‹ Contribution à l'étude de la dissociabilité des oxydes organiques sur quelques transformations des tétraarylnaphtacènes et de leurs oxydesChapitre 17 sur 56 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

1. — LE DIHYDROXYDIHYDROTÉTRAPHÉNYL- 9.10.11.12-NAPHTACÈNE. C'?H*S(OH)°

Préparation. — Dans un ballon d’un litre, muni d'un agitateur mécanique, on introduit une solution de 1 gr. de tétraphénylnaphtacène dans 250 cm? de benzène exempt de thiophène. A l’aide d’un tube à brome on y fait couler lentement une solution de permanganate de potassium à 1 0/00, acidulée par 20 cm° d’acide sulfurique à 1 0/0. On continue l'addition jusqu’à décoloration complète de la solution de naphtacène : il faut, pour cela, à peu près 300 cm* du réactif oxydant. Puis, sans cesser d’agiter, on introduit, par le tube à brome, une solution à 10 o/o de bisulfite de sodium en quantité suffisante pour détruire l'excès de permanganate et le bioxyde de manganèse formé. On extrait ensuite par la voie habituelle et on purifie par recristallisation dans le benzène. Les rendements en produit pur sont de l’ordre de 80 o/o.

Propriétés. Action de la chaleur sur le dihydroxydihydrotétraphénylnaphtacène. — L'action de la chaleur sur ce composé donne lieu, lorsqu'elle est convenablement graduée, à plusieurs transformations qui se succèdent dans l’ordre suivant :

a) La perte du solvant de cristallisation.

b) La perte d’une molécule d’eau avec transformation en monoxyde :

CEH?8(0H)? — H20 — CEHO

c) La perte de deux molécules d’eau avec transformation

en diphényldiphénylènenaphtacène : C*2H°5

CEH(OH} — 2H20 —+ CH,

TRANSEFORMATIONS DES TÉTRAARYLNAPIITACÈNES 39

Pour obtenir cette suite de réactions, il suffit de chauffer, dans: des conditions déterminées, le dérivé dihydroxylé enfermé dans un ballon, soudé lui-même à un condenseur à neige carbonique.

a) Perte de solvant. — On élève lentement, au bain d'huile, la température du récipient tout en y faisant le vide à la trompe à eau. A 80° environ, des cristaux se déposent dans le tube refroidi ; ils sont formés de benzène presque pur. Le produit resté dans le ballon est devenu pulvérulent et a pris une légère teinte rosée. Mais il n'a encore subi aucune transformation appréciable, et ne contient que des traces de produits de déshydratation. Si on le repèse à ce moment, on constate qu'il a perdu de6 à 10 0/0 de son poids. Cette quantité correspond à une teneur en solvant oscillant entre une demi molécule {6,44 0/0) et une molécule entière (12,8 0/0) de benzène, par molécule d'hydrocarbure.

b) Transformation en monoxyde. — Entre 210 et 275° le produit fond et se décompose peu à peu en prenant une teinte de plus en plus rosée. Si l’on arrête le chauffage à 2750, on constate qu'il s’est déposé dans le réfrigérant un nouveau liquide qui représente 2 à 3 0/0 du poids de la matière soumise au chauffage.

Le résidu contenu dans le ballon, purifié par recristallisation dans le benzène fond à 323°-324° : c'est du monoxyde C®H#%0 pur. Mais la transformation :

CeH2% (0H)? —> C:2H280

n'a pu se faire que par perte d’une molécule d’eau; le liquide contenu dans le réfrigérant doit donc être de l’eau; on peut le vérifier en le recevant sur du sulfate de cuivre anhydre blanc, qui bleuit en se transformant en sulfate hydraté. L'augmentation de poids constatée correspond assez bien à la quantité d’eau qu’on peut calculer théoriquement.

c) Transformation en hydrocarbure C'H?.— En réalité

36 L. ENDERLIN

le monoxyde obtenu contient déjà des traces de diphénylènediphénylnaphtacène formé par le départ d'une deuxième molécule d’eau :

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