‹ Contribution à l'étude de la dissociabilité des oxydes organiques sur quelques transformations des tétraarylnaphtacènes et de leurs oxydesChapitre 47 sur 56 · C2H5 — O — CH? — O — CH · texte numérisé non relu

C2H5 — O — CH? — O — CH

et si nous calculons par la même méthode la caractéristique thermochimique de leurs groupements :

C—0—C nous trouvons :

a) pour le formal diméthylique (10) :

Chaleur de combustion expérimentale — 462,8 K./cal. E(æy) = 421,6 K./cal.

b) pour le formal diéthylique :

Chaleur de combustion expérimentale — 774,5 K./cal. E(xy) = 734,20 K./cal.

La différence est de 41,2 K./cal. dans le premier cas et de 4o,3 K./cal. dans le deuxième, contre 41,3 K./cal. dans le ‘cas de l’isooxyde. Ces effets thermiques se révèlent pratiquement identiques. On peut en conclure que les fonctions créées sur cette molécule par l'oxygène sont deux fonctions

éthers-oxydes. Comme le mode de fixation de la première

100 L. ENDERLIN

de ces fonctions est déterminé par ce que nous savons de ses propriétés chimiques et physiques, la seule manière de créer une deuxième fonction identique dans la même molécule, consiste à disposer le deuxième atome d'oxygène, symétriquement, sur le noyau voisin, comme nous l'avons proposé.

Oxydes dissociables. — Quant à l’oxyde dissociable, nous avons déjà fait remarquer que la quantité de chaleur dégagée reste faible, quand on la compare à celle que produit habituellement l'introduction d’une molécule d'oxygène dans une molécule d’hydrocarbure. Il ne faut pas oublier cependant que, d’après la formule même, cette molécule a maintenu l'union de ses deux atomes et n’échange avec le reste hydrocarboné que deux liaisons, comme le fait l'oxygène d’un oxyde d’éthylène, fixé également en pont sur deux atomes de carbone. Les échanges d'énergie, correspondant à la formation d’une pareille molécule, doivent être assez faibles, ce qui est bien en accord avec les résultats obtenus.

Il n’existe malheureusement, à notre connaissance, aucun produit analogue, étudié à ce point de vue, et qui aurait pu servir de terme de comparaison. Il n’a donc pas été possible, dans ce cas, de tirer, des résultats obtenus, des conclusions aussi nettes que dans les cas précédents. Pourtant le calcul théorique montre que la différence entre la chaleur de combustion expérimentale et Ÿ (æy), c'est-à-dire la valeur de la caractéristique thermochimique du groupe de liaisons C—0O—0—C, est égale à 47 K./ cal.

Conclusion. — En résumé la thermochimie nous a permis de répondre à toutes les questions que nous lui avons posées, sauf à celle de la constitution des rubènes ; mais sans doute n'est-elle pas encore suffisamment appropriée à la solution de problèmes de cette nature.

En revanche, elle nous a apporté des renseignements précieux sur la nature des liaisons de l'oxygène dans les

oxydes dissociables et les oxydes intermédiaires tout en

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