérum (Thèse OLLIER). Nous avons eu l'occasion de dire que la crainte d'accidents anaphylactiques n'avait pas de raison d'être, vu leur rareté et ne devaient pas en tout cas être mis en balance avec la gravité des accidents et des complications de la diphtérie (Rapport de MARTIN). On pourra enfin, si l'on redoutait des accidents de cette nature, les prévenir par une potion au chlorure de -calcium et par des injections à dose réfractée (Méthode de BESDIEDKA). 4
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