‹ Contribution à l'étude de la dissociabilité des oxydes organiques sur quelques transformations des tétraarylnaphtacènes et de leurs oxydesChapitre 42 sur 56 · IV. — CHALEURS DE COMBUSTION MOLÉCULAIRES ET CHALEURS DE FORMATION · texte numérisé non relu

IV. — CHALEURS DE COMBUSTION MOLÉCULAIRES ET CHALEURS DE FORMATION

Ces chaleurs ont été calculées par les méthodes habituelles. Mais la correction des chaleurs de combustion brutes, trouvées pour l’oxyde dissociable et le pseudooxyde, demande quelques explications.

a) Correction de la chaleur de combustion brute de l’oxyde

TRANSFORMATIONS DES TÉTRAARYLNAPHTACÈNES 89

dissociable de tétraphénylnaphtacène. — Comme nous l’avons vu, la formule brute du produit utilisé est C*?H%*0% 1/2 C'H°; son poids moléculaire est donc de G6o3, ce qui donne pour la chaleur de combustion moléculaire de l’oxyde, associé à son solvant, la valeur :

8 988,3 X 603 — 5 419,95 soit 5 420 K./cal.

De cette valeur il faut retrancher, avant tout, la chaleur de combustion de la demi-molécule de benzène (782,5 K./cal. par molécule liquide (3)), soit : 391,25 K./cal.

Mais la valeur ainsi obtenue reste encore privée de la quantité de chaleur qu'il a fallu fournir au produit pour transformer le benzène solide de la molécule en benzène liquide, à partir duquel a été déterminée la chaleur de combustion utilisée.

La chaleur de solidification du benzène étant de 2,35K./cal. par molécule, c'est donc 1,18 K./cal. qu'il faut ajouter à la valeur trouvée pour tenir compte de cette correction.

Une autre partie de la chaleur réellement dégagée par la combustion est employée à dissocier la combinaison benzène-oxyde dissociable. Pour l’évaluer, on peut assimiler la chaleur de solvatation qui lui correspond à une chaleur d’hydratation, les premières n’ayant pour ainsi dire pas eté étudiées. Les chaleurs d’hydratation sont en général assez faibles ; celle du glucose C$H!205, H?0 par exemple est de 2,84 K, cal. Si nous adoptons cette valeur pour la chaleur de solvatation de l’oxyde dissociable, nous serons obligés d'ajouter encore environ 1,5 K./cal. à la valeur brute déjà trouvée.

Quant à l’oxygène, sa présence n’introduit, à notre avis, aucune perturbation dans la combustion; comme nous le montrerons plus loin, c'est de l'oxygène lié normalement, dont la présence ne doit entrainer aucune correction spéciale.

En tenant compte de ces différents facteurs, nous trouve-

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rons finalement pour la chaleur de combustion de l’oxyde

dissociable, exempt de solvant, la valeur :

5 420 — 391,25 + 1,18 + 1,5 — 5031,4 K./cal.

En divisant cette quantité par 564, poids moléculaire du produit exempt de solvant, on trouve pour la chaleur de combustion par gramme, 8 q21 cal.

b) Correction de la chaleur de combustion brute du pseudooxylétraphénylnaphtacène. — Comme dans le cas de l’oxyde dissociable, et pour les mêmes raisons, la présence de la molécule de benzène, entraîne ici des corrections correspondant à sa chaleur de combustion, sa chaleur de liquéfaction et sa chaleur de solvatation. La chaleur de combustion moléculaire brute du pseudooxyde étant de 5 845,8 K /cal./mol., la valeur corrigée que l’on obtient, suivant la méthode précédente, pour le produit exempt de solvant sera de :

5 845,85 — 782,5 + 2,35 + 2,5 — 5 068,2 soit 5 068 K./cal. par molécule, ou 8985,8 cal. par gramme.

Toutes les chaleurs de combustion moléculaires ainsi calculées sont consignées dans le tableau IV.

Selon l'habitude, les chaleurs de combustion par gramme sont exprimées en petites calories, et les chaleurs de combustion moléculaires en grandes calories.

De plus j'ai porté dans une colonne, intitulée « Qv brut », les valeurs brutes trouvées pour l’oxyde dissociable et l’isooxyde et dans une colonne, intitulée « Qv corrigé », les valeurs correspondantes après corrections.

Une dernière colonne donne enfin les chaleurs de formation des composés, obtenus en retranchant leur chaleur de combustion à pression constante de la somme des chaleurs de combustion des éléments. Dans ce dernier caleul j'ai adopté 94.43 K./cal. pour la chaleur de combustion de Patome de carbone et 68,35 K./cal. pour la chaleur de combustion d'une molécule d'hydrogène.

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