‹ Contribution à l'étude de la dissociabilité des oxydes organiques sur quelques transformations des tétraarylnaphtacènes et de leurs oxydesChapitre 39 sur 56 · I. — Inrropucriox · texte numérisé non relu

I. — Inrropucriox

Au début de cet exposé, nous avons indiqué pour quelles raisons l'étude thermochimique de la question des tétraarylnaphtacènes et de leurs oxydes nous a paru utile. Grâce à l'évaluation des échanges d'énergie, qui se produisent dans les différentes transformations, nous pensions obtenir quelques renseignements sur la nature de ces dernières et les propriétés parfois singulières des produits auxquels elles conduisent.

En effet, si la thermochimie nous avait révélé que la formation des oxydes dissociables était endothermique, nous aurions pu en déduire que ces oxydes étaient des produits riches en énergie et instables, et que leur instabilité se traduisait par la dissociabilité.

Au contraire, si leur formation se montrait exothermique, elle se ramenait à une combustion partielle de la molécule

et les oxydes dissociables n'étaient plus que des composés

TRANSFORMATIONS DES TÉTRAARYLNAPITACÈNES 8r

oxygénés normaux. Il fallait dans ce cas, trouver une autre explication de la dissociabilité. y

D'autre part, la connaissance des chaleurs de combustion des divers oxydes nous permettait de calculer leur chaleur de formation, et de comparer celle-ci aux valeurs correspondantes de fonctions oxygénées connues. Il y avait là un moyen de vérifier le mode de liaison de l’oxygène dans les formules proposées.

On pouvait même espérer, grâce aux connaissances générales de thermochimie que l’on possède maintenant, réussir à tirer, des résultats numériques obtenus, un argument pour ou contre la constitution actuellement admise pour les anciens rubènes. Leur nouvelle formule, en effet, en faisant d'eux des tétraarylbenzoanthracènes, vient les ranger dans une série de produits polynucléaires, qui a déjà fait l’objet de nombreuses mesures calorimétriques. En confrontant les constantes thermochimiques obtenues par moi-même à celles de produits analogues déjà connus, il devenait possible de calculer, grâce à l’une des systématiques habituellement employées, les valeurs théoriques correspondantes. L'accord ou le désaccord entre ces dernières et les valeurs expérimentales devait confirmer ou infirmer les formules adoptées.

Les produits que j'ai ainsi étudiés sont les suivants :

1° Le tétraphénylnaphtacène : C'?H$.

20 Le pseudotétraphényinaphtacène : CHP$.

3° L'oxyde dissociable de tétraphénylnaphtacène : CPHA(O?)

4° L’isooxyde : C*2H?#0?.

5° Le pseudooxyde : C*?H?*0?.

60 Un oxyde intermédiaire : le monoxyde : C**H°*0.

Tous ces produits ont été soigneusement purifiés par

recristallisation dans le benzène.

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